Pop Hits, le Hit-parade chanté
My baby moves at midnight
goes right on till the dawn
My woman takes me higher
my woman keeps me warm
What you doin' on your back aah
What you doin'on your back aah?
You should be dancing, yeah
dancing, yeah
She's juicy and she's trouble
She gets it to me good
My woman gives me power
Goes right down to my blood
What you doin' on your back aah
What you doin'on your back aah?
You should be dancing, yeah
dancing, yeah
My baby moves at midnight
goes right on till the dawn
My woman takes me higher
my woman keeps me warm
What you doin' on your back aah
What you doin'on your back aah?
You should be dancing, yeah
dancing, yeah
You should be dancing, yeah
You should be dancing, yeah
You should be dancing, yeah
You should be dancing, yeah
You should be dancing, yeah
Le jour de 1975 où les 3 frères Gibbs, représentants marketing de Stéradent pour la région Sud-Pacifique, ont décidé de faire un peu de ménage dans le studio, ils ont bien fait de ne pas refermer avant le lourd couvercle du piano qu'ils étaient en train de repousser péniblement vers le mur de leurs mains et de leurs cuisses, lourd couvercle qui s'affala un peu violemment écornant au passage nos trois décapsuleurs.
Ouch.
Le résultat fut doublement appréciable. Car outre la brochette de glaouis laissée sur le carreau par la fratrie subitement énuclée, nous gagnâmes également les castrats bondissants les plus célèbres du monde (oui,
vous avez bien lu : du monde !) dont la musique fut réutilisée l’année suivante comme base principale (mais pas unique) d’une bande son d’un film social bien que souvent dénigré par
l’intelligentsia de gauche et la droite (c’est-à-dire les pas intelligents).
Ce titre qui cassa la baraque en 76 avec son falsetto désormais marque déposée (véridique) et quelques autres enregistrés pour l’occasion se joignirent aux compos d’autres artistes pour la BO la plus vendue au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !) et dont tout honnête homme se doit d’avoir dans sa discothèque au moins 3 fois (et quand je dis tout honnête homme, j’embrasse aussi les femmes).
Oh, on ne s’étalera pas sur de graveleuses circonlocutions autour des conditions de l’enregistrement studio.
Oh non.
Non non non.
Nan, en fait, cet enregistrement fut aussi chiant qu’un Mormon qui se ronge les ongles de pied, donc pas de quoi la ramener plus que ça sur ces 3 navets à la vie aussi palpitante qu'un poulpe teuton. Par conséquent, le mieux est de revisiter ce hit parmi les plus vendus au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !) à diverses températures :
- chaud bouillant, comme la version d’origine resservie durant 18 mois, 2 albums et un single sans jamais refroidir,
- torride comme ce live qui prouve que ce n'était pas qu'un coup studio, même si on les aimerait plus sauvages,
- tiédounette pour cette évocation un peu bâclée mais c'est bon d'avoir un rire parfois,
- glaciale de médiocrité comme cette énième cover métal d'un tube sans aucune imagination et dont la transgression ne ferait même pas crisser les hémorroïdes à Liliane Bettencourt,
- et pis c’est tout vu que personne d’assez talentueux n’a osé s’affronter avec brio à cette tuerie inimitable. Comme quoi, le mieux c'est de danser (d'ailleurs vous devriez être dansant).
On ne saurait toutefois oublier la version mise en cire par ce cher Mario Cavallero, son
orchestre et ses chanteurs. En l'espèce de chanteurs, le Carnaby Group était convié pour tenir les voix chez Mario pour
ce volume 29 de Pop Hits, le hit parade chanté, 7e des 8 livraisons de cette année 1976 très prolifique.
Cela deviendra une sale habitude que ces ensembles vocaux supposés venir d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique (le International disco band, qui aura même sa propre collection chez Musidisc intitulée Disco Non Stop) viennent suppléer aux chanteurs maison, reléguant progressivement la bande à Mario vers les limbes de l'oubli.
Salauds de faux britons perfides. En plus, ça craint :
N'est-ce pas ? Comme quoi l'imitation est toujours les pire des hommages.
Incroyable donc que ces simili folkeux aussi fatigants que fatigués pour devoir passer leurs concerts vautrés sur des tabourets de bar, incroyable donc que ces baba minets aient aussi bien réussi leur reconversion dans la guinchette discoïde planétaire (ui, vous avez bien lu : planétaire !).
Ca laisse de la marge pour des retours sautillants à leurs confrères folkeux, les David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young (aka Crosby, Stills, Nash & Young), les Bonnie Tyler, Prince et Billy Joël (aka Bonnie Prince Billy) et à tout ces barbus casse-couilles à guitare sèche et leur petit monde (oui, vous avez bien lu : couilles !).
Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.
Sinon, mon père, qui tenait les manettes à la boum de l'école libre, nous passait plutôt "Night Fever" ou "Stayin' Alive".
Des 3 scies, c'est You should be qui m'a conquis le plus tardivement, peut-être parce qu'il est plus exigeant. Mais quelle tuerie ! Une ligne de basse comme peu qui foutent une pêche incroyable et t'oblige à te lever de ton pouf en fourrire pour te jeter sur la piste de la discothèque, une sorte de main invisible comminatoire.
Mes amitiés au djidji ^^.
J'aime beaucoup le texte.