Partager l'article ! L'obscurité est la lumière des fous: ...
Pop Hits, le hit
parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité
française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!
English version below
Mode d'emploi
|
|
|
|
|
|
Cherchez pas sur Internet, ne torturez pas votre disquaire, vous ne trouverez pas ce magnifique coffret de réeds. Alors pourquoi ? Mais pourquoi donc nous narguer avec ce bijou carton-vinyle ? Ca, c'est un peu de la faute à Arbobo et son édition 2010 du Fake album summer contest, dont les Mario Labs fournissent ici leur seconde (et dernière, c'est contingenté) contribution, après la gorgeous Britny (aka Kojakette pour les intimes, rapport qu'elle a pu un poil sur le truc et qu'elle aime qu'à s'enfiler des sucettes).
Les éditions des années précédentes sont visibles d'un simple clic clac, l'affaire est dans le slip.
Comme toujours, les techos des Mario Labs qui ne manquent pas de couilles sont rien que des pilleurs des bijoux de ce qui se fait de plus beau en matière de pochettes cheesecake. Visitons les matériaux qui furent taillées à coup de foutouchoupe et collés avec l'illustre Hatore.
Mais d'abord, générique :
Talaaaaa !!!!
...
Brmpf, bon d'accord...
Les Mario's Creative Conno Multimedia laboratories® travaillent en creative common comme des connos : l'éthique de ces laborantins de l'image est de partager gratuitement les images chourrées sur Internet ou scannées depuis les rares pochettes de disques qu'ils possèdent, même si elles ne sont pas libres de droits. C'est ça, l'esprit creative conno.
Un peu d'astuce, d'espièglerie, et on bricole des trucs en collaboration avec les potes qui veulent extrêmement relooker leur site ici ou là, ou pour le label Pop Hits records, dont on découvre aujourd'hui en exclusivité mondiale (ui, vous avez bien lu : mondiale !) le logo de première bourre, et par la même occasion la pochette pompée pour construire le visuel :
|
|
Déchiros, non ?
Mais sautons dans le visuel de ce coffret, à commencer par le motif récurrent encadrant chaque 45-tours (dénommés également "ep" chez les anglosaxons et chez les snobs). Il est tiré de la pochette papier d'une obscure (d'où le titre du billet, pompé au génial Christophe dans le morceau Interview de l'album Aimer ce que nous sommes, en vente dans toutes les bonnes crèmeries et sur rapidshare) maison de disques est-berlinoise du doux nom d'AMIGA, longtemps rééditrice d'albums à succès de l'ouest par-delà le rideau de fer.
Des belles pochettes papier, je vous en éditerais bien mais le mieux est d'aller voir la superbe mise en ligne par Kavel Rafferty avec sa propre collec et des envois par d'autres fêlés, franchement, y a des mecs y collectionnent n'importe quoi.
Bon, après, il a fallu remplir tout ça. Quoi de mieux que cette magnifique pochette de Joe Harnell, déjà présentée sur Pop Hits et visible en album :
Nous en avons repris deux motifs : la fleur autour de la jeune fille au centre, répétée et recolorisée, et cette même jeune femme pour l'une des pochettes (cherchez plus haut).
Et maintenant, je vous laisse vous amuser à découvrir les autres éléments de pochettes utilisés pour notre Collection of fuzzy songs special edition 9 remastered eps box set.
Pour accompagner ce petit jeu visuel, la sélection musicale ci-après reprend pour certains artistes des morceaux des albums suivants, pour d'autre c'est d'autres albums (deux artistes ne sont toutefois pas illustrés, et ce n'est pas un manque).
On commence avec deux compositeurs et orchestrateurs de qualité, même si Riddle est un génie (ui, LE Nelson Riddle de la grande époque Columbia de Sinatra) et Pete King un tâcheron de studios (l'extrait audio de la Pete King Chorale est pourrave, mais l'album Mind if i make love to you (ui, le titre de la chanson de Cole Porter inaugurée par Ole blue eye dans High society) tient la route moyennement mieux).
|
|
Bon, là on touche au côté sombre de la farce, les reprises à l'orgue Hammond. Des livraisons d'artistes tudesques remplissent la moitié de la production discographique mondiale (ui, vous avez bien lu : mondiale ! mais combien de fois faudra-t-il vous le dire ?!?!?) du genre. C'est immonde, laid, on a envie de mourir plutôt que ça continue, pire que du Muse (quelques extraits ici).
Avec Kenyon Hopkins, compositeur de BO (dont 12 hommes en colère ou L'arnaqueur), on revient sur du sérieux (enfin vous excitez quand même pas trop). Tellement que les Thievery corporation l'ont sélectionné récemment dans une compile de leurs références lounge (un extrait dans la liste).
La pochette finale ci-après est l'une des merveilleuses productions de notre cher Michel Laguens, qu'on ne présente plus ici. Cette compilation chez jb fait partie d'une collection diffusée par les Nouvelles Galeries au débuts des 70's, et dont la qualité des pochettes est bien supérieure à celle des interprétations...
Brefle, à part ce brave Raymond Wallbank et son orgue, ces pochettes sont quand même de toute bôôtééé. Alors hein, sauf Riddle, bien sûr, ce n'est pas parce que c'est de la musique de merde qui est gravée sur ces disques qu'il ne faut pas les acheter.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire
c'est fantabulous ! Haino et Engelbert Humperdinck piaffent d'impatience à l'idée de t'engager.