le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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oh ! que c'est joli...

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

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écoutez, c'est le son Pop Hits

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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 00:01

Pop-Hits-Disco-Carrere-DiscoSoulHits-vol1  

 

Chez Pop Hits (le site), nous ne sommes pas coutumiers de ces débats d'enfileurs de diptères, où l'on s'écharpe la sloggy pour savoir qui de la poule ou de l'œuf, de la soul ou du funk, du gode ou du michet, est venu le premier.

 

Mais alors : Soul, funk, disco, pfff... mais que choisir ?

 

Écoutez notre sage conseil, fondé sur une pratique patiemment ébauchée, ébarbée, dégauchie, adoucie et lustrée par des années de pratique musicologique, depuis les cagettes à vinyles sous les tables de campings des vide-greniers printaniers de banlieues aux moquettes pourpres du service marketing de la SonoWarmer Worlwide (à Besançon) :

 

Pour bien vendre la funk ou la soul comme toutes les rumbas, chaloupes et autres trémousseries de bal populaire, rien de mieux que d'arborer sur vos jaquettes de disques, musicassettes et autres cartouches 8-tracks ce dénominateur génial et générique, ces 5 lettres magiques,

désirables,

hystériques,

super sexys,

c'est formidable,

ooooooo :

"d.i.s.c.o"

 

5 petites lettres qui emportent tout et ramènent des clients pour les pires bouses que le monde ait jamais pressées sur résine vinylique. On colle 'disco' à tout bord de pochette de disque pendant près d'une décennie, qu'il s'agisse de vendre de l'authentique disco comme de fourguer des reprises de succès qui n'ont absolument rien de disco.

C'est le terme. Juste le terme. Disco.

Ça attire l'œil.

Ça signifie la fête, la sueur et le foutre.

Ça fait rêver.

Ça fait veeeeeeennndre !

 

Certes, comme on le verra, certains filous exploitèrent le filon en resuçant à la mode disco d'authentique succès d'antan. 

Toujours est-il que le propos de ce billet aujourd'hui édité comme cela se méritait à minuit de la Noël 2011 nous narre en quelques reproductions de véritables pépites de mauvais goût dansant, cédant à l'injonction d'un Docteur suspect (en un mot) qui depuis quelques années débite (en un mot) des  Funky Front Covers pour ébahir les mirettes de ses milliers de lecteurs ébaubis (eh oui).

...

(ébaubis eh oui...)

(eh Bobby Ewing)

 

...

...

 

(brmpf...)

Bon envoyez vite une pochette là :


Pop-Hits-Disco-Carrere-FunkNHits

 

Les tables de la loi

 

Brefle, le thème d'un billet estampillé Funky Front Covers doit répondre à un cahier des charges très rigoureux, auquel nous ajouterons pour le billet de ce jour des critères complémentaires, comme une manière d'écriture sous contrainte.

 

Mais en plus con.

 

Les règles, donc :


Primo :

Sélectionner des pochettes de disques liées au funk en particulier, et plus généralement à la soul, au rap, à la disco ou au rythm 'n blues.
 

 

Seuxièmemo :

Parmi celles-ci, retenir celles qui par leur bon goût seront propres à ériger toutes sortes de choses : commissures lipesques érigées par le ridicule de la pochette, neurones érigés vers les souvenirs lointain en des "oh mais c'est vrai je l'avais ce disque ! Ouh lalaaaa... ça craint !", divers organes érogènes érigés par la pressante envie de se débattre devant un tel spectacle pour le moins émoustillant.

 

Par exemple, ça donne des trucs comme ça (par exemple hein) :

 

Pop-Hits-Disco-LoveAndKisses

 

A ces règles implacables fondées par le Docteur Franknfurterr, déclinées du plus sévère des cahiers des charges techniques ISO 9069, nous ajouterons des compléments pophiens pour le présent billet :

 

Troiziomemo :

Proposer des pochettes strictement et uniquement issues de notre Fonds Mario Cavallero Jr pour l'éditification vinylique de la jeunesse®. Elles sont entièrement accessibles dans nos rayonnages, et elles ont été patiemment numérisées et conformées dans les Mario Labs® par nos techniciens multimédia pour une diffusion exclusive et inédite au monde pour ce présent billet de Noël 2011 (ui, vous avez bien lu : au monde !).
 

 

Quartiaziomenfin :

Ne garder pour la présente édition que les pochettes emballant des compilations à caractère pophien exclusivement, c'est-à-dire :

- des compilations de tubes du moment,

- ou des compilations de succès de toujours,

Par surcoît, comme codicile à cette quatrième règle, sélectionner idéalement (mais non obligatoirement) des compilations qui ne proposent pas des versions originales des chansons mais des reprises par les groupes les plus miteux de la galaxie (ui, vous avez bien lu : de la Galaxie !).

Mais bon, nous n'avons pas cédés à l'envie de fourguer des compiles authentiquement disco, vous nous en direz des nouvelles.

 

 

Arrivés là (c'est à dire pas encore partis), vous vous exclamez tout fort : Quel challenge !

L'âne et le bœuf en sont tout retournés, un tel miracle propulserait Pop Hits (le site) à des niveaux rarement atteints question miracle, sauf par Petit-Jésus-devenu-Grand (et encore... pas sûr).

 

Et pour ceux qui se diraient que Pop Hits (le site) avait déjà dépassé les bornes avec le vulgarissime et interminable billet consacré à l'usage du short dans l'iconographique vinylique au terme des Trente glorieuses, eh bien nous ne saurions dire que ceci : b'en vous n'êtes pas couchés les mecs ! (et quand je dis les mecs, j'embrasse aussi les filles).

 

Trève de causette, lançons la visite guidée.


Pop-Hits-Disco-Eurodisc-SpecialSummerDisco-vol3


Hopopop ! Avant d'aller plus loin dans notre cheminement didactique, on me signale dans l'oreiller que de la musique peut être jouée durant la lecture de ce billet.

Oups, notre technicien inclusion-des-illustrations-sonores-ou-qui-bougent des Mario's creative conno multimedia laboratories® s'est encore gourré et a oublié de proposer un lecteur dès le début de cette page interactive.

Rha le taquin.


Pour les ceusses, qui nostalgiques, qui dépressifs, qui mélomanes aux goûts de chiottes, qui souhaiteraient s'en mettre dans les esgourdes une bonne tartine d'une magnifique ritournelle consacrant le/la disco (c'est au choix), nous leur offrons gracieusement et en exclusivité un dispositif permettant de mettre un terme à cette souffrance. En cliquant le petit carré, là, en dessous.


 

 

Certes, ce pathétique hymne au disco n'est pas un morceau à proprement parler du disco, mais comme vous le comprendrez au fil de cette page, le disco est parfois davantage une affaire de marketing que de musique.

Et si vous souhaitez écouter de véritables tueries, visitez notre collection de  Disco Machine Guns.

 

Et, comme nous l'avons déjà proposé, c'est parti pour une visite.

 

Mais d'abord, encore un apéritif graphique sur le thème du jour des Disco Front Covers (et autres Funky shits) :


Pop-Hits-Disco-Philips-DiscoHits

 

 

Disco Front Covers : the Pop Hits way

 

A tous seigneurs tous honneurs : International Disco Band and singers

PopHits-HitParadeChante-41.jpgFils de Pop Hits, le hit parade chanté (la série de compilations), filleuls du grand Mario Cavallero himself qui les fit débuter comme choristes et musiciens sur ses disques (première apparition pour le volume 41 de Pop Hits, le hit parade chanté (les disques) à l'automne 1977, pour deux reprise chantées de You're the one that I want et de Rasputin), les bien nommés International Disco Band and singers ont porté l'art du groove dans les contrées les plus reculées de l'Hexagone et d'Outre-Quiévrain.

Leur sens du ryhtme, la chaleur de leurs feulements, l'opportunisme de bon aloi dans leurs choix de reprises, tout concourait à ce qu'un spin off de Pop Hits (les compiles) leur soit consacré.

Au mitan de la décenie septantienne, la maison discographique Musidisc International élabora dans le secret de ses bureaux un funk band de la mort, comme aux grandes œuvres du funk de Philadelphie (le fameux Philly Sound), dont le groupe MFSB (initiales de Mother Fucker Son of a Bitch, ce qui veut approximativement dire la Mère Foucher aime le son de la plage), les MFSB donc offrirent le backing band le plus hot de la funkosphère.

International Disco Band and singers se vit offrir une nouvelle collection rien que pour eux, intitulée comme un titre à tiroirs 18 disco-hits non stop (International chanté). La collection évolue subtilement en descendant à 16 titres, faisant glisser le trait d'union de disco-hits à non-stop, sans manquer de lancer de graves et doctes débats à la Faculté. Chez nous, au Fond mario Cavallero Jr pour l'édificatioon vinylique de la jeunesse®, nous nommons par sens du racourci dans notre jargon d'artistes multimédia cette collection 16 Disco Hits non-stop.

Ah b'en ui, on est comme ça.

 

On achève bien les cheveux (ode aux coupes afro pour danser toute la nuit)

Sur les pochettes des 16 Disco Hits non-stop, un petit cartouche soulignait que ce non-stop dancing était un véritable marathon de la danse pour lequel chacun en aurait pour son argent pour animer mariages, communions et bar mitzvahs. Rendez vous compte : presque une heure de musique garantie ! Faire tenir 54 minutes en durée totale sur un vinyle était alors réalisé au prix de contorsions techniques pour les presseurs de disques, la qualité en patissant quelque peu sur la durée. Mais il ne semble pas qu'il ait été estimé que la durée de vie de ces galettes ne dépasse quelques saisons, ce qui ne les arrêta pas en si bon chemin.

 

Dernier indice, s'il en fallait encore (le titre de la collection, le nom des artistes), "Disco stereo Hits" ornait les pochettes pour marteler à nouveau qu'il s'agissait alors de tueries pour se trémousser sur les parquets et sous les bouboules à facettes. Cette indication glissa du recto au verso de la pochette, mais jamais ne sacrifia à qualifier ces compilations qui pourtant s'échappèrent régulièrement vers des styles beaucoup moins funky que la disco.

 

Reste quand même une dominante disco étirée 5 ans durant, éditée par Musidisc puis par Score (également repreneur du catalogue Pop Hits avant de fermer boutique), de la fin 1976 aux dernières heures de 1981, sur 19 éditions saisonnières (à notre connaissance), et dont nous vous proposons ici une quasi intégrale (sauf le volume 2 que nous ne possédons pas).

 

Cette collection exceptionnelle est également présentée en format luxe grande taille dans l'un de nos somptueux albums d'albums, accessibles à toutes heures du jour et de la nuit en colonne de notre site Pop Hits, le hit parade chanté, aujourd'hui bien disco.


 

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A part le stonien Start me up, les chansons de cette dernière livraison de la série n'étaient plus trop disco. On ne s'émeuvera pas outre mesure de la disparition de cette série tout comme celle des imarcescibles International Discoband (& singers).

Il faut reconnaître qu'en 82, la disco allait se faire ramasser par le funk, le rap puis l'eurodance, impitoyables 80'z pour un style qui fit descendre les masses sur les dance floors pour détremper leurs chemises et corsages en tergal comme on ne le verrait plus.

 

Petit bonus, les imputrescibles International Disco Band and singers ont été édités dans d'autres collections de Musidisc Europe (collection Or, le label Festival...), recyclant pour la plupart les morceaux déjà écoulés via les 16 Disco-Hits non-stop. La série des Disco Story chez Festival est à ce titre édifiante, et en voici l'un des opus, recto, verso et l'intérieur de la pochette ouvrante (gatefold) :

 

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Continuons à visiter cette période 76-81, âge d'or de la disco pour le grand public, et qui vit la plupart des éditeurs de compiles arborer du disco en veux-tu ? en voilà !

Et comme vous en voulez, en voilà !

 

Jules-de-chez-Smith-en-face

À commencer par le grand concurrent de Pop Hits (les disques), les éditeurs Les Tréteaux, dont les saisonnières livraisons de complilations de succès repris par Jean-Luc Ferré, puis Daniel Janin puis Christopher John (assurément un pseudo) étaient mises en musique par le tandem JC Pierric - D Janin (nous ne manquerons pas un de ces 4 de vous faire découvrir les nombreux talents cachés.

Ces petits filous n'hésitaient pas à saupoudrer les fins de chacune des faces de leurs compiles d'authentiques brûlots de french funk des 70's, qu'on découvre dans les meilleures compiles du genre éditées par les dénicheurs de bons sons groovy).

 

En attendant, retrouvez en format XL les pochettes suivantes ainsi que d'autres consacrées au label Les Tréteaux dans un autre tout nouvel album de belles pochettes, (ah ben ui, c'est Noël) en accès direct en colonne :


Pop-Hits-T6386-Disco-Treteaux-6380-JFirst-SpecialDisco-vol1

 Pop-Hits-T6406-Disco-Treteaux-12HitsDisco-38
Pop-Hits-T6425-Laguens-AM-treteaux-specialdisco1-beatles-beegees
 Pop-Hits-T6427-Disco-Treteaux-6427-BrownCrazy-BoneyMsucces
Pop-Hits-T6429-Disco-Treteaux-41-DJanin-12SuperHitsDisco
 Pop-Hits-T6434-Disco-Treteaux-42-JFirst-SpecialDisco Pop-Hits-T6439-Disco-Treteaux-43-JFirst-InternationalHitsDisco
Pop-Hits-T6442-Disco-Treteaux-44-JFirst-SpecialDisco
Pop-Hits-T6445-Disco-Treteaux-45-JFirst-SpecialDisco
Pop-Hits-T6452-Disco-Treteaux-49-JFirst-SuperDiscp
Pop-Hits-T6453-Disco-Treteaux-OrgueHammondDisco-EDriver
Pop-Hits-T6477-Disco-Treteaux-12SuperHits-51
Pop-Hits-T6507-Disco-Treteaux-59-JFirst-14SuperHits-SpecialFunky

 

 

A ce stade, les habitués de Pop Hits (le site) se demanderont s'il n'y a pas un je-ne-sais-quoi de davantage vulgos que d'habitude dans toutes ces pochettes disco. Assurément, et c'est bien ce qui avait poussé le bon Dr Franknfurter a créer cette terrible collection des Funky Front Covers, panorama de l'horreur picturale, graphique et thématique autour d'un thème, les pochettes de funk et de soul (et de disco, donc), particulièrement plus relâchées que la moyenne question bon goût .

On s'interroge sur cet état de fait. Cette vulgarité des pochettes funk et disco est-elle accrue par cette musique qui porte en elle-même sa part de sexualité bestiale, et qui requiert des illustrations des plus coquines aux plus graveleuses, des plus aguicheuses aux moins chastes ?

Hm ?

Grave et belle question, en effet.


Fleurs de caniveaux

 

Visitons d'autres productions pour vérifier s'il en est de même pour les autres éditeurs que Musidisc et Les Tréteaux :

 

Pop-Hits-Disco-EM-DiscoStars-Laguens

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Pop-Hits-Disco-Discara-DiscoHits-vol1 
Pop-Hits-Disco-DiscoChachacha 
Pop-Hits-Disco-DiscoOn33
Pop-Hits-Hit-Jouvin-35-ro-short Pop-Hits-Hit-Jouvin-35-vo-short
Pop-Hits-Disco-EM-DiscoMixNonstop-vol5
Pop-Hits-Disco-Eurodisc-DiscoRelax
Pop-Hits-Disco-FPapetti-Discoparty
pop-Hits-disco-hits-short-laguens
Pop-Hits-Disco-Musidisc-LJohnson-DSummer
Pop-Hits-Disco-Vogue-dutangoaudisco
Pop-Hits-Disco-SD-DiscoReggae
Pop-Hits-Disco-SysDis-DiscoNight
Pop-Hits-Laguens-AM-discoreggae-2 Pop-Hits-Laguens-AM-plusgrandssuccesdisco

Pop-Hits-Disco-EM-SpaceDisco

 

Il n'y a pas à tortiller de la boule à facettes, on est dans le gras et le grave, pas franchement porno, mais éminemment vulgaire. D'ailleurs, les fanas de shorts moulants auront déjà entr'aperçu quelques unes de ces pochettes dans un billet récent.

 

Dans le genre discoïde, le label bas de gamme d'EMI Music for pleasure (MFP), spécialisé dans les albums vendus £0,99 dans les bacs à promos Woolworth, avait une division française qui recyclait le recyclage déjà engagé dans la Perfide Albion, et tartinait ses vinyles de reprises pourrites de pochettes on ne peut plus nulles :

 

Pop-Hits-Disco-MFP-ChJohn-DiscoDiscoDisco 
Pop-Hits-Disco-MFP-ChJohn-DiscoMusicVocalHits-583
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Pop-Hits-Disco-MFP-ChJohn-DiscoMusic-vol2
 Pop-Hits-Disco-MFP-ChJohn-SuperDisco
Pop-Hits-Disco-MFP-MStevens-DiscoHits-439

 Pop-Hits-Disco-MFP-ChJohn-SuperDisco-356

 

Quel ravissement pour les esthètes (comment ça : "de nœud" ?).

 

Pour finir ce chapitre de compiles de reprises de succès, un petit label français, Versailles, édita quelques productions d'un photographe admiré dans nos pages, Michel Laguens. Celui-ci fut même le patron ou tout comme d'autres labels, comme French Line Music ou Locomotive, mais il nous est difficile d'en être sûr, eu égard à la faiblesse des sources disponibles sur des sujets aussi majeurs mais bizarrement si peu documentés (dingue !).

Voici donc 4 disques de la collection Disco Danse de chez Versailles, produits par Michel Laguens, interprétés par le Swingin' orchestra and the Beverly Choirs, que tout mélomane connait par cœur, tu parles, et agrémentés de photos by Mister Laguens, of course. Les connaisseurs reconnaîtront la présence de manequins récurrents au grand œuvre laguensien, dont la célèbre par-nous baptisée Anne-Marie, dépositaire de son propre album de pochettes rien que pour elle, la veinarde. (quelques pochettes de la blonde ont d'ailleurs été rajoutées ce mois-ci).

 

 Pop-Hits-Disco-Versailles-DiscoDanse-vol1
Pop-Hits-Disco-Versailles-Laguens-AM-discodanse-2
Pop-Hits-Disco-Versailles-DiscoDanse-vol3 Pop-Hits-Disco-Versailles-DiscoDanse-vol4

 

Ainsi que chacun l'aura remarqué, tous les compilations qui égayent cette page depuis son début sont la fine fleur de Pop Hits (le site), c'est à dire des compiles de succès du moment repris par des groupes de baloche ou des orchestres maison (des labels).

Quelques grands noms du genre n'ont pas usé du label "disco" sur leurs pochettes pour vendre leur soupe, comme Mario Cavallero (Pop Hits, les disques) ou Claude Dauray (Parade des succès, chez Vygson).

 

 

Interlude musical

 

Fatigués par cette cavalcade nauséeuse de pochettes débiles en horreurs discographiques ? Je parie que vous brûlerez d'envie de cliquer ci-dessous pour découvrir une chanson très appropriée pour prendre quelque distance avec ces disconneries trépidantes.

Allez-y, c'est gratos et ça requinque.

 

 

Aaaah... c'est beau hein ? (spéciale dédicace)


 

Authentik authentik !

 

Mais nous ne saurions nous arrêter à cette manière de visiter les tubes du moment, puisque d'authentiques compilations d'artistes originaux existaient également à l'époque, et loin de fuir la putasserie sus-présentée, elles en firent bien pire, ainsi que nous allons le voir dans la suite de notre parcours heuristique.

Allez vas-y Mario, balance du gros gif !

 

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Pop-Hits-Disco-Clever-BranchezDisco-n2

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Pop-Hits-Disco-Frictions-DiscoSelects-vo
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Pop-Hits-Disco-Versailles-DiscoRockParty
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Pop-Hits-disco-rock-Laguens-short

Pop-Hits-Disco-AZ-BrasilDisco-vol2-in

 

 

Ah !

 

Ah là, y a pas à chipotter du string lamé, les pochettes sont radicalement plus gore dès lors qu'on quitte les aimables compiles de reprises pour attaquer le dur, la face nord du genre, les compilations de tubes disco originaux.

 

Originaux... originaux... quoique.

 

Les morceaux sont certes interprétés par les artistes "originaux" de ces succès, entendu les artistes qui ont fait connaître ces chansons (parce que question originalité, on repassera). Mais il ne s'agit pas toujours de disco ! Genre de la vraie disco, pour danser, comme dans nos Disco machine guns. Ni même de la disco Dalida, nan ! Des slows, des ringardises variétoches, de la new-wave mainstream, tout et n'importe quoi quoi pouvait passer à la radio était parfois empilé dans ces compiles qui avaient quitté le traditionnel titre parapluie genre hit parade des succès, top of the pops ou le meilleur de la radio.

Whalagrossarnaque ! Ah ben ui, on vous l'a expliqué tranquillement et doctement depuis le début de ce billet, le terme disco en garantit un max, de billets. Coller les 5 lettres magiques sur n'importe quelle galette apporta, un lustre durant, l'attention des chalands par là enamourés. Bon, certes, on pourrait imaginer que le surcroît d'une naïade en bord de sable ou d'une minette en oubli de certains de ses vêtements pouvait également doper les ventes auprès des keums, et que les lettres disco n'étaient pas utile. Pourtant, s'ils le firent, c'est bien qu'ils avaient de lucratives raisons.

Remarquez, le filon était déjà vieux de plus de 20 ans, et on ne compte pas le nombre de compilations qui sous le titre "Dance party", "Dansez avec..." ou autres "Disco hits" mettent de l'entrain dansant à des pochettes emballant des ramassis de demi-succès pas toujours guinchant.

Alors depuis l'arrivée du disco, je ne vous raconte pas !

 

 

L'Olympe de la pochette de compiles disco - funk

 

Revenons au cœur du sujet, le mélange musique et sexe, typiquement funky. Pour illustrer à nouveau notre propos, s'il en était encore nécessaire, tournons nous vers Humbert Ibach, naguères producteurs de bousasses pseudo-discos et aujourd'hui producteur d'émissions télévisés de variétés et sketchs humoristiques ressassés à l'excès. Ne cherchez pas le fil rouge, le voici : la cousine à l'actuelle ministre des transports et du nucléaire NKM, la dame Isabelle Morizet, plus connue à l'époque sous le patronyme anglicisé Karen Chéryl. Produite aujourd'hui par Ibach comme glousseuse passe-plats entre les scopitones de Thierry le Luron, elle l'était alors déjà mais comme chanteuse de bluettes discoïsantes archétype de la sexualité pour pré-adolescents et pères de familles nombreuses de Neuilly.

Le label s'appelait Ibach, et il édita de nombreuses nullités avec une récurrence hors du commun dans l'illustration par des jaquettes plus ou moins coquine, voire graveleuse.

Nous en avions donné quelques exemples dans notre précédent billet consacré au short, et en voici un cas encore plus édifiant, qui ne déparera pas dans ce billet, pour le moins édifiant itou.

 

Pop-Hits-Disco-Ibach-SuperDiscodOr-vol1-noir 
Pop-Hits-Disco-Ibach-SuperDiscodOr-vol2-noir

Ah ça, vous étiez prévenus.

Que de la grâce et de la finesse, de la totalle putasserie phallocrate, tapant dans tous les codes éculés de la retape pour aguicher les acheteurs, oubliant peut-être par ce pli les acheteuses qui pouvaient se détourner de tels étalages sexistes. Là, tout y est sur les pochettes pour faire une retape maximale pour des disques dont les contenus sont très médiocres : femmes nues, gros plans sur des zones érogènes, couleurs torrides, luxe de l'or et du bijou, et bien évidemment l'usage immodéré de disco, magnifié en un "super disco", à une époque où dire super, c'était super.

Il semble que cela quand même ait posé quelques problèmes dans les circuits de distribution. À moins qu'une censure n'ait sévi. Ou autre cataclysme commercial. Toujours est-il que le Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vinylique de la jeunesse® est dépositaire du même Super disco d'or Vol. 2 sous deux pochettes différentes, l'une vaguement moins machiste que l'autre, et toutes deux sous les mêmes références 133T60532. Pour nuance subtile, la version ci-dessous est adjointe d'un B après la référence 133T60532, que nous expliquerons par un hypothétique plan B pour un nécessaire replacement en rayonnages de supermarchés avec une pochette moins hard.

Or voici la version B, plus en retenue (et tous de tousser) :

 

Pop-Hits-Disco-Ibach-SuperDiscodOr-vol2-bleu

 

"N'en jetez plus ! Nous avons compris, les Disco front Covers version Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification truc machin®©† sont largement aussi pourvues de méga horreurs que les livraisons d'artistes originaux offertes par le sieur Franknfurter, Docteur de son état (et quel état !)." crient les foules de lecteurs de Pop Hits (le site)

OK.

La leçon est comprise.

 

Et puisque tout le monde a bien compris, on ne va pas se gêner, ce ne sont pas les quelques pochettes suivantes qui vous feront davantage vomir : quand on est passé par là, plus rien ne vous arrête.

Tiens, par exemple, l'option déculottée, au moins aussi licencieuse que poitrine dénudée (rappelez-vous : nous n'étions pas encore demain et Myriam n'avait pas encore enlevé le bas pour Avenir publicité), nous étonnera surtout d'avoir été éditée chez la grande maison Vogue, ordinairement plus subtile que ça :

 

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Pop-Hits-Disco-Vogue-FabulousFaces-vo

 

Pop-Hits-Disco-Vogue-FabulousFaces-in

 

Ça, ce sont des scies disco vaguement reprises par The Fabulous Faces.

Au sein des équipes des Mario's creative conno multimedia laboratories®, le débat fit rage lors des séances de numérisation :

- la pochette a-t-elle été maquettée pour valoriser diversement ces "fabulous faces", jeu de mot graphique miteux à partir du nom de groupe ?

- ou bien, ce groupe n'existe pas sous ce nom et les enregistrements n'ont-ils pas été crédités de ces pseudo Fabulous Faces pour le seul plaisir de résonner avec ces pochettes (recto, verso et intérieur de la pochette ouvrante) ?

Nous n'avons pas de réponse, les chercheurs élucideront ça dans quelques siècles.

 

Mais, si vous croyiez avoir tout vu, le plus abject est ici, dans ce disque, apparemment badin.

Observons d'abord sa pochette :

 

Pop-Hits-Disco-Lesmeilleurshitsdisco-DiscoFever

 

Sur celle-ci, dehors, dedans, recto comme verso, et jusques aux petits caractères du label des deux plages de chacun des deux disques, aucune référence n'est faite sur les artistes interprétant ces chansons, pour la plupart disco (quoique celles issues de Grease, faut pas déc quand même !).

Et nos oreilles avisées ont été choquées par la découverte de réinterprétations scolaires et souvent mollassones des-dits tubes discos par des musiciens et chanteurs dont nous n'avons retrouvé la trace, écumant pourtant toutes nos versions de mêmes chansons tests dans toutes les compilations dont nous disposions dans notre fonds.

 

Et pourtant, de la disco, de la vraie, de la french touch pur jus, ce n'était pas difficile d'en trouver à l'époque. Rien que dans l'écurie Cerrone, il y avait de belles pépites. Il n'y avait qu'à se pencher pour en ramasser des pelletées et de les étaler sur 4 plages d'un double album compilation des artistes maison de chez Malligator Records (le label de Cerrone, qu'il faudra bien que nous visitions en détail un de ces jours), double album (pour le prix d'un seul !) intitulé Best of disco, ce qui est très légitime quant au côté Disco (le volet best, en revanche, il y a à boire et à manger).

Une iconographie graveleuse pour emballer le tout (bah attendez, d'abord de la disco, mais surtout du Cerrone, vous n'imaginiez pas des nonnes chantant l'ave maria quand même !).

Côté recto de la pochette dépliante, ça se présente ainsi :

 

Pop-Hits-Disco-Cerrone-bestofdisco-ro

 

Certes, on a fait pire, mais c'est déjà du costaud.

Et la main manucurée à gauche qui semble tenir un sac plastique où est imprimé ce cul applati et bleui nous invite à machinalement l'ouvrir en grand et la faire pivoter d'un quart de tour, vous voir apparaître ceci :

 

Pop-Hits-Disco-Cerrone-bestofdisco-rovo

 

CQFD : les Disco Front Covers sont de bien belles représentantes de la grande famille des Funky Front Covers.

 

Mais il ne faudrait pas non plus prendre les canards sauvages pour des enfants de putain. Il n'y a pas que la disco a faire dans le chaud lapin, et c'est tout un pan de la musique dansante qui est entaché du crime originel de la pochette salace.

La preuve ?

La preuve :

 

Pop-Hits-Disco-MFP-SoulHits

 

Alors qu'on cesse de jeter l'opprobe sur la seule disco, c'est toute une musique qui sent le soufre diabolique, depuis les premières heures de rythm 'n blues aux derniers avatars du R'n'B, en passant par la soul, comme cette ci-dessus magnifique compile du catalogue MFP en 1972 : artistes originaux de grande qualité, choix de goût pour une pochette soignée, bien que salace.

 

Comme quoi, tout n'est pas si pourri au royaume des compilations dansantes.

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

Pop-Hits-Disco-DiscoFlyer-14originalHits

 

 

Retrouvez en simultané  l'épisode 5 de la série originale des Funky Front Covers, dont nous remercions le Doc frankfurter pour ses bienfaits culturels offerts à l'humanité, et pour nous avoir permis de monter dans le navire de la grande aventure de cette expérience hors du commun que sont les Funky Front Covers, qui connaîtront d'autres épisodes sur Pop Hits (le site).    

Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Funky Front Covers
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 12 commentaires
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