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Pop Hits, le hit
parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité
française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!
English version below
Mode d'emploi
Le lancement de 2011 s'est effectué ce jour à 13.26 GMT. La fusée Pop Hits 7.0 a fait du bon job : un nouvel album de pochettes est désormais en orbite dans la colonne de gauche, consacré à George Shearing, pianiste chéri de la lounge latino-croonante du mitan des 50's à celui des 60's.
Bien que fils de mineur natif de la perfide albion, Georgie a fait ses armes dans les clubs de jazz et les studios de la MGM puis de Capitol étatsuniens de la grande époque, croisant alors les Nelson Riddle et Ole blue eyes dans ces couloirs des plus enviables de tous les temps.
Shearing donc, que le lectorat pophitsien connait déjà pour avoir naguères contemplé l'un des dos les plus épilés à l'ouest du Pecos :

Mais en ce jour du jour de maintenant aujourd'hui à cette heure du jour d'aujourd'hui, pourquoi Shearing à l'honneur ? Hm ? Par prétexte, [ ] ma chère [ ] mon cher (cochez l'occurrence pertinente pour une lecture fluidifiée). Un prétexte offert par ce clone de Liz Taylor (est-ce liz ou n'est-ce-t-elle ? si c'est elle, ça ne se sait) remarquablement mise en situation dans nos vœux de cet an, là haut en tête de page.
Petit jeu, d'abord, sur la base d'un scan de très mauvaise qualité:
Ca ne vous dit rien ?
Rien de rien ?
Revérifiez notre faire-part de vœux pour cet an de grâce 2011. Là, en haut.
Ayé ? Z'avez trouvé ? Bien.
Eh ui, d'une délicate main délicatement ornée d'un vernis incarnat, d'une paire de colifichets
emperlés et d'une tige au tiers
consumée, une brune au bustier immaculé sélectionne dans un présentoir un
cartonnage contenant l'un des enregistrements les plus purs du maître au Steinway lounge. Le posera-t-elle (l'enregistrement, pas le Steinway) sous le saphir de son pick up ?
Ou lui préfèrera-t-elle l'exotica rugissante d'un Les Baxter dont le Tamboo ! nargue les sens en tête du porte-disques ? (nous visiterons Les Baxter un de ces jours, ou peut-être une nuit, mais laissons là le mambomaniaque pour l'instant, nous avons fort à faire avec son compagnon de swing latin).
Gageons que, surprise en un de ces gestes si délicieux que savoure tout discomane en quête d'un nouveau vinyle à déflorer de son emballage polychrome, cette brunette taylorienne ira jusqu'au bout de ce geste ainsi lancé. Imaginons donc l'instant d'après, celui de la pointe chatouillant son sillon échancré (celui du disque, pas de la nymphette, voyons), et découvrons avec elle quelques extraits sonores-z-et visuels de George Shearing :
On appréciera ce groove en mirant de belles pochettes graphiques :
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Et d'autres plus glamour :
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D'autres encore au dessin plus moderne (les 60's arrivent, les jupes racourcissent, le style s'épure) :
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Et puis des duos avec de belles pointures de la glotte crooneuse :
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Peggy Lee aussi ? Ah ben ui ! Et quel titre d'album ! Écoutons :
Passons au cœur du propos, au gras du coin-coin confit, à la moelle si savoureuse de l'œuvre graphique des pochettes de Shearing : une part non négligeable de la production du maestro paraît avoir été titrée par des Oulipiens en variations infinies autour du "satin" et du "latin", autant de croisements aliterrant à l'envie la douceur soyeuse d'une musique de cocktails et la chaloupe sud-américaine de variations trémoussantes.
Observons :
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Ah, du frou-frou en veux-tu en voilà (tiens, en voilà) qu'on se rêverait parmi les rouleaux d'étoffes du Marché Saint-Pierre. Ca chatoye dans tous les coins, la musique nous caresse le derme avant même avoir déposé la galette sur la platine, magie des grandes pochettes de disques qu'on découvrira avec d'autres dans ce nouvel album de pochettes en grands formats enfin réunis sur un seul site ouèbe pour la première fois au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !).
Ce n'est pas aujourd'hui qu'on osera édifier une telle unité dans une œuvre discographique.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
et ça papote...