le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

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écoutez, c'est le son Pop Hits

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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 12:00

PopHits-sunbeam-pochette1


 

La pilosité est avec la haute technologie et la R8 Gordini le signe que l'homme est un Homme et que les filles ça fait que pleurer.

 

Mais d'abord, qu'est-ce que la pilosité ?

Des poils ?

Oui, mais pas que.

 

PopHits-pub-remington Les non-poils, comme réalité derridienne, SONT la pilosité. Leur déconstruction sous les lames du rasoir et leur disparition béante du mandibule masculin révèlent la pilosité en devenir permanent qui devrait être là MAIS QUI N'EST PAS là. L'homme poilu symbolise l'Homme. Certes. Mais c'est peu. Plus loin, plus fort, l'homme rasé est l'Homme AU CARRÉ, l'Homme x l'Homme, l'Homme qui pilosite x l'Homme qui mate crânement sa pilosité via un coupe-chou ancestral ou un triple têtes vibrantes pentalames tungstène waterproof.

La pilosité, c'est ce poil arrasé et rétracté, tapi dans son orifice dermeux jusque la prochaine nuit où il s'érigera, fourbe chitine, pour surprendre le mâle au petit matin qui s'éveille, le menton dru d'un paillasson nouvellement surgi. Born again sempiternel, un jour sans fin est la tragique destinée du poil de barbe, condamné à se répeter dans la turgescence quotidienne et sa décapitation quasi-systématique.

Quasi car quelques répits de fins de semaines et de RTT rappellent au mâle et à sa femelle qu'avant l'Homme au carré il est d'abord l'Homme tout court, repilositant à foison en toison abrasive pour le baiser du petit matin, vers midi. Et si, saignant de ses lèvres écorchéessa meuf râle, l'Homme ne se rasera pour autant, réservant cette torture de routine à l'exigence de son patron qui ne saurait tolérer que l'Homme pilosite au bureau. Faut pas déconner non plus, on n'est pas des hippies à la Sonowarmer Worldwide (à Besançon).

 

Brefle, les poils au menton, c'est bien surtout quand ils sont cachés. D'ailleurs, le garçon ne devient Homme qu'au jour où il ose user du Bic paternel pour déchirer le rare duvet qu'il estime ce jour-là trop encombrant, ce jour de l'éveil mystérieux de sa masculinité. Et de déchiqueter par le même élan sous l'agreste lame rouillée son derme encore doux et souple comme la peau des couilles d'un bébé.

Chacun sort de l'enfance comme il peut : les filles ont les gougouttes qui poussent et les anglais qui gouttent, les garçons ont la quiquette qui gicle et les joues qui grattent. Chacun prend la mesure de ces transformations corporelles. On s'équipe en autant de tampons et de rasoirs qu'on pourra afin d'accompagner idoinement l'entrée dans l'âge adulte en devenir. La technologie de l'hygiène intime, compagne de la maturité.

 

Mais la technologie, propre de l'Homme, est bien peu naturelle et ne pousse toute seule comme les poils ou les gougouttes. PopHits-pub-wilkinson Elle se dégotte en magasin, et c'est tout un tintouin pour trouver celle qui convient.

Tout ce qui coupe ne rase pas, pour citer les grands auteurs (in Audiard M., Ne nous fâchons pas). Pour bien maturer, l'ado pubère est aidé des marchands qui lui offrent les outils propres à dominer ou valoriser ces subites excroissances que son corps ne saurait contenir plus longtemps. Pour aguicher l'ado perdu, le marchand lui envoie divers signes appropriés pour lui fourguer sa camelote, signes d'autant plus élaborés que son bousin sera perfectionné. Ah ça, la technologie moderne, ça ne se vend pas n'importe comment ! Sinon, pensez-donc, les filles se raseraient avec les rasoirs de leur mec, ce qui n'est pas possible (sauf quand il a le dos tourné).

 

Hm... comment faire donc pour toucher la cible adéquate et guider le pubère vers le produit adéquat ? Heureusement l'humanité s'est dotée d'une science des plus nobles, signe indéniable de la supériorité d'homo sapiens sur le reste du règne animal : la pu-bli-ci-té. Des trésors d'intelligence et d'analyse comportementale sont convoqués pour élaborer les messages les plus subtils.


PopHits-femme-rase-homme Ainsi, s'il convient d'allier technologie et masculinité en une même réclame, on placera ici ou là une jolie fille plus ou moins dénudée, posée là pour développer un ressort érectif propre à motiver les gonades en vue d'un achat compulsif.

Ah, miracle du marketing où un bon rasoir se vend deux fois mieux grâce à une main féminine et manucurée caressant le derme rasé de frais d'un bellâtre à la machoire carrée ou lui tartinant de la crème à raser sous le mandibule quand ce n'est pas sur elle qu'elle s'en épend.

 

Vanter une belle voiture requiert le voisinage langoureux d'une femme tantôt docile, tantôt féline, toujours fatale. Vas-y, dis "camion". Pouêt-pouêt !


Et nous n'oublierons bien entendu pas le propos fondateur de notre propre quête, visitant le moindre disque compilant divers tubes de l'époque qui s'adjoint invariablement un sourire ou une paire de miches pour s'assurer d'un meilleur repérage en gondoles par le chaland en goguette, notre site Pop Hits le hit parade chanté offrant un des panels des plus convaincants de ce marchandisage fémino-discographique, les œuvres de Mario Cavallero Sr donnant le la en la matière (un la mineur, certes, mais un la, quand même).


Le sexisme publicitaire n'est toutefois pas seulement réduit à cet étrange assemblage d'un objet technologique lambda et d'une meuf séduisante alpha. Naguères, la pub se portait phallocrate sans avoir besoin de dénuder les filles. Juste de les rabaisser comme des merdes. Les pubeux savaient avoir de l'humour, et le sexisme de certaines réclames d'alors plaçait la femme comme un objet (peu) charnel mais délibérément dénué de cerveau...


PopHits-pub-sexiste-ketchup PopHits-pub-sexiste-schlitz

 

... ou bonne qu'aux tâches les plus serviles.


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Un bon putching ball quoi. Pire que le dernier des animaux.


PopHits-pub-sexiste-chase PopHits-pub-sexiste-leggs

 

 

La libération (?) des mœurs dama le boulevard de la vulgarité pubarde et ouvrit plus grand encore le champ des possibles de l'abjection sexiste. Opportuniste, la rédaction de Pop Hits (le site) tirera gloire à enfoncer les portes ouvertes : pleurons ensemble la débauche de poitrines, cuisses et courbes dorsales usées et abusées pour la moindre des réclames pour yaourts, des bagnoles et autres appareils à fondue multifonctions.

Sans oublier l'hyperdébauche mamaire attachée à la promotion des disques et de ceux qui les font tourner, comme le publireportage pour cette platine Mc Donald (cf Fig 3 ci-dessous) dont on s'interroge sur la nécessité d'y coller une minette dépoilée titillant les mirettes des poilus pour en vanter les mérites.


PopHits-pubsexiste-BSR McDonald - 1970

 

On en reste coi.

 

Certaines agences ne se gênèrent pas pour doubler la mise en alliant humour douteux et femmes goûteuses en un même paquet, vannes de blondes sur courbes girondes, le phallocrate au carré marquettant n'importe quel produit en escomptant séduire d'autres crétins pouvant à la fois ricaner de l'humour macho et baver sur les atours manequinaux. Et partant acheter le dit produit.


PopHits-pub-sexiste-keepher PopHits-pub-sexiste-tipalet

 

 

On en reste cloué.

 

Si certains justifient le dénudement par la beauté des corps, on ne saurait faire perdre de vue la banalisation de l'intimité féminine et l'avilissement du corps des filles étalé au côté du premier gadget à vendre, mesquine revanche de la phallocratie sur l'émancipation féminine, semi-libération d'une domination sexuelle vieille comme mes robes et encore gaillarde pour longtemps (la domination, pas mes robes). Quand on vend de la merde, c'est tellement tentant l'emballer dans des photos affriolantes. Il n'y a qu'à se reporter aux compilations Pop Hits (les disques) pour en mesurer la turpitude.

 

On en reste con.



PopHits-pub-sexiste-clan2 Ha ha ha ha ha ha ! Nan mais regardez-moi ce tartuffe pérorant contre la vilénie de l'exploitation mammaire alors qu'il s'en repaît goulûment ! [ici l'auteur se gausse habilement de lui-même NDLR]. Même longue et bien pendue, la langue acerbe du critique ne saurait cacher son œil goguenard de pervers qui se vautre dans les pages des sites faussement second degré où d'authentiques esthètes de nœud font montre de qualités érudites tout en ne faisant qu'étaler les chairs féminines sous d'hypocrites justifications culturelles, genre moquer les pubs sexistes pour mieux les montrer.

Ainsi le tenancier de Pop Hits le hit parade chanté (le site), chantre des faux-cul en la matière, lui-même héraut jadis d'une magnifique rétrospective à base de femme, de pull et de pipe, (pas la petite pipe de cette pub ci-contre, non, une autre, bien grosse, en couleur et revigorante visible depuis le lien).

Pis ! Reconnaissons la même hypocrisie chez certains de nos talentueux collègues de Suède, du Grand Satan ou de Paris qui savent manier la classe nostalgique et le voyeurisme de bas étage en magnifiant des réclames avec moult gonzesses.

Ah les saligauds !

Et en plus ils ont du talent pour dénicher, sélectionner, maquetter et ne point trop en faire. Les Mario Labs® ont trouvé leurs maîtres.

Et ce, alors que d'autres savent tirer parti des publicités les plus dignes des 30 glorieuses (car il en existe), sachant marier humour et délicatesse, respect et franche rigolade, réussissant à transcender l'inanité pubarde en un décorum graphico-littéraire de toute beauté, poussant la conscience professionnelle jusqu'à donner des conseils pour différencier un hippopotame d'une table, ce qui est un plus appréciable pour la vie en société [ne pas visiter ce site est un crime contre votre intelligence, je répète : ne pas visiter ce site est un crime contre votre intelligence NDARSB (note de l'auteur relisant son billet)].


Mais bon, pour quelques exceptions, combien de vulgarité et de déchéance morale nous abreuve la publicité ! Parce qu'il n'y a pas à tortiller du scrotum, pour vendre de la technologie en général et du rasoir en particulier, une fille à poil ou en vernis est souvent convoquée.


PopHits-pub-sexiste-bic

 

 

Et pourtant...

Oui : "Et pourtant..." !

Parce qu'il existe d'autres moyens que les photos de filles à poil pour faire monter la sève de l'homme moderne à qui l'on souhaite vendre n'importe quelle merdasse. Ce moyen c'est : le bruit !


Pouloulou ! on se calme, je vous vois venir, salivant enfin d'un peu de hard rock et autres musiques de sauvages enfin diffusées sur Pop Hits (le site). Atteution, il ne faut pas n'importe quels bruits, tels que ceux empilés par un Lou Reed en mal d'inspiration au mitan des 70's pour produire son très dispensable Metal Machine Music, pathétique tentative de bruitisme que quelques snobs revendiquent comme le premier disque authentiquement noise, pauvres blaireaux qui n'avaient jamais écouté les Kinks, Animals et autres Beach Boys, véritables ancêtres des Jesus & Marychain et autres My bloody valentine.

 

Mais foin de digressions snobinoshoegaziennes, le bruit qui nous importe en ce jour est motorisé :

Vroum-vroum ! fait le bruit éructé par un V8 à Indianapolis.

Groaaaarrrrrr ! hurle celui vomi par la tronçonneuse au fond des bois.

Zrouiiiiiinnnnnn vrombit celui gargarisé par un rasoir électrique. Ah! nous y voilà : le lancinant bruit du rasoir. Car le rasoir lancine.

 

Les qualités d'un bon rasoir ne se mesurent pas qu'au seul nombre de ses 17 lames soulevant le poil suffisamment haut pour que les suivantes coupent icelui à sa base la plus infradermique avant qu'il ne se rétracte (car le poil se rétracte à la vue de l'acier comme le gardé à vue se rétracte de ses aveux enfin libéré des coups de Bottin, c'est bien connu).

Un bon rasoir fait avant tout du bruit, vrillant l'espace du petit matin de sa stridulence mécanique. Car le rasoir stridule. Un bon rasoir électrique se doit de chanter fièrement tel un chœur maori avant la bataille. Il lâche un mâle et puissant brâme, sans équivoque quant à son appariement avec d'autres cris authentiquement masculins qu'on entend dans la nature, comme le décollage d'un DC8, un règlement de compte dans un entrepôt digne des Tontons flingueurs, les crissements d'une meule nippone ou encore les accélérations d'une F3 à Montlhéry.

 

Ce n'est pas un hasard si nous évoquons ces derniers sons. Ce charivari sonore est une partie du programme authentiquement offert sur les deux plages du 45 tours publicitaire qui nous occupe céans. Pour illustrer notre propos, aride jusqu'alors, nous vous proposons qu'on s'en tartine le fond des portugaises quelques minutes avant de revenir commenter, même si cette écoute se passerait de glose superfétatoire (mais comme nous aimons superfétater, nous allons revenir gloser après cette réclame).

Conseil technique pour votre confort d'écoute : Pour mieux apprécier la découverte auditive de notre extrait sonore, zyeutez auparavant cette reproduction du volet intérieur de la pochette gatefold du disque du jour et repérez quand zapper si jamais l'un des extraits sonores par trop peu motorisé vous soutirait des baillements (les petits oiseaux face B, par exemple, mais ce n'est pas obligé).


PopHits-sunbeam-pochette3

 

 

Et maintenant, dégustez les deux faces numérisées par les Mario Labs® ici réunies en un seul fichier sonore pour votre plus grande commodité (procédé Deux faces en uneTM interdit de reproduction y compris l'URSS), si vous daignez cliquer sur la petite flèche verte :

 

 

Ah, ça déchire le calesouif hein !

 

Taillé dans le bruit brut, le machisme sonore de la galette ne saurait surprendre l'usager de ce disque promotionnelle. Le contenu sonore du disque corrobore ce qu'on lisait dès la notice inscrite en page intérieure gauche de la pochette. Un libelle informatif y narre ce que certains n'estiment qu'un vulgaire machin de métal et plastoque à vocation rasante, usant d'une flamboyante littérature technico-guerrière qu'on ne se lasse pas de lire (perso, je l'ai accrochée au dessus de mon lit pour m'en remettre un verset chaque soir avant de sombrer dans les bras de Morphée).


PopHits-sunbeam-pochette2  

 

Ah, ça raclotte le bénouze hein !

 

Avec ça, on peut partir sur la lune ou au boulot sans souci, on n'aura pas l'allure d'un inverti ni d'un pouilleux, ça vrille, vrombit, tournicote, rase et autocommute avec une telle débauche technologique synchro-magnétique qu'un homme nouveau et cybernétique naîtra sous la grille de la Tête > chargeur chaque matin que dieu fait. Sunbeam savait positionner la masculinitude dans un decorum audio-littéraire sans rival en la matière, se permettant même de faire abstraction d'une poulette à poil pour promouvoir son truc qui fait crac boum vroum !

La classe Mc Fly !


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Oh, les pubeux de Sunbeam n'étaient pas les seuls à s'abstenir de filles en faisant l'article, s'amusant à mettre en pièces notre brillante argumentation de milieu de billet où nous geignions comme des gonzesses sur la honte pubarde du mésusage de filles dépoliées dans leurs viles productions.

Chez les francaouis de la maison Braun Electric France, on se la jouait corporate entre mecs pour souhaiter ses meilleurs vœux pour l'année 1971, via un disque 45 tours du meilleur accabit.


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En verso de la pochette, ambiance Poulidor - Claude Sautet. Notre quatuor managérial, Messieurs Schliwinski, Chodzko, Bourgoin et Junker, nous épargne de pousser la chansonnette ou toute autre chosounette dans les sillons du vinyle inclus dans cette pochette. Pochette également gatefold bien que nettement moins informative que la livraison suscitée de Sunbeam.

Outre un sympathique message en verso de couverture, les communicants de Braun Electric France ne s'insinuèrent dans le contenu sonore de la galette vinylique, préférant confier à CBS le soin d'éditer une jolie musique, livrée en version chantée puis instrumentale sur les deux faces du 45 tours.


PopHits-sunbeam-braunin PopHits-sunbeam-braun4

 

Le gros ballon dirigeable : c'est le titre de la chanson du disque, bien que non inscrit en dehors du label central plus loin reproduit. Nan nan nan ! Nous vous repérons déjà le sourire au coin des lèvres : Pop Hits (le site) nous propose une nouvelle grivellerie avec ce Gros ballon dirigeable. Or, icelui n'a de phallique que le titre ledzeppien, si tant est qu'on se donne la peine d'écouter avec candeur et sans mauvais esprit les paroles de Charles Dumont susurrées par la délicieuse ingénue Gaynaël, connue par quelques afficionados des chanteuses françaises des fins des 60's sous son nom Anne-Marie Nebot ou son autre pseudo Ganaël pour son Romantale et sentimentique. Ah, il fallait quand même un chouia de féminité dans l'affaire Braun 71, mais bien cachée.

Écoutez, c'est le son Pop Hits :

 

 

Ah c'est sûr, avec une écoute plus décalée, on se pose quand même des questions sur le double sens du texte, retranscrit pour la première fois au monde (oui, vous avez bien lu : AU MONDE !) sur un quelconque support multimédia grâce à la compétence de nos ingénieurs des Mario's creative conno multimedia laboratories®)...


Depuis longtemps déjà,
Il devait bien s'ennuyer
Dans son hangar enfermé,
Ce bon gros ballon dirigeable

PopHits-gaynael J'ai pensé comme toi
Qu'il serait bien agréable
De s'envoler avec lui.
Tous les deux on est partis.

 

Refrain :
Tout au milieu du ciel
Ballon couleur de miel
Emporte moi là-haut
Au pays des oiseaux.

Donne des ailes à mon cœur,
Avec toi je n'ai plus peur.
Entre deux nuages blancs
L'amour m'attend.

 

On croise de temps en temps
Un grand vol de goélands
Qui s'écarte prudemment
Du gros ballon dirigeable

PopHits-sunbeam-braundisqueEn bas tout est charmant
Comme un dessin animé,
Les routes sont des sentiers
Là des maisons de poupée.

 

[Refrain]


Il faudra bien finir
Par se poser quelque part
Et ranger dans le hangar
Ce bon gros ballon dirigeable

Mais avant d'atterrir,
Avant la fin du voyage
Tout là-haut je veux cueillir
Une étoile en souvenir.

Lala lala lalaaa
Lalalalalalalaaa
Tout là-haut je veux cueillir
Une étoile en souvenir. x2

 

Ah ça a du grassement s'esclaffer dans les couloirs de la Braun Electric France et chez leurs clients récipiendaires de ces vœux discographiques, chantés sur un air de Pierre-Alain Doucet porté par le grand orchestre de Jean Claudric (c'est notre petit côté Michel Drucker).

 

 

De tels produits promotionnels, on en trouve encore de trop rares exemplaires au gré des pérégrinations dans les bacs à disques des dépôts-ventes et les cartons mouillés au sol des vide-grenier d'automne. On comprend bien que ces disques n'ont pas fait l'objet de cultes discomaniaques démesurés, eu égard principalement à la notoriété généralement peu élevée des interprètes et musiciens. Outre quelques demeurés du ciboulot, il n'y a aucune raison de payer pour ces daubes publicitaires ou pire d'y consacrer une nouvelle rubrique, à moins d'être P4.


PopHits-sunbeam-disqueCes productions sont le plus souvent confiées à des éditeurs musicaux spécialisés, comme la maison Wagram à Paris, responsable entre autres de la Boum Bomo déjà évoquée, mais aussi des départements spécialisés comme CBS special products pour Braun Electric France.

À côté d'un tel professionalisme, l'apparent amateurisme de la maison Ganaro en charge de la promotion discographique pour Sunbeam, est un bol d'air frais, imaginatif et sortant du trop traditionnel attelage bancal "Une marque - Une chanson sans rapport" (voire plusieurs chansons sans rapport, dès lors que la marque lance une série ou propose des bandes sonores pour animer les surboums, tel Bomo ou les Nouvelles Galeries).

 

Il y a 40 ans déjà, l'imagination, censée prendre le pouvoir, se retrouvait écrasée par des standards commerciaux qui oppressaient l'outil vinylique au service du marketing, le contraignant à d'illogiques illustrations musicales pour des marques sans rapport (ah, imaginez des enregistrements du cri de la chaussette ou du cliquetis des aiguilles à tricoter pour illustrer les disques de la Boum Bomo ! (mais je rêve et m'égare)).

 

Certes, la cohérence "produit vanté - contenu gravé" comme on dit dans notre jargon exista remarquablement. On usa régulièrement de montages sonores pour presser des disques propres à valoriser les qualités intrinsèques de la stéréo et des chaînes Hi-Fi, tel le petit essai d'ailleurs proposé par les Studios Ganaro en début de galette Sunbeam (nous régalerons les lecteurs de Pop Hits (le site) de ces disques de test stéréophonique un de ces 4).

Certes itou, des bibliothèques de sons furent éditées par quelques maisons phonographiques (dont les studios Ganaro) à l'usage des illustrateurs sonores de la TV, de la radio, des documentaristes du CNDP (ah les docs vidéos du CNDP !) et des publicitaires, concaténant en d'étranges plages des ribambelles de sons de la nature, de la ville ou de l'industrie. Nous saurons bien leur rendre hommage un autre de ces 4 (ça en fait déjà 2 sur 4 de pris, sachons nous économiser).

 

 

Reste que le-dit Ganaro, qu'étonnamment nous ne connaissions ni Dave ni d'Adam alors que ses studios étaient réputés dans l'avant-garde des ingés son de l'époque et autres bidouilleurs électroniques (Roger Roger et Nino Nardini y ont fait leurs plus folles expériences !), Ganaro donc aura su mobiliser son cortex au service des hormones de la gent masculine en produisant un 45-tours des plus édifiants renvoyant aux limbes de la médiocrité discopromotionnelle Orangina et autres Lambada.

 

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 

 

PopHits-gamins-rasoir


Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Et maintenant la réclame !
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 11 commentaires
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