Lundi 15 janvier 2007
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20:54
Nouvelle version rééditée le 20 janvier : Pop Hits 2.0 est dans la place !
Attention : contient enfin des vrais morceaux de musique de Mario Cavallero en édition numérique inédite.
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Je peux tout te pardonner
Et faire semblant d'oublier
Je veux bien fermer les yeux
Et faire tout ce que tu veux
Je veux bien te partager
Et ne veux te supplier
Mais reste encore
Je me ferai si petite
Que tu ne me verras pas
Et je me ferai si tendre
Que demain tu m'aimeras
Je serai toute d'amour
Et je serai toute à toi
Mais reste encore
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Adieu
FééééééééééZon l'aaaMour! a'vant de 'nous dire Hadieu ! hurlait l'américaine Jeannette en implorant, soutenue par de primesautiers choeurs est-allemands, ce salaud qui la plaquait pour une pouffiasse sûrement radicale-valoisienne afin qu'ils s'ébattent une fois encore en souvenir de l'ancien temps, celui où ils n'avaient pas encore commis et qui semble avoir été magique comme ces dessins animés de Noël qu'on regardait couchés sur le ventre sur le tapis du salon la tête entre les mains et les mirettes écarquillées vers cette boîte qui offrait dans un camaïeu de gris bavants la crème des aventures extraterrestres d'un héros tchécoslovaque et de son chien atomique. Jeane devait d'ailleurs davantage se remémorer un Hannah Barbera en couleur car native du Nouveau monde ses émois primaires furent immanquablement et télévisuellement moins craignosses qu'en France, ce vieux pays de ce vieux continent qui est le mien.
L'héroïne du chef d'oeuvre de 1976 est prête à partager, à oublier, à pardonner, à nier son cocufiage pour revivre ultimement l'extase avec l'autre qui l'a déjà quittée et qui tromperait en l'espèce sa nouvelle conquète avec son ancienne compagne, ce qui n'est pas adultérin pour certains mais si tu touches à ma femme j't'éclate ta Ford Taunus connard. Force est de constater qu'au mitan des 70's, la nouvelle génération s'avilie plus que l'ancienne, déjà que celle-ci était prête à devenir l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien, et pourquoi pas de ses déjections, mais s'il te plait, reviens-moi je t'en supplie, je t'en supplie, je te donnerai des perles de pluie, tu verras c'est super bath. Manson, dans une spirale de désespoir que même Baudelaire et Bruel ils n'y arrivaient pas, s'autodésintègre tout nanogramme d'humilité pour se coller au plus près de son ex jusqu'à le suivre cachée sous le lit ou dans son slip tirebouchonné alors qu'ils pamoisent de conserve avec l'autre pouffiasse, vraisemblablement vagino-giscardienne.
Mais qu'on ne s'y méprenne point, Jeane Manson bien que fraîchement débarquée de l'outre Atlantique n'était pas de la dernière pluie. N'est-ce que la grave et cuivrée voix d'une potiche cocue qui fit le succès de cette fiancée de Tarzan (car c'est Jâne qu'il faut prononcer son prénom francisé depuis Jean Ann, et non Djinn comme la toile Denim, n'en déplaise aux esprits malins) ? Pas du tout du tout !
Jeane fut bien plus qu'une chanteuse, car elle se servit d'abord de son corps à ses débuts. Plus précisément de son corps en mouvement sur les planches où elle débuta grâce aux conseils du grand Staasberg, pas le piano mais celui de l'Actors Studio, vu que le piano c'est un Steinway mais bon, on va pas chipoter. Jeane tourna même trois films avec Roger Corman, excusez du pneu, dont le troublant The young nurses où elle passe plus son temps en costume d'Eve sur une plage qu'à déblatérer du Keats ou du Shakespeare, alors même qu'elle eut naguère quelque chose de Tenessee mais ça ne dura pas parce que le laitier ne s'arrêtait plus là. De ce charisme pictural la donzelle céda aux sollicitations heffneriennes invitant à la Playboy Mansion la playmate Manson, consacrée sur papier glacé comme il se doit pour que ça y colle moins, aux doigts. Ce fut fait de part et d'autre de la grande mare d'abord dans un shoot étatsunien édité en triptyque central en août 74 et réédité 3 ans après dans l'édition française, tirant parti du succès de ce beau parti après son succès naissant d'un tragique appel à se faire re-prendre par un goujat.
Rha b'en la la ! diront immanquablement certains de nos fidèles lecteurs amourachés par les revues culturelles des années 70 et piaffant qu'on ne leur offre ici que la couverture alors que le contenu semble croustillant. Car il l'est, oui, croustillant, ce numéro de mai 1977. Le sommaire enchaîne dans un diptyque aux titres terrifiants "le dossier Carlos" puis "La fin des gros", défroque la pensée du zélote de l'insurrection chrétienne le père Cardonnel dans une publication lubrique aux petites femmes effeuillées que l'Église ne saurait que mettre à l'index (la publication, pas les petites femmes effeuillées), et s'attaque au grand fléau de notre temps que même l'Express et le Point peuvent aller se rhabiller avec leurs minables comparatifs salariaux dans un courageux papier d'investigation sur "les cadres et la communication", on en salive d'avance dessus (dessus les petites femmes effeuillées, pas les cadres).
Il ne s'agit toutefois nullement d'une simple resucée de photos d'une jeunesse insouciante où une jeune fille se serait laissée aller pour
quelques dollars à lécher et la gloire promise devant les lentilles d'une saucisse de photographe pervers qui son rapt pictural commis recaserait les ektachromes à de licencieuses feuilles de chou où celles de vigne n'ont rien à faire.
De ces erreurs juvéniles on a toujours autant de mal à s'en dépaître qu'Haddock et son sparadrap infernal ou d'une vieille contribution rigolardo-coquine sur un forum d'usagers de Linux que les moteurs s'ingénient à placer en haut de pages premières immanquables à la vue de tout chef du recrutement et autres belles-mères en chasse des tares cachées des futurs convolants de leur innocente progéniture. Mais Jeane est volontaire et assume fièrement jeter à l'air et à la cantonade ses roploplos et autre piloupilou en recommençant plusieurs fois la démonstration au fil des pages de divers géants de la presse en couleur, dont Lui le magazine de l'homme moderne et de la femme objet ou le coquinou magazine Absolu (cf. figure 3) fondé comme nous le dîmes déjà par un Cloclo plus cul que cucul finalement. Au fait de sa gloire, Jeane persista dans la valorisation de la forme plus que du fond dont ne s'embarassait que peu le Justicier dans la nuit qu'était son compagnon d'écran Charles Bronson en 1983. Il faut enfin reconnaître que Jeane dénuée de toute farouchitude posa parfois dans des contextes esthético-fantasmatiques qui n'auraient pas juré sur des pochettes de collections telles Pop Hits (voir Fig. 69, les commentaires scientifiques sont des auteurs) dont nous glausames sous d'autres cieux :
On croirait s'égarer dans des anecdotes qui bien que croustillantes seraient accessoires mais c'est un fait : Jeane Manson est polymorphe et multispire, jonglant des toiles aux planches, de la quadrichromie coquine à la quadriphonie
coquette, de la polésie qu'elle écrit aux soaps de TF1 qu'elle ronronna.
Internationnale plus que mercenaire, Jeane se sent chez elle dans le monde entier, prêtant sa voix au Luxembourg qui gagna ses premiers points à l'Eurovision par une nouvelle sensiblerie de midinette percluse d'amour pour un connard sûrement moustachu dont elle a déjà vu ça dans ses yeux.
De sa jeunesse passée au Mexique elle garda un goût de l'authentique dont elle fit un album guantanameresque avec les incroyables Mariachi Mezcal dont on se pourlèche déjà les babines rien qu'au nom.
De son américanité surtout, outre son union télévisuelle avec l'autre expatrié que fut Joe Dassin sous le regard pastel de Maritie & Gilbert Carpentier, elle garda toujours ce charmant petit accent et le goût immodéré pour la seule musique qui réunit autant JR que Sue Ellen : la country music.
Courageuse enfin, elle n'a pas hésité à mêler pour une cause humanitaire ses vibrations glottulaires à un ensemble féminin polyphonique de toute beauté pour qui raffole des choucroutes 80's et des tailleurs à épaulettes de goëlands.
Alors qu'a-t-il pris à Mario Cavallero de jeter la pauvre Lili Montès
dans les pas de la grande Jeane pour ce 25e tome de Pop Hits, le Hit parade chanté ? Écoutons studieusement pour juger sur pièces :
Comme toujours, l'orchestration est très ressemblante à l'original, le choix des instruments pourrait créer l'illusion, les choeurs dépressifs viennent pertinemment lancer le fado de la jeune éconduite. Pis ! Lili comme toujours pousse le professionnalisme à doubler à l'égal ou quasi la voix de son inspiratrice, jusqu'à prononcer à la chewing gum ses paroles avec force "pouisqueux" et autres "Aaaavant dé nu dire adieu", bien qu'on pourrait entendre autant son accent pied noir qui fait son charme lorsqu'elle reprend Rika Zaraï.
Saurait-elle relever le défi pour l'ensemble du répertoire de Jeane, de la country au gospel, du classique au sacré, de la mexicanerie à la russitude ? On pourrait le croire à l'écoute des covers des plus grandes stars de la variété internationale, de Dalida (Monday Tuesday, le strabisme en moins) à Jeanette (Porque te vas, les ovaires en plus), de Sylvie Vartan (Nicolas, slave et balancé) à France Gall, dont sa reprise par Lili du Besoin d'amour dans le Pop Hits 43 est extraordinairement troublant de ressemblance.
Alors Mario, nous savons céans pourquoi tu t'es usé aux portes des années 1980 et que tu as du fermer boutique : progressivement tu t'es privé d'une voix caméléon irremplaçable, et les vulgaires Aline Dubois surjouant ses braillardes inspirations et autres fadasses Karine Bouvier à qui tu fis partager les plages de tes disques avec Lili, réduisant d'autant les voix féminines montessiennesn n'y purent mais.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Attention : contient enfin des vrais morceaux de musique de Mario Cavallero en édition numérique inédite.
Faisons l'amour avant de nous dire adieuFaisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Je peux tout te pardonner
Et faire semblant d'oublier
Je veux bien fermer les yeux
Et faire tout ce que tu veux
Je veux bien te partager
Et ne veux te supplierMais reste encore
Je me ferai si petite
Que tu ne me verras pas
Et je me ferai si tendre
Que demain tu m'aimeras
Je serai toute d'amour
Et je serai toute à toi
Mais reste encore
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va
Adieu
FééééééééééZon l'aaaMour! a'vant de 'nous dire Hadieu ! hurlait l'américaine Jeannette en implorant, soutenue par de primesautiers choeurs est-allemands, ce salaud qui la plaquait pour une pouffiasse sûrement radicale-valoisienne afin qu'ils s'ébattent une fois encore en souvenir de l'ancien temps, celui où ils n'avaient pas encore commis et qui semble avoir été magique comme ces dessins animés de Noël qu'on regardait couchés sur le ventre sur le tapis du salon la tête entre les mains et les mirettes écarquillées vers cette boîte qui offrait dans un camaïeu de gris bavants la crème des aventures extraterrestres d'un héros tchécoslovaque et de son chien atomique. Jeane devait d'ailleurs davantage se remémorer un Hannah Barbera en couleur car native du Nouveau monde ses émois primaires furent immanquablement et télévisuellement moins craignosses qu'en France, ce vieux pays de ce vieux continent qui est le mien.L'héroïne du chef d'oeuvre de 1976 est prête à partager, à oublier, à pardonner, à nier son cocufiage pour revivre ultimement l'extase avec l'autre qui l'a déjà quittée et qui tromperait en l'espèce sa nouvelle conquète avec son ancienne compagne, ce qui n'est pas adultérin pour certains mais si tu touches à ma femme j't'éclate ta Ford Taunus connard. Force est de constater qu'au mitan des 70's, la nouvelle génération s'avilie plus que l'ancienne, déjà que celle-ci était prête à devenir l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien, et pourquoi pas de ses déjections, mais s'il te plait, reviens-moi je t'en supplie, je t'en supplie, je te donnerai des perles de pluie, tu verras c'est super bath. Manson, dans une spirale de désespoir que même Baudelaire et Bruel ils n'y arrivaient pas, s'autodésintègre tout nanogramme d'humilité pour se coller au plus près de son ex jusqu'à le suivre cachée sous le lit ou dans son slip tirebouchonné alors qu'ils pamoisent de conserve avec l'autre pouffiasse, vraisemblablement vagino-giscardienne.
Mais qu'on ne s'y méprenne point, Jeane Manson bien que fraîchement débarquée de l'outre Atlantique n'était pas de la dernière pluie. N'est-ce que la grave et cuivrée voix d'une potiche cocue qui fit le succès de cette fiancée de Tarzan (car c'est Jâne qu'il faut prononcer son prénom francisé depuis Jean Ann, et non Djinn comme la toile Denim, n'en déplaise aux esprits malins) ? Pas du tout du tout !
Jeane fut bien plus qu'une chanteuse, car elle se servit d'abord de son corps à ses débuts. Plus précisément de son corps en mouvement sur les planches où elle débuta grâce aux conseils du grand Staasberg, pas le piano mais celui de l'Actors Studio, vu que le piano c'est un Steinway mais bon, on va pas chipoter. Jeane tourna même trois films avec Roger Corman, excusez du pneu, dont le troublant The young nurses où elle passe plus son temps en costume d'Eve sur une plage qu'à déblatérer du Keats ou du Shakespeare, alors même qu'elle eut naguère quelque chose de Tenessee mais ça ne dura pas parce que le laitier ne s'arrêtait plus là. De ce charisme pictural la donzelle céda aux sollicitations heffneriennes invitant à la Playboy Mansion la playmate Manson, consacrée sur papier glacé comme il se doit pour que ça y colle moins, aux doigts. Ce fut fait de part et d'autre de la grande mare d'abord dans un shoot étatsunien édité en triptyque central en août 74 et réédité 3 ans après dans l'édition française, tirant parti du succès de ce beau parti après son succès naissant d'un tragique appel à se faire re-prendre par un goujat.
Rha b'en la la ! diront immanquablement certains de nos fidèles lecteurs amourachés par les revues culturelles des années 70 et piaffant qu'on ne leur offre ici que la couverture alors que le contenu semble croustillant. Car il l'est, oui, croustillant, ce numéro de mai 1977. Le sommaire enchaîne dans un diptyque aux titres terrifiants "le dossier Carlos" puis "La fin des gros", défroque la pensée du zélote de l'insurrection chrétienne le père Cardonnel dans une publication lubrique aux petites femmes effeuillées que l'Église ne saurait que mettre à l'index (la publication, pas les petites femmes effeuillées), et s'attaque au grand fléau de notre temps que même l'Express et le Point peuvent aller se rhabiller avec leurs minables comparatifs salariaux dans un courageux papier d'investigation sur "les cadres et la communication", on en salive d'avance dessus (dessus les petites femmes effeuillées, pas les cadres).
Il ne s'agit toutefois nullement d'une simple resucée de photos d'une jeunesse insouciante où une jeune fille se serait laissée aller pour
quelques dollars à lécher et la gloire promise devant les lentilles d'une saucisse de photographe pervers qui son rapt pictural commis recaserait les ektachromes à de licencieuses feuilles de chou où celles de vigne n'ont rien à faire. De ces erreurs juvéniles on a toujours autant de mal à s'en dépaître qu'Haddock et son sparadrap infernal ou d'une vieille contribution rigolardo-coquine sur un forum d'usagers de Linux que les moteurs s'ingénient à placer en haut de pages premières immanquables à la vue de tout chef du recrutement et autres belles-mères en chasse des tares cachées des futurs convolants de leur innocente progéniture. Mais Jeane est volontaire et assume fièrement jeter à l'air et à la cantonade ses roploplos et autre piloupilou en recommençant plusieurs fois la démonstration au fil des pages de divers géants de la presse en couleur, dont Lui le magazine de l'homme moderne et de la femme objet ou le coquinou magazine Absolu (cf. figure 3) fondé comme nous le dîmes déjà par un Cloclo plus cul que cucul finalement. Au fait de sa gloire, Jeane persista dans la valorisation de la forme plus que du fond dont ne s'embarassait que peu le Justicier dans la nuit qu'était son compagnon d'écran Charles Bronson en 1983. Il faut enfin reconnaître que Jeane dénuée de toute farouchitude posa parfois dans des contextes esthético-fantasmatiques qui n'auraient pas juré sur des pochettes de collections telles Pop Hits (voir Fig. 69, les commentaires scientifiques sont des auteurs) dont nous glausames sous d'autres cieux :
On croirait s'égarer dans des anecdotes qui bien que croustillantes seraient accessoires mais c'est un fait : Jeane Manson est polymorphe et multispire, jonglant des toiles aux planches, de la quadrichromie coquine à la quadriphonie
coquette, de la polésie qu'elle écrit aux soaps de TF1 qu'elle ronronna. Internationnale plus que mercenaire, Jeane se sent chez elle dans le monde entier, prêtant sa voix au Luxembourg qui gagna ses premiers points à l'Eurovision par une nouvelle sensiblerie de midinette percluse d'amour pour un connard sûrement moustachu dont elle a déjà vu ça dans ses yeux.
De sa jeunesse passée au Mexique elle garda un goût de l'authentique dont elle fit un album guantanameresque avec les incroyables Mariachi Mezcal dont on se pourlèche déjà les babines rien qu'au nom.
De son américanité surtout, outre son union télévisuelle avec l'autre expatrié que fut Joe Dassin sous le regard pastel de Maritie & Gilbert Carpentier, elle garda toujours ce charmant petit accent et le goût immodéré pour la seule musique qui réunit autant JR que Sue Ellen : la country music.
Courageuse enfin, elle n'a pas hésité à mêler pour une cause humanitaire ses vibrations glottulaires à un ensemble féminin polyphonique de toute beauté pour qui raffole des choucroutes 80's et des tailleurs à épaulettes de goëlands.
Alors qu'a-t-il pris à Mario Cavallero de jeter la pauvre Lili Montès
dans les pas de la grande Jeane pour ce 25e tome de Pop Hits, le Hit parade chanté ? Écoutons studieusement pour juger sur pièces :Comme toujours, l'orchestration est très ressemblante à l'original, le choix des instruments pourrait créer l'illusion, les choeurs dépressifs viennent pertinemment lancer le fado de la jeune éconduite. Pis ! Lili comme toujours pousse le professionnalisme à doubler à l'égal ou quasi la voix de son inspiratrice, jusqu'à prononcer à la chewing gum ses paroles avec force "pouisqueux" et autres "Aaaavant dé nu dire adieu", bien qu'on pourrait entendre autant son accent pied noir qui fait son charme lorsqu'elle reprend Rika Zaraï.
Saurait-elle relever le défi pour l'ensemble du répertoire de Jeane, de la country au gospel, du classique au sacré, de la mexicanerie à la russitude ? On pourrait le croire à l'écoute des covers des plus grandes stars de la variété internationale, de Dalida (Monday Tuesday, le strabisme en moins) à Jeanette (Porque te vas, les ovaires en plus), de Sylvie Vartan (Nicolas, slave et balancé) à France Gall, dont sa reprise par Lili du Besoin d'amour dans le Pop Hits 43 est extraordinairement troublant de ressemblance.
Alors Mario, nous savons céans pourquoi tu t'es usé aux portes des années 1980 et que tu as du fermer boutique : progressivement tu t'es privé d'une voix caméléon irremplaçable, et les vulgaires Aline Dubois surjouant ses braillardes inspirations et autres fadasses Karine Bouvier à qui tu fis partager les plages de tes disques avec Lili, réduisant d'autant les voix féminines montessiennesn n'y purent mais.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia
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Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 35 commentaires
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 35 commentaires


Les plus grandes chaînes HiFi de France des cadres commerciaux d'IBM et de
La scène en effet car c'est là que l'horripilant JMJ a conquis les foules qu'ils n'a eu de cesse de convoquer toujours plus nombreuses aux frais de tous les contribuables de la planète dans des shows aussi mégalomanes que ses
Bien avant leurs controversées et fumeuses thèses des années 1999 (
dont nous ne saurions développer les différentes branches tant de plus compétents que nous se sont décarcassés tels les Pères Ducros du
au Casio PT-20 ? Serions-nous aussi fiers de notre société occidentale sans le ballet de ces petits singes roses à roulettes vrillant les couloirs de correspondance des métros européens de l'air de la lambada en clignottant et virevoltant en des 8 chaotiques aux pieds d'un vendeur de gadgets en provenance du sous-continent indien (le vendeur, pas les gadgets qui sont eux singawaïnais du sud) ?
et ça papote...