Mardi 22 août 2006
Confidence pour confidenceJe me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.
Si vous voulez les caresses,
Restez pas, pas chez moi.
Moi j'aime sans sentiment.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.
Mais aimez-moi à genoux, j'en suis fou,
Mais, de vous à moi, je vous avoue
Que je peux vivre sans vous.
Aimez-moi à genoux, j'en suis fou
Et si ça vous fait peur,
Dites-vous que sans moi,
Vous n'êtes rien du tout.
Tout pour rien, rien pour vous.
Vous m'aimez, mais je joue,
J'oublie tout.
Confidence pour confidence
C'est toujours moi que j'aime à travers vous
Vous pleurez, révoltée, taisez-vous.Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi je vous veux pour moi et pas pour vous.
Vous je m'en fous, tant pis pour vous.
Aimez-moi à genoux, j'en suis fou
Et n'oubliez jamais que je joue
Contre vous. Vous pour moi.
Sans vous, vous l'avez voulu, tant pis pour vous,
Aimez-moi.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.
Je me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.
Si vous voulez les caresses,
Restez pas, pas chez moi.
Moi j'aime sans sentiment.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.
Mais je me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez...
Cela n'a pas empêché le Pr Tournesol du clavier de faire chanter la France entière, inconsciente des paroles qu'elle entendait pourtant très distinctement, et qu'elle fredonnait même par dessus le marché. Sans hoqueter.
Ce fut un peu la même chose pour Toute première fois de Jeanne Mas, que filles et garçons hahannaient dans les cours d'écoles et les cafés, les boums et les campings, jusque dans les aumoneries catholiques de l'enseignement public.
Heureusement qu'il y eut deci-delà (surtout delà) quelque pasteur averti à l'oreille aiguisée, pour alerter oncque boutonneux en un certain lycée du Nord du caractère tout bonnement scandaleux du texte de la diva anarco-syndicaliste, que tout un chacun reprenait sans se soucier à tire-larigot turlute tutu chapeau pointu, et vas-y comme je remets 1F dans le juke-box. Depuis cette terrible découverte, je suis resté chaste. Je n'écoute plus Jeanne Mas.Revenons donc à notre coquin Schultheis : non content de sa première mysoginie chantante, il a aussi produit en 87 l'excellemment subtile Va te faire voir, dont la pochette rivalise de finesse avec les paroles :
"Malheur à toi
De m'aimer trop ou trop peu
T'es trop jolie
Pour n'être pas malhonnête"
On aurait eu tort de s'en priver.
Mieux, Frisette, comme l'appelait sa maman qui n'avait pas tout compris, a conçu entre temps (82) l'habillage sonore de la grande émission culturelle Coco Boy, et plus particulièrement la musique d'ambiance de la séquence de la playmate. En vérifiant dans les archives INA pour redécouvrir cet inexpiable brûlot dont je ne comprends
pas pourquoi je l'avais oublié (j'avais peut-être la tête ailleurs, qui sait), il n'y a pas de quoi être fier de cette lessivasse funky aux râles féminins en boucle en fond. Même pas digne des nuits de RTL 9. Les pauvres filles se déloquaient gauchement sur une chorégraphie pathétique, entourées de la bande à Collaro roulant des yeux de pervers pépères et clignant complicement vers le spectateur, pensant sûrement à leur pauvre mère qui aurait désormais bien du mal à ne pas les appeler Frisette, tout comme leur coiffeur d'ailleurs (les pauvres filles, pas le spectateur). Et tout ce petit monde swinguait mollement mais ostensiblement aux saccades guitaresques d'un faux Chic et aux "haaa" et "hooo" d'une pouffe qui se croyait chez Gainsbourg alors qu'elle n'était que chez Schultheis. Même une pub de Tampax était plus bandante. Déprimant.
Mario Cavallero ne pouvait donc être inculpé (disait-on à l'époque) d'outrage aux bonnes mœurs en reprenant Confidence pour confidence pour ce 53ème et apparemment dernier opus de la série Pop Hits, le hit parade chanté. La France télévisuelle et chantante avait absout les péchés de Schultheis en lui faisant un beau succès. L'honneur des compilations de qualité restait sauf chez Musidisc, on allait pouvoir fermer boutique la tête haute et les dessous propres.
D'ailleurs, pour fêter ça, on a même eu droit à l'une des pochettes des plus vulgaires. On ne s'en lasse pas, la revoilà : Les 80's n'avaient plus rien à envier aux 70's. Déjà que le logo Pop Hits venait de changer depuis une saison, que le lettrage des titres et du fameux bandeau rouge était tout pourri, et les photos surex (ne blâmez pas le photographe du site Pop Hits, il a même du renforcer les couleurs d'origine sur Photoshop pour que vous puissiez mieux vous rincer l'œil sur ce camaïeu de toisons). Comme quoi, il était temps que ça s'arrête.
De toute façon, la relève était arrivée : on pouvait désormais écouter de la daube en regardant des pauvres filles érotonazes, mais désormais ça bougeait et c'était gratuit. On appela ça TF1.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


De Venise à Vesoul
Il a neigé sur Yesterday
Quand ils passent à Dublin
passé de Manchester et surtout de Liverpool. Signe qu'elle était plus nostalgique des 4 chevelus que de leur œuvre, avouons le éternelle (alors que les chevelus étaient coupés en 4 à l'époque et risquaient d'être rapidement moins éternels pour certains d'entre eux). Pas de quoi chialer donc, même des flocons.
Ses chansons étaient souvent des reprises up to date des folk songs de l'internationale pacifiste de l'époque, avec un fort tropisme américain (nord et sud), même si elle ne rechignait pas à la pousser de temps à autre dans la langue d'Aldo Maccione. Le son soigné enveloppait des paroles souvent trop mièvres qui vendengeaient l'amour sur des airs doux amers. 
Paroles qui sont comme une petite compilation ultime, bien que les titres sélectionnés le sont moins.
et ça papote...