le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

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écoutez, c'est le son Pop Hits

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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 08:00

 

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Pour faire la guinche, rien de mieux qu'un disc jockey maison. Grandes et petites galettes vinyliques fournirent rapidement à la jeunesse dévergondée les moyens de danser en costard cravate et jupe serrée.

Ah ! jeunesse captive au marquettage des plus cyniques...

Les multinationales envahirent les médias de leurs chevaux de Troie les plus torves. Parmi les firmes les plus perverses, certaines couplèrent la vente de leurs petites compiles vaguement gigotantes avec la présentation de leurs meilleurs produits en dos de pochettes. La Bonnèterie de Moreuil (dans la Somme) étaient de ces monstres planétaires usant de leur puissance financière pour contraindra leurs cibles fragiles et les enjoindre par des mises en situation favorable à acheter leurs daubes tricotées.

Rhabillée pour l'occasion en une marque sexy (Bomo, ça claque, ça gicle, ça mouille !) reprenant habilement les radicaux de son nom, la Bonnèterie de Moreuil acheta par l'entremise de Jean Berthier Publicité (rha le bâtard) des productions clé en main à divers éditeurs phonographiques d'alors (Auteuil, Wagram...) en petits paquets de 4 chansons.

Comme d'hab', des orchestres professionnels de seconde zone y reprenaient à leur fade sauce quelques unes des scies du moment, rejouées pour diminuer les rétributions aux interprètes originaux.

Comme d'hab', le sens de la fête se décline en une accroche visuelle où une jeune femme (parfois accompagnée d'autres puceaux) charme le chaland par des poses aguicheuses. Chez Bomo, la quiche aguiche par la guinche chaloupée, la trinque d'une coupe ou la glisse d'un saphir sur son pick up portatif, c'est selon l'humeur du photographe (Jean Ray, connu essentiellement pour ses Ekta pour Bomo).

Comme d'hab', un habillage conceptuel dessinait un cadre moderne à ces livraisons : Discothèque Bomo (le côté collection pro, dont chaque opuscule est numéroté comme il se doit pour être ensuite classé dans les étagères juvéniles), Boum Bomo (la fête, la jeunesse, et l'allitération sonore du slogan qui claque), tous les succès du "HIT PARADE" pour faire up to date. Et tous ces mots si anodins mais qui résonnent dans les cortex post-pubères comme autant de sonnettes pavloviennes, les faisant saliver d'avance du panard qu'ils ne manqueront pas de prendre.

 

Le panard, c'est le cas. Bomo, roi mondial de la chaussette et de la jarrette, établit alors son coup de maître, qui assit sa supériorité marketing sur tous les autres nouveaux mécènes des arts émergents. Ce blitz krieg commercial dépasse l'habituelle réclame qui se réduit généralement à ne citer que son nom sur la pochette ou à offrir ces disques comme cadeaux promotionnels pour l'achat de 3 paires de chaussettes jersey.

Non, Bomo frappe un double grand coup (au porte-monnaie) : comme ses grands frères de La redoute, Bomo ne diffuse pas gratos mais fait payer son catalogue de produit à ses clients, alors même qu'ils vont à nouveau se délester de quelques Nouveaux Francs pour des cardigans violets (rrrrrrr). Car ces coquins tisserands picards présentaient à chaque livraison de leurs Boum Bomo que venaient d'acheter les pauvres bambins 4 de leurs produits au dos des pochettes, escomptant des actes d'achats compulsifs supplémentaires. 

Les salauds !


 

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Les filous !

Comment vouliez vous résister devant de telles offres de produits de qualité à portée de bourses, alors que vous aviez déjà abattu toutes résistances à cette marque démoniaque dont vous vous délectiez de la musique de sauvage qu'elle larguait sur une jeunesse en pleins émois sensitifs d'un corps turgescent ?

 

Les sagouins !

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 

 

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Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Cheese cake covers
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 5 commentaires
Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 15:00

 

Certains offrent des quintuples albums de Noël en coffret, d'autres débitent les standards en ep et lp à l'encan.


 

Sinatra verso

 

Sinatra

 

 

Écoutons un ange en cette nuit de Noël :


 


 

 

 

De stériles grincheux ne comprenant rien à la magnificence céleste vomissent dans le velouté. Ils y perdent leur wild card pour le paradis, les philistins.

 

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 

 

 

Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Sex symbols et toute cette sorte de choses
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 1 commentaires
Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 20:00

 

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Ah, il fut un temps où l'on savait passer de joyeuses fêtes. Surpat's, boums et autres surboums étaient le lot hebdomadaire de la jeunesse prébabyboumique, celle post-zazous qui née au mitan des sombres 30's allait se faire laminer par yéyés, beatnicks et autres babas.

Cette jeunesse n'était pas encore complètement celle des teenagers, même si à plus de 20 printemps on était encore considéré comme un gamin à peine pubère. Et pourtant, c'est qui qui a explosé la baraque en guinchant avec sa musique de nègres, le wakenwo ? Hm ? Eh bien c'était ces jeunes vieux qui guinchaient en costard cravate et jupe serrée, s'encanaillaient au Martini en écoutant les petites galettes conçues savamment par la maison Barclay, qui ne savait d'ailleurs trop comment expliquer à quoi serviraient ces 45 tours 4 titres qui commençaient à déferler dans les maisons d'électricité-radio au côté des pick up portatifs Teppaz.

Le texte de note de dos de disque éloque à ce titre (à relire très vite avec une olive dans la bouche) :

 

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Ah b'en ui, on ne faisait pas la fête comme ça, en improvisant un mix via son iPhone pluggé sur deezer dévidant une liste pseudo-chiadée de tubes de seconde zone de quand on étaient ados, c'est tellement ringard que c'en est jouissif. Nan, on ne faisait pas la fête comme ça.

Que la surpat' soit petite ou grande, on sélectionnait des compilations de succès du moment, tantôt rythmée (cha cha cha, fox trot et boléro-mambo), tantôt suave (slow, slow ou slow). Bon, après, ça s'est un peu déchainé côté rythmes, mais en gros, les bases étaient là : une sélection équilibrée.

PopHits-SurPats-45epstandard En 1958, les tubes des surprises parties étaient assez divers et puisaient primo dans le répertoire franchouillard du moment, et deuxièmemo dans celui de musiciens exotiques qui nous ravissaient en calypsos, rumbas et autres afrocubaineries. Quoique s'ils étaient parfois authentiquement importés (Ben, Raoul Zequeira, Primo Corchia, 'fin bon tchois), le plus souvent on faisait l'affaire des reprises (jamais d'originaux malheureux ! faut payer le moins de droits possibles !) en embauchant d'anciens orchestres de baloche reconvertis dans le nouveau swing pour jeunes vioques dansant en costard cravate et jupe serrée (ah ça, je n'arriverai jamais à m'en remettre de leurs dégaines coinçosses, tout petit déjà, ça m'atterrait quand je mirais les 45 de ma mère (qui est de cette génération là, comme vous l'aurez deviné, c'est l'instant Freud de Pop Hits, marquez le en signet dans votre navigateur)).

 

Brefle, les conseils musicaux fournis en dos de pochettes étaient une justification quasi ingénieriale au résultat ainsi produit. L'information débordait de tous côtés. Outre le titre des morceaux et le style de danse qu'ils requéreraient lors de la surpat' (on disait surpat' pour surprise party pasqu'on était jeune, et les jeunes ça cause pas comme des vieux, même si ça dansait en costard cravate et jupe serrée, eh ui), on pouvait se délecter de plein d'infos sympas, comme par exemple des tas de numéros indiquant la cote et la collection du disque, les infos sur l'imprimeur de la pochette (mais tellement rarement le nom du photographe, malheureusement), les références maisons du format (ici le 45 ep standard, décliné diversement et plusieurs fois des deux côtés).

Et surtout, l'incontournable liste de quelques uns des autres disques du genre qu'on pouvait se procurer chez le même éditeur dans la même collection (alors que Metallica ne colle pas la liste de tous ses albums précédents sur ses mp3 napster, comme quoi tout se perd). 

Tiens, gad' si tu m'crois pas qu'on pouvait faire tenir autant de choses sur si peu de place (ce sont des 45 tours et leur reproduction est ici quasiment à taille réelle) :

 

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Ah, tu vois.

Et s'il n'y avait que ça comme infos, ce serait trop simple. On rajoutait également sa petite touche perso, en pourrissant au stylo la pochette d'une indication majeure : le nom du proprio du disque. Arf, gasp et toute cette sorte de choses. Ces raturages étaient motivés pour des raisons aussi diverses que le manque de confiance dans les potes qui pourraient mettre la main sur vos deux disques amenés pour faire la fête chez Bernard (quoi que Bernard, ça va, mais c'est sa sœur Brigitte qui est une grosse chourreuse). Ces scribouillis avaient également vocation de se souvenir de quand c'est qu'on a été l'heureux récipiendaire de ce disque, par achat ou par cadeau. Même que, lorsque c'était un cadeau, le donateur pouvait également baver son nom dessus, de peur que l'autre oublie qui lui avait offert un tel trésor.

Brefle, le bonheur des collectionneurs 50 ans plus tard qui ne ramassent que des torchons gribouillés de partout s'ils veulent lâcher moins de 12 € le skeud d'époque.

 

Mais le clou du truc qui sert à rien de rien, c'était ces conseils pour mieux s'approprier cette nouvelle technologie du divertissement. Comme les vieux (les vrais, ceux qui étaient en costard cravate et jupe serrée mais qui ne dansaient pas sur des mambos-sapins, eux) qui concevaient et vendaient ces disques à une jeunesse juste bonne à se trémousser le fion le pif dans le Martini ne faisaient nulle confiance en cette jeunesse qui dansait en costard cravate et jupe serrée, ces vieux, donc ('suivez ? c'est bien), donnaient de doctes conseils pour l'usage optimal des disques microsillons, des saphirs du pick-up et du canapé des parents qu'il fallait nettoyer avant qu'ils rentrent vu que Claudine avait encore renversé son Martini dessus, c'te gourdasse.

Lisez, vous verrez que j'invente pas (sauf pour Claudine, c'était un exemple didactique) :

 

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Pureté sonore mon cul : c'était tellement naze comme pressage que je n'ose vous en proposer l'écoute du mondre extrait (ou peut-être est-ce que c'est ma flemme de ripper l'une de ces merdes, va savoir).

Remarque, ce genre de conseils débilos sur comment utiliser un disque a encore été tartiné au mitan des 80'z dans les livrets des premiers cédés. Ils avaient peur qu'on les passe au grille-pain ou quoi ?

 

 

En tout cas, il y a 50 ans, on savait passer de joyeuses fêtes. C'est pas comme maintenant, avec tous ces jeunes avec les cheveux longs, des benouzes qui montrent le calebard et des jupes au ras du moteur.

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

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Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Cheese cake covers
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 10 commentaires
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