Pop Hits, le Hit-parade chanté

Il n'y a pas plus tard que récemment, nous exprimions un léger agacement de s'être fait collé un gage par un zazou de première bourre, mais nous avions profité de l'occasion pour dire tout le bien que nous pensions des livres en général et des filles à poil en particulier (ou le contraire, chépubin). J'ai bien peur qu'une jurisprudence n'ait été lue alors, qui voudrait que Pop Hits Le Hit parade chanté (le site) sorte de sa droite et invariante ligne éditoriale (un long billet illustré et sonorisé sur les compiles françaises de reprises de tubes des années 1970, billet fourni chaque semaine voire plus. Hein ? Quoi ? Qu'ai-je dit de drôle ?) pour se consacrer à une vie communautaire bloguesque, tirant parti de cette plateforme multimédia offerte par Murdoch et TF1, ces grands humanistes, pour vaquer aux diverses chaînes de l'amitié et autres conneries de l'air du temps. Faut pas rêver les amis.

Quoique.

Musardant pas plus tard que l'autre fois, je commentai un charmant billet construit sur un jeu littéraire sous contrainte. Je répondai à une provocation de l'auteuse en commentaire à son propre billet (faut dire qu'on l'avait cherchée), commentaire qui disait en substance : "b'en si vous croyez que c'est facile d'écrire un texte sur un thème obligatoire avec 12 mots parmi 15 proposés par des blogueurs complètement nazebroques (les mots, pas les blogueurs (quoique...)), z'avez qu'à faire pareil".

Dit-elle.

Un brin énervée.

Ou vexée.

Ou quelque chose du genre.

Bien que la remarque ne s'adressait pas à moi, je décidai tout comme d'autres (et avec brio ! (l'autre, pas moi)) d'utiliser les mots "fichtre, rambarde, dossier, cuniculiculture, obsidienne, chaufferette, stabylo-bossé écaminches,rigolo, fuite, Badinguet, plomée, amicalement, grimpion et mecton", pour rédiger une "lettre de rupture" (c'était le thème imposé). J'ai fait ça un peu à la va-vite, pour garder le jus d'une lettre de rupture, parfois écrite sous le feu de l'émotion. Cela donne un petit texte que j'ai posté en commentaire et qu'Anna m'a proposé d'éditer sur Pop Hits. A quoi je lui répondis qu'il n'en était pas question, que la ligne éditoriale, les photos de pochettes de compiles, la musique, et tutti frutti, no way, nib, zob, nada et toute cette sorte de conneries. Ha ha ! Faut pas me prendre pour un truc là, genre... enfin bon, vous voyez !
Ha ha !

Nom de Zeus !

Et toute cette sorte de trucs.

Brmpf... 

...

Bon OK, le texte...

(en bonus, puisqu'il s'agit de rupture, une petite sélection musicale concoctée avec l'appui technique d'Ama-L que j'embrasse bien fort et dont vous allez visiter fissa son nouveau site Les oreilles en pointe).






Fichtre ! tu ne manques pas d’air !

Tu te faufiles devant chez moi et avant de te carapater tu jettes vite fait par dessus la rambarde de mon balcon ton dossier de récriminations minables à mon sujet, tes reproches que mes désirs d’enfant ne seraient qu’un idéal de cuniculiculture, que mes goûts déplorables me feraient confondre Aznavour et Serge Lama, bague en diamant et vulgaire obsidienne, bibilitothèque et mac donald’s, et tutti quanti. Et par dessus tout, tu me trouves pantouflarde, apeurée par l’aventure, toujours à la recherche d’une chaufferette que je voudrais que tu sois, ce que tu considères comme « un signe inquiétant d’une relation qui promet la routine à plein nez » (tu l’as même stabylo-bossé, goujat !). T’es quand même bien content que je lave tes slips douteux et que je ramasse tes écaminches.

Tu me fais doucement marrer, vu que question goût du risque, tu n’es qu’un petit rigolo qui prend la fuite dès lors qu’il faut discuter face-à-face, les yeux dans les yeux. C’est ma main dans ta margoulette de Badinguet prétentieux et roquet que tu craignais, oui ! Ou un bon coup de plomée sur ton sourire de crapaud même !

Bah, tu souhaites que j’y réfléchisse pour qu’on en reparle ensuite amicalement, qu’on envisage sereinement et résolument de continuer en corrigeant ou alors de cesser là. Je te sais intéressé par l’entreprise de mon père, et grimpion que tu es, tu reviendras me chanter Ramona après m’avoir appelée Arthur, tout fiérot de m’avoir humiliée avec tes mots que je trouve même pas dans mon dictionnaire. Tu crois surtout que j’aurais trop peur encore une fois et que je ramperai.

Tu menaces de cesser ? Eh bien cessons !

Sale mecton va.


Ah b'en ui, c'est pas très rigolo, ces ruptures là. Alors que sur Pop Hits, on a davantage l'habitude de découvrir des pochettes de disques joyeuses et harmonieuses, faites d'entrelacs sentimentaux, de corps à corps hamiltoniens (laguensiens plutôt, d'ailleurs), et de jubilations de transports amoureux (et toujours en musique). Genre comme ça :







Ah ! regardez les danser comme c'est beau. Ca nous permet de nourrir un peu plus l'un de nos albums de pochettes, disponibles gratuitement dans toutes les bonnes colonnes de gauche de Pop Hits, et d'oublier en les contemplant la dureté de cette lettre de rupture et sa musique si violente qui l'accompagne.


 





 





Y a pas se tortiller l'anus, c'est super mignon la vie d'amoureux. Non ?

Mais ça, bien évidemment, personne n'ose le dire.


 
Mar 13 jan 2009 15 commentaires

 
Le juke-box me plaît bien, en particulier la chanson de Serge Gainsbourg, je ne sais pourquoi.
Le zazou, sacrifiant un article à pêcher les ablettes au moment où Libellus est muet comme une carpe, te propose donc, en humble commentaire, un petit jeu en trois actes.
Tout le monde peut participer mais ce serait correct, citoyen et tellement plus drôle, de laisser Christophe s'enliser dans les marais de son Koh-Lanta.
 
[enfin, disons : la playlist trop cool ! surtout Gainsbourg, pourquoi ?
Ton zazou sans inspiration aujourd'hui fait des maths ! Jouons !]
 
1/ Deux amis se rencontrent dans la rue. L'un demande à l'autre : quel âge ont tes trois enfants ? Il répond : le produit de leur âge est égal à 36 et leur somme au jour d'aujourd'hui. Il me manque une information, reprend le premier. Tu as raison, dit le second, l'aîné est roux.
 
2/ Dans une île vivent deux tribus, celle des autochtones qui disent toujours la vérité et celle des étrangers qui mentent toujours. Un touriste parcourt l'île en compagnie d'un guide local. Ils rencontrent un homme vivant sur l'île. Le touriste dit au guide d'aller lui demander à quelle tribu il appartient. Le guide revient en disant : celui-ci dit qu'il est autochtone. A quelle tribu appartient le guide ?
 
3/ Par quel chiffre se termine la factorielle 1989 ?
 

lou - le 13/01/2009 à 21h50
la main dans les cheveux !! bon sang mais c'est bien-sûr, comment ai-je pu oublier ?!

excellent les illustrations, le texte, la playlist. une légère tendance à la discorde chez les Rita et JL Aubert ? ou seulement le besoin de se faire tailler les oreilles en pointe ?
ce que c'est que d'être artiste multimédia tout de même :-)
rififi - le 13/01/2009 à 22h34
Loulou : tu as vraiment l'art de me gâcher le temps :oD Après le uiquène l'autre fois, me voici condamné à passer ma soirée au lit à résoudre des équations à 3 inconnues. Voyou !

Rifounette : Quand Anna m'a incité à publier, mon non accès à deezer m'a empêché de répondre positivement, parce que spontanément, j'avais ces chansons en tête. Finalement, Ama-L m'a préparé la liste sur deezer et m'a envoyé le code de ces chansons.
Notez que Jalousie, que je tiens comme l'une des plus grande chansons françaises (sur le premier album, qui ne contient pas que l'immense Marcia Baila), était jouée en concert par Aubert sur sa tournée Plâtre et ciment en 87 (du vrai rock, quoi).
Le morceau de dispute entre Aubert et Guesh Patti est très frais, et le Gotainer une bien belle crise d'énervement conjugal.

Dans un registre plus amer, Les histoires d'A et surtout le mélo Voilà c'est fini (désolé pour les puristes du rock, j'adore ça) me paraître les vraies inspirations de la lettre que je propose.

Enfin, quant au magnifique cynisme de Gainsbourg et de sa lettre, chanson que je chéris par dessus beaucoup de choses (l'humour, la musique, les paroles, l'ambiance), j'espère que ceux qui ne connaissait aucune de ces chansons de la liste, en particulier celle-ci, saurons se jeter sur les 4 premiers albums du Serge, le sommet de son art et tout du même acabit (ou presque). 

Pour finir, sommes-nous sûrs que nous parlons bien de la même main dans les mêmes cheveux ? Hm ?
 

fn8 
Christophe - le 13/01/2009 à 23h02
Tu ne m'en voudras pas si un jour j'utilise ta lettre fantastique pour larguer un gros lourd ou écarter un salaud qui veut me passer la main dans les cheveux pendant que je danse.

Et p*** cette pochette, 24 succès pour recevoir chez vous vos parents et grands-parents, et signée en plus... mamma mia tu m'a refilé un bon fou rire dans mon grand appartement berlinois tout vide qui résonne...

du coup je me fais peur à moi-même...
Magda - le 13/01/2009 à 23h41
Bon, j'ai rallumé ma bécane après m'être relevé, je ne vais quand même pas y passer la nuit, nom d'un ptit bonham, dussé-je me planter pour ces 3 énigmes.

1 Admettons que nous sommes le 13, et je crois que l'énigme a bien été posée ce jour (ie le 13 janvier 2009).
Pour a, b et c € N représentant les âges des mioches dans l'ordre décroissant.
1ere équation : a x b x c = 36 
et 2e équation a + b + c = 13
et l'indice de l'aîné comme apparemment unique "LE" aîné), sous entendu pas du même âge que les autres, donc a ≠ b et a ≠ c

On a les combinaisons suivantes de a, b et c pour l'égalité à 36 : 36-1-1, 18-2-1, 9-2-2, 9-4-1, 6-3-2, 6-6-1
Seules 9-2-2 et 6-6-1 permettent de résoudre l'addition à 13, mais l'aîné étant supposé unique, il nous reste :
les enfants ont respectivement 9 ans, 2 ans et  2 ans.

2 Appelons l'homme H et le guide G.
Si H est autochtone alors il dira autochtone
Si H étranger il dira autochtone.
dans tous les cas, il dit dont qu'il est autochtone au guide.
Si G étranger entend autochtone, il dit étranger
Donc le guide est autochtone, qu'importe la tribu de l'homme.

3 A partir de 5, les factorielles finissent par 0  : 1x2=2, x3=6, x4=24, x5=120, et ensuite le dernier chiffre étant 0, il donne toujours pour dernier chiffre 0
1989! finit par 0, and tonight i ain't gonna party but got to bed, read a while and rrrrrrrroooooooonnnnn


yec
Christophe - le 13/01/2009 à 23h54
 
Tout bon... en 52 minutes... :)))
 
lou - le 14/01/2009 à 10h45
les profs c'est des fous ^^
dieu me rpéserve d'appartenir un jour à cette catégorie ;oD
arbobo - le 14/01/2009 à 11h17
Lou : non, en 10 minutes ! ^^mais le temps de me coucher, de me mettre aux énigmes (10 minutes donc), puis de me relever et de taper le commentaire et de planter sur OB entre temps, voilà 52 minutes.
Merci en tout cas, ça m'a bien fait marré (mais ne recommence pas ou je t'envoies Dragan)

Arbuzzomètre : tu as raison, c'est une race de pervers, du genre à apprendre par coeur les numéros de départements et leurs sous-préfectures XD

Magdalena, et tous : concernant la main dans les cheveux des femmes qui dansent vraiment, cela fait référence à une "chanson", tirée d'un album dont Magda, pour deux bonnes raisons (liées à elle-même et à sa situation), est en mesure de trouver facilement la trace.
Par surcroît, étant donnée qu'elle est une femme publique (en tout bien tout honneur) ce double indice vous est également très accessible à tous (surtout celui qui est lié à elle-même, pour l'autre, il faut se référer à son bloug ou au texte du comm qu'elle a laissé ici comprenant un indice).
Pouloulou, que de mystères !

Magda, pour finir, et toutes les filles ici bas : ce serait un grand honneur que vous utilisez cette lettre pour larguer les blaireaux, mais cela me ferait encore plus de plaisir que vous me contactiez off ze ouèbe en me passant des commandes de lettres de rupture : j'adooooooore ça ! ^^
 
Christophe - le 14/01/2009 à 11h33
Moi j'aime bien les 24 super succès pour danser tendrement.
Et aussi Voilà, c'est fini de Jean-Louis Aubert : tu vois, Mario, t'es pas tout seul ;-)
Ama-L - le 15/01/2009 à 10h12
 
Le Detection Contest est lancé
http://libellus.over-blog.com/article-27712760.html
Détectez-vous les uns les autres !

Pour toi, je vois le détecteur à ... :)))
 

lou - le 09/02/2009 à 01h07