Jeudi 17 août 2006
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Le mal aimé
J'ai besoin qu'on m'aime
Mais personne ne comprend
Ce que j'espère et que j'attends
Qui pourrait me dire qui je suis ?
Et j'ai bien bien peur
Toute ma vie d'être incompris
Car aujourd'hui : je me sens mal aimé
{Refrain:}
Je suis le mal aimé
Les gens me connaissent
Tel que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi
Si les apparences
Sont quelquefois contre moi
Je ne suis pas ce que l'on croit
Contre l'aventure de chaque jour
J'échangerais demain la joie d'un seul amour
Mais je suis là comme avant mal aimé
{au Refrain}
Car je suis mal aimé
{au Refrain 2x}
Mario Cavallero se sentait-il si mal aimé pour ne même pas arriver à rivaliser avec ce malheureux chanteur qu'étais Cloclo, et reprendre si désespérément la bluette concoctée en 74 par Eddy Marnay (sur une musique post-lisztienne originelle de Terry Dempsey, popularisée peu de temps avant par David Cassidy sous des paroles anglaises à peine plus profondes dans le semi pathétique Daydreamer) ?
A un moment, je m'étais même demandé s'il ne s'agissait pas plutôt de la reprise de la mise en fredaine par Ferré et ses acolytes (pas Jean-Luc, Léo, suivez nom de dieu) de la Chanson du mal aimé d'Appolinaire. Ouf, que nennon. La poésie est sauve. C'est dommage, nous aurions pu contempler la pochette du Ferré (l'une des deux originales du 45T en fait, on a l'embarras du choix, hahahahahahaha), à la place de l'l'incroyablement hideux étron polychrome de la maison Flèche, qui ne pouvait de toute façon faire mieux que son patron (Cloclo, merde ! mais suivez quoi !).
Mais trève d'érudition cachée, Internet est fait pour ça, et ce blogue n'est pas wikipédia.
La quinzième édition de Pop Hits de hit parade chanté début 74 est à marquer d'une pierre rose : la pochette est des plus sobres et se révèle pourtant vachement torride, aucune nudité n'ayant été poussée ici à un tel niveau dans la collection. Presque sans vulgarité. On croit rêver.
Pop Hits pourrait-elle alors rivaliser avec les pochettes cheesecake les plus fameuses ? Tout en restant dans le registre de la compilation de reprises, on se rapproche ici de certaines des meilleures pochettes françaises des collègues des Tréteaux, dont nous montrerons ici un jour quelques provocations, souvent moins soignées que ce Super Succès poivré (encore Laguens à l'objectif, qui utilisa sûrement la même séance photo ou tout au moins le même short pour la face B de l'une de ses compilations Disco danse,
car Laguens n'était pas que photographe, mais aussi éditeur musical, on en recausera aussi).
L'espagnolesque chute de rein pop-hitisienne rivalise même avec les meilleurs productions européennes (hmm les Top of the pops qui ont immanquablement inspiré les Pop Hits français, tant pour les pochettes que pour le concept de compilation de reprises) voire américaines.
Délicieuses et honteuses pochettes que chacun garde avec jalousie au fond de son grenier, exhibe perversement sur Internet, ou même exalte sous des fumeux dehors scientifiques.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire
Par Mario Cavallero Jr
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Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
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a-hu-ri-ssant
quelles pochettes, on comprend mieux quand on se souvient que FHM et Max n'existaient pas encore. "Chérie, je vais acheter" un disque, était alors une expression codée camouflant les pus basses intentions. Et ça, j'ose le dire.
Ha les mystères de l'amour...
Et obscène par là-même.
CQZ