Partager l'article ! Reprise Méprise: I was made for lovin you Do, do, do, do, do, do, do, do, do Do, do, do, do, do, do, do Do, do, do, do, do, do, do, do, do Do, do, ...
Pop Hits, le hit
parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité
française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!
English version below
Mode d'emploi
I was made for lovin you
And tonight we're gonna make it all come true
Do, do, do, do, do, do, do, do, do
Disco rock. Dis-co-rock ! La pochette française de la méga-daube de Kiss était on ne peut plus explicte. 594 000 galettes fourguées rien qu'en France. A titre de comparaison, c'est 5 000 de plus que Señor Météo, soit environ une demi-douzaine de terrains de foot. Un design chatoyant, avec des projos de discothèque et 4 rockers surgissant des vapeurs de l'enfer. Mais surtout l'accroche fatale, le teasing marketing absolu, ce fameux concept deleuzien qu'était le disco rock. Du disco + du rock : l'équation totale.
Du noir, du blanc, de l'argenté surtout. Les 4 nouillorquais poilus étaient maquillés comme des 106 tunées, brillants comme des boules à facettes, bandants comme des bucherons drags queen, troublants comme les X-Men, moulés du bas comme des andouillettes sous vide. Glitters à la Rocky horror picture show, rockeurs tendance Guns and roses, Kiss jouait vaguement vite et fort en crachant du feu, ça aide un peu. La langue bien pendue, Gene Simmons se ruinait en plateform boots pour ne pas marcher dessus. Heureusement qu'il économisait sur les kleenex.
De l'electro-disco comme trop peu savent en mouliner, chic et trouble, bien qu'un peu molle et cliché revival 80's, plus moite en tout cas que l'infâme latino pop Paulina Rubio reine 2004 sur toutes les radio des Celio et Franprix de France et de Nanarre. La pochette de la lolita latina était des plus pop-hitsiennes, vulgos à souhait, options simili gros cul (merci photoshop) et "t'as vu mes os ? j'en ai plus qu'un" (merci les deux doigts coupe-faim), le top du moment pour vendre du slip sur MCM (avec un c, au temps pour moi). Avec ce squelette semi-charnu en porte-étendard, on s'étonnera peu que Patrick Juvet et Trust n'y trouvassent pas leur compte : le swing est corsetté dans un r'n'b prépubère que Jeane Manson elle-même ne souhaiterait pas au moment de se dire adieu. Nonobstant ces fautes de goûts, la Rubio version Kiss vaut plus que la soupasse des koalas (parce qu'il n'y a pas que des kangourous en Australie) de Killing Heidi, au nom autant rigolo que sa bouillasse post-grunge FM est nazebroque. Tout aussi pire, les rasants rappeux Dax Riders se sont cru malins d'abandonner leur hip-hop pourrave habituel pour une reprise hommage clonée, histoire de se prendre pour des graisseux. N'est pas Rick Rubin qui veut.
Reconnaissons un petit faible pour la version eurobeat de Dave Rodgers (c'est un pseudo, Dave est italien, comme Mario Cavallero est de Melun), idéal pour un super booster de 106 tunée. Autre schleu, autre style, Scooter propose sûrement la plus nullissime des covers. De la belle eurodance que même Hit machine volume cent trente-douze ne voudrait pas. Charly et Lulu en ont une poussée d'acné génital rien qu'à y penser.
Plus exotoc, et très charmant, une version Bollywoodienne sur Tamise à la chorégraphie limite abdulesque et aux variations très libres pour les paroles.
et ça papote...