kézakoi ?

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Enoch Light hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

English version below
Mode d'emploi

oh que c'est joli

  • brettfonda.jpg

et ça papote...

et pis y a ça :

mais c'est où ?

english spoken

This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

pour fluxer vite

  • Flux RSS des articles
Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 00:49

L'oiseau et l'enfant

Comme un enfant aux yeux de lumière
Qui voit passer au loin les oiseaux
Comme l'oiseau bleu survolant la terre
Vois comme le monde, le monde est beau

Beau le bateau, dansant sur les vagues
Ivre de vie, d'amour et de vent
Belle la chanson naissante des vagues
Abandonnée au sable blanc

Blanc l'innocent, le sang du poète
Qui en chantant, invente l'amour
Pour que la vie s'habille de fête
Et que la nuit se change en jour

Jour d'une vie où l'aube se lève
Pour réveiller la ville aux yeux lourds
Où les matins effeuillent les rêves
Pour nous donner un monde d'amour

L'amour c'est toi, l'amour c'est moi
L'oiseau c'est toi, l'enfant c'est moi
Moi qui ne suis qu'une fille de l'ombre
Qui voit briller l'étoile du soir

Toi mon étoile qui tisse ma ronde
Viens allumer mon soleil noir
Noire la misère, les hommes et la guerre
Qui croient tenir les rênes du temps

Pays d'amour n'a pas de frontière
Pour ceux qui ont un cœur d'enfant
Comme un enfant aux yeux de lumière
Qui voit passer au loin les oiseaux

Comme l'oiseau bleu survolant la terre
Nous trouverons ce monde d'amour
L'amour c'est toi, l'enfant c'est moi
L'oiseau c'est toi, l'enfant c'est moi

 



Hallelujah ! Cocorico et toute cette sorte de choses ! Après deux lustres de vaches maigres, de veaux étiques et de cochons qui sentent des pieds, le Saint Graal de l'art européen a retrouvé le chemin de la mère patrie des muses de l'occident éclairé, berceau de Berlioz et Breton, Debussy et Troigros, Colette et Rodin, Berthe Morisot et Guillaume de Machault, Delacroix et Poincaré, Descartes et Brassens, Huysmans et Sheila. Dans le concert des nations bataillant avec force ritournelles bétasses et chorégraphies palmipèdes, la France éternelle apporta de nouveau la paix sur les Béotiens de l'Atlantique à l'Oural enfourchée tel un Napoléon d'Eylau et d'Iéna sur la mélopée d'une transfuge lusitanienne au double patronyme virginal et clitoridien, Sainte Mère Marie, glorieuse épouse abrahamesque Myriam.


Marseillaise transfigurée pour une Europe en paix dans un monde de brutes, L'oiseau et l'enfant offre à l'humanité son lot d'espoir et de quatrains vertigineux de platitude si j'osais bousculer Euclide dans ce raccourci einsteinien. 300 millions de téléspectateurs déversèrent leurs voix téléphoniques dans la matrice distribuant aux nations "Luxembourg Quatre points" par-ci et "Leuxeum'bourgue for poïntse" par-là, réservant comme l'écureuil de septembre leurs plus belles noisettes en les lovant dans une niche tricolore pour honorer la francitude triomphante. 136 points consacrèrent Marie Myriam qui n'en put mais de tant d'honneur, humide et émue lorsqu'elle entonna de nouveau son hymne vainqueur pour bien rappeler aux consommateurs que sa galette noire serait en vente dès le lendemain dans tous les supermarchés et autres Disco 2000 continentaux, et qu'ils seraient bienvenus de s'imprégner vite fait de la rengaine parce que les radios ne tarderaient pas à les tarauder 27 fois par jour donc mieux vaut se blinder les pavillons, ça va chier graves des notes.

 

L'Eurovision, comme on cause amicalement du grand concours européen de la chanson inventé par le bien-nommé Marcel Baison en 1957, l'Eurovision est justement retransmise par la cathodique et apostolique Eurovision, consortium d'ingénieux qui sûrent donner un espace hertzien commun aux vieux pays de ce vieux continent, fatigués de guerroyer sans répit et souhaitant commuer dans la communion télévisuelle leurs sanglantes querelles en de pacifiques batailles, commises sur les routes du Tour de France, sur les pistes enneigées d'Interneiges et les toboggans aqueux de Jeux sans Frontières, jusqu'aux scènes des plus grands palais des sports, tout de pastel vétus pour ces joutes musicales que les Grecs n'auraient point reniées mais dont ils ne briguèrent la plus haute marche qu'en 2003, par la grâce d'Elena Paparizou et son My number one si bien titré, quoique son short n'est pas mal non plus.


La prouesse technologique était presque invisible mais ébaubissait les masses populaires, piaffant dès la mire hypnotique et les trompettes malmoréennes de Marc-Antoine Charpentier qui n'aurait pu imaginer que son Te Deum atteignit un jour telle prestigieuse audience. L'hypnotisme se poursuivait durant le concours rythmé d'un répons multiternaire entre les langues autochtones et les subséquentes traductions, en français, langue diplomatique, et en anglais, parce que faut bien qu'on comprenne quand même. On y égrena des mélopées de points distribuées dans la plus irrationnelle mixture de goûts. Les transnationalités votantes peignent dans leur grand bordel amalgamé des tableaux oulipiens dont on découvre subjugués le décalage systématique de la qualité vers la miévrerie, sorte de S+7 mais plutôt -12. Ne boudons pas notre plaisir franchouillard, la France y glana en 1977 son dernier eurotrophée et nous ne dûmes plus depuis lors héberger coûteusement le concours de l'année suivante. Et pourtant nombreuses furent les victoires gauloises, bien qu'à vaincre sans péril on triompha sans beaucoup de gloire.

Anéfé, les 7 contrées initiatrices du raout guttural se battaient chacune avec deux candidats jusqu'à l'aube des années 70, ce qui permis à la patrie de Bergson de décrocher les lauriers par 4 fois en tout, sans compter quelques mercenaires qui décrochèrent la timbale au nom du Grand Duché ou qui firent de beaux accessits pour le compte de nos dépendances d'outre-Quiévrin, d'outre-Moselle et d'outre-Nationale 7, comme Michèle Torr multirécidiviste de l'Eurovision qui combattit en 1977 sous les couleurs monégasques avec le très ironique Une petite française, 4e quand même, ça cure le rectum !

Mais les rois du pillage des terres franques furent quand même ces banquiers de basse Sarre ducale qui nous piquèrent en vrac Michèle Arnaud, Jean-Claude Pascal (1er), Nana Mouskouri, Hugues Aufray, France Gall (1re en 1965 avec Poupée de cire, poupée de son de Gainsbourg), Michèle Torr encore, Sophie Garel (avec le grandissime Chris Baldo en 68 dont le Nous vivrons d'amour n'arriva que 11e), David-Alexandre Winter (oui, le père de, et grand rival de Dave dans les hit parades de l'époque), Anne-Marie David (une bonne copine à la Joëlle de Il était une fois), Jeane Manson, Sophie et Magaly (9es en 1980 avec l'inoubliable Papa pingouin, composé par Jean-Paul Cara, coauteur de la victoire de 77), Corinne Hermès (1e en 1983) et même la filière bruxelloise avec coup sur coup en 87 et 88 Robert Joubert (a.k.a. Plastic Bertrand) et Lara Crockaert (elle a bien fait de changer son nom pour Fabian, elle aurait été ridicule sinon). Certes, le genre était répandu ailleurs puisque canadiens, irlandais, australiens et autres ultramarins firent le bonheur hélvétique ou britannique en des temps où on ne rigolait pas du Commissaire européen aux transports.


Mais que seraient les plus brillants interprètes sans les plus grands chorégraphes,

 

sans de non moins grands couturiers,

 

et surtout sans d'excelllllents musiciens ?

 

Ah la dive Olympe qu'est l'Europe alors, le temps de ce que nous autres informaticiens appelons une putain de bonne soirée télévisée !


Mais que de moqueries pour ce vecteur de paix et d'amitié entre les peuples ! Aujourd'hui sont glorifiées les nations naguère écrasées par la torpeur des décennies communistes et qui s'éveillent enfin au monde dans des choeurs en sol majeur et paroles mineures, toutes d'énergie contenue exultant par là-même en cette orgasmique éructance de rythmes proto-baloches et post-Abba (Abba qui, ceci dit en passant, furent, n'en doutons pas, l'alpha et l'oméga de ce challenge culturel de premier ordre, mille fois imités, jamais égalés, mais trève d'anecdotes, on n'est pas là pour ça).

 

Pis, mieux que cet infâme et pathétique ralliement aux armées transatlantiques écrasant de leurs rangers hi-tech les sables ensanglantés d'un pétrole à pas cher, ces peuples déchaînés (hi hi hi) trouvent leur honneur en clamant au monde que la baltitude et le transcarpatisme valent bien l'atlantisme culturel d'une Europe des 9 à la botte du grand frère étatsunien. La stratégie des petits et des laissers pour compte de la diplomatie onusienne et des arcanes des conseils d'administration des multinationales passe désormais par l'étape Eurovision où on aura bon goût de frapper un grand coup en rompant avec l'universalité bélante de pacifisme pour l'affirmation outrancière d'une spécificité inédite de sa culture indigène.

En 2006, ce fut la Finlande qui s'y colla brillamment par le truchement de ses nouveaux hérauts de Lordi, mini séisme dans le mièvre ordonnancement attendu en de telles bacchanales chantées, se hissant au fait du podium avec son Hard Rock Hallellujah ! Une horde de brutes défrisa toutes les mémères bercées de Druckers nationaux commentant dans les affres de l'incomprehension la prestation des braillards silliconés du visage qui poussèrent l'outrecuidance à surjouer Kiss en beuglant des "Voitto tuli! Voitto tuli!" et autres "Lordi on tullut tunnetuksi tinkimättömällä show:llaan, rakkaudella työstetyillä naamioilla ja vaatetuksella sekä ennen kaikkea hard rockin kulta-ajasta ammentavalla jämerällä rockilla. " Ca pose là, n'est-ce pas ! Alors pas étonnant qu'ils nous narguassent au sein même de leurs démoniaques incantations par un "Euroviisuvoitto on vain yksi etappi maailmanvalloitukselle!" que nous n'oserons traduire céans, y a les gamins qui regardent.


Tu-tu-tut' ! rétorquerons-nous toutefois à Michel Drucker effaré et certain que les vilains ne gagneraient qued', pleins de leur vulgarité si peu digne de la classe traditionnelle que nous offrent depuis 5 décennies les prestations eurovisées. Car une écoute plus attentive de l'attaque lordienne nous fera découvrir le secret de leur réussite, 29 ans après la gloire de notre petite portugaise à nous : le riff d'attaque est identique ! (quelle alitération, j'en suis aterré). A quelques bémols près, la ligne mélodique des deux vainqueurs à une génération d'intervalle est commune. Est-ce là le secret de la réussite ? Écoutons sur bande originale, sans nous laisser divertir par le commentaire de notre Michou, et repassons plusieurs fois le riff d'intro :

 



Ca vous la coupe, hein ? Alors, si cette musique est magique, serait-il aisé de remettre le couvert ? C'est ce que tenta le compositeur de L'oiseau et l'enfant en rééditant son morceau réarrangé et réharangué par une pouffiasse d'origine polonaise cette fois ci dans une technoïsante version abrutissante, opportuniste glomérule gluant conçu pour que les 6-10 ans se l'arrachent en CD 2 titres, trousses, gommes à la fraise et autres produits dérivés aux couleurs d'une narcotique imagerie bisounoursienne en transe teletubbienne qu'on prendrait des champignons on aurait à grand peine le même effet, même des qu'on aurait importés du riant Brabant batave. Mais Karol n'est pas Marie ni Myriam, et sans le talent la vocalise n'est rien, comme dirait Marianne James qui s'y connait, elle, en jolie filet de voix sur des chansons de merde.


D'autres godelureaux à peine pubères salirent il y a peu, peste soit de ce tiers millénaire, les paroles d'amour de l'ode myriamesque pour un cross-over pitoyable eu égard à la gravitude que sont la faim dans le monde et les bouchons du dimanche soir au triangle de Roquancourt.

 


Hopopop ! Mario Cavallero ne s'en était pas laissé compté non plus. Flanqué de sa fidèle Lili Montès, il s'attela quelques semaines après la victoire mariale en la Perfide Albion à une de ces reprises que vous m'en direz tant.

Fidèle aux choeurs en soutien à la douce scie, scrupuleux dans le respect des violonnades de service, parfait dans la scansion du break au mitan de la chanson, c'est du grand Mario qui nous est servi dans ce 32e volume de Pop Hits, le Hit parade chanté, au milieu de reprises magiques d'un Nicolas Perrac partant (Je pars), de Martin Circus en garçons de plage pour une invite à une partie de bluette (Drague Party, sur l'air du Kill surf city des Beach Boys) et autres mouche magique et électronisante (Magic Fly) qu'on n'allait pas se priver de 14,50 francs au Radar Géant du coin. Le tout est servi sous une couverture du meilleur aloi où le grand Michel Laguens a ressorti sa robe à franges indienne et ses célèbres bottes glitter dont il chaussa plusieurs de ses manequins au gré de diverses séances à objet disco-illustratif.


Étonnamment gaie pour une fois mais toujours aussi coquine, la muse de Michel suggère en un mouvement de pas chassé le rythme requis pour certains des titres de cette compilation saisonnière, vraisemblablement plus sur fond de Sunny que du tube lusitanio-franco-européoannovisien au pinacle en cet article, morceau peu chaloupé soit-il, nonobstant il est vrai ses dernières secondes dont le retour de l'orchestre en grand tintouin aurait fait pâlir Lennon et Wagner qui n'ont pu rivaliser, respectivement dans le finale épique de Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band et dans l'envoi d'Un jour la p'tite Huguette, dont Richard n'était pas peu fier mais que Cosima raya d'un discret mais ferme trait de mine de son envoi mensuel pour enregistrement et protection à la Société des artistes protonazis de Bayreuth-les-Gonesse. Notre blonde donc est le joyau de la photographie selon Laguens, régulièrement servie sur les flancs quadrichromes des pires compilations que la France giscardo-pompidolienne sut connaître.


 

Souvent froide et néanmoins terriblement sexy, notre Anne-Marie de service, car il lui faut bien un prénom et que l'équipe de rédaction s'est raclée le cortex pour offrir un label à la belle inconnue, a souvent guigné le chaland des bacs de disques en lui faisant espérer des troubles émotionnels qu'elle savait pertinemment vains à l'écoute à venir du douteux parfum contenu en ces si désirables flacons, fragrance faite de noires galettes de polychlorure de vinyl sillonnées mollement de reprises des plus grands tubes du mois et qui seront pour la plupart vite oubliés sauf des nerds et autres giscardo-pompidolophiles, enregistrées en prise directe par les plus grands orchestres de baloche sous la baguette des Claude Dauray, John Christopher, Jean-Luc Ferré et autres Mario Cavallero mais aussi par des trompetistes émerites que furent Pierre Sellin et autres organistes inspirés, dont Eddy Driver qui donna à l'Hammond ses titres de noblesse au travers des sonos des plus grandes stations Fina de France et de Wallonie.

Claude Dauray justement, dont le Parade des succès n°26 de l'été 1977 offrit, outre un tracklist assez proche du Pop Hits 32 en dépit d'une orchestration des plus approximatives et d'interprétations à faire se compisser aux éclats Buster Keaton, un plan américain de notre gonzesse du mois, déhanchant son jean qu'elle avait un peu court, décidémennt c'est une manie, ils avaient un budget de fin de mois ou quoi ?

 

Plus encore, l'éditeur de chez Vygson devait être particulièrement charmé par la chouchoutte de Laguens car il la vautra plusieurs fois encore sur les couvertures de la série Parade des succès.


Chez Musidisc aussi on s'enticha de la blonde à qui on offrit l'unique privilège d'illustrer par deux fois la collection Pop Hits , comme ainsi pour la 31e livraison :


Étonnante séance photo qui offrit assurément plusieurs tirages de la même combinaison de ce mannequin intringuant, gainée de son ensemble vermillon au short minimal et au caraco frangé et chaussée de ce que nous autres informaticiens appelons dans notre jargon des bottes argentées à talons hauts, qui s'illustrèrent d'ailleurs aussi sur le Pop Hits 32 présenté ci-dessus.

On retrouva les poses de la même série sur le volume 4 des compiles Super Hits animées par le ringardissime Patrick Olier dont on s'étonnera qu'il fit carrière ensuite sous les ors de la République et sous les ordres de sa MAM publique (m'ouais...).


Et toujours la même séance et la même tenue pour inaugurer la série d'Ennio Rivolta à l'orgue Hammond pour nous faire danser sans arrêt :



Chez Delphine, label où on aime bien aussi les blondasses sexys, on offrit d'ailleurs par trois fois la minette à Ennio et ses touches en folie :


Et on avait déjà dévoilé pour faire patienter sur ce site la gueuze dans sa version guitaresque au service d'une série médiocre de covers instrumentales des grands tubes de chez Stax, sur le bigrement délicat label MFP, Music for pleasure, b'en tiens, tout le plaisir est pour nous.

On notera ici tous les canons de la mise en scène chère à Michel Laguens pour sa favorite : bottes argentées, version hautes, short glitter, version trad' au raz du moteur, subtile suggestion mamaire par l'entremise cette fois-ci d'un gros noeud (pouf pouf), blondeur détachée et regard pénétrant.

 

Ca met en appétit certains, mais c'est de la branlette à côté de la brandade à la Marie, Marie Myriam qui après quelques années à siruper les génériques de Candy, Casimir et autres Visiteurs de Noël s'est reconvertie comme tout bon footballeur qui se respecte dans la nappe à carreaux, le bacalao et le tinto verde en reprenant la gargotte paternelle à Charonne. On ira donc se régaler à L’auberge de Marie, 6 rue Planchat, Parie 20e, ouvert tous les jours excepté le samedi midi, le dimanche (midi et soir) et lundi soir, service restauration de 12h00 à 14H30 et de 20h00 à 22h30, animation musicale tous les samedis soir avec Jorge Mirando des Sol Latinos (Musique sud américaine). Formule à 19,90 € sauf samedi soir, carte à 30 €, dont la rédaction vous recommande la Cataplana de fruits de mer (servie pour deux personnes, prévoir 25 minutes).


Alors franchement, se foutre de la gueule d'un oiseau et d'un enfant, c'est vraiment minable.


Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 


Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Ecrire un commentaire - Voir les 40 commentaires - Partager    
Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 09:35
L'avenir désiré est enfin là

Cet article restera pour la postérité comme un espace de test. Il a hébergé secrètement de nouvelles fonctionnalités techniques, désormais disponibles en exclusivité mondiale sur Pop Hits. Ne cherchez pas dans cette page, vous ne les verrez pas, mais cet espace en fut le témoin véritable et attesté. Il fut aussi le théatre des premières évolutions graphiques de Pop Hits, qui subrepticement, au mitan d'un uiquène d'hiver, est entré dans une nouvelle ère.

Comme dans toutes les bonnes démocraties populaires, le présent article sera gardé comme relique d'une glorieuse révolution sur Pop Hits :

l'arrivée de la musique !

Pop Hits 2.0 !!!

Pour ne pas vous priver de votre ration de pochettes cheesy, voici pour vous une ch'tite photo.

Pour revivre cet événement plus important que le chanteur de jazz,
retrouvez pour la première fois en version live numérique Mario Cavallero,
son orchestre et sa chanteuse Lili Montès
sur notre article du moment, et à bientôt !



Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Voir les 3 commentaires Partager    
Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 20:54
Nouvelle version rééditée le 20 janvier : Pop Hits 2.0 est dans la place !
Attention : contient enfin des vrais morceaux de musique de Mario Cavallero en édition numérique inédite.

Faisons l'amour avant de nous dire adieu

Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va

Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va

 Je peux tout te pardonner
Et faire semblant d'oublier
Je veux bien fermer les yeux
Et faire tout ce que tu veux
Je veux bien te partager
Et ne veux te supplier
Mais reste encore
Je me ferai si petite
Que tu ne me verras pas
Et je me ferai si tendre
Que demain tu m'aimeras
Je serai toute d'amour
Et je serai toute à toi
Mais reste encore

Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va

Faisons l'amour avant de nous dire adieu
Avant de nous dire adieu
Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux
Puisque c'est fini nous deux
Faisons l'amour comme si c'était la première fois
Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va

Adieu

FééééééééééZon l'aaaMour! a'vant de 'nous dire Hadieu ! hurlait l'américaine Jeannette en implorant, soutenue par de primesautiers choeurs est-allemands, ce salaud qui la plaquait pour une pouffiasse sûrement radicale-valoisienne afin qu'ils s'ébattent une fois encore en souvenir de l'ancien temps, celui où ils n'avaient pas encore commis et qui semble avoir été magique comme ces dessins animés de Noël qu'on regardait couchés sur le ventre sur le tapis du salon la tête entre les mains et les mirettes écarquillées vers cette boîte qui offrait dans un camaïeu de gris bavants la crème des aventures extraterrestres d'un héros tchécoslovaque et de son chien atomique. Jeane devait d'ailleurs davantage se remémorer un Hannah Barbera en couleur car native du Nouveau monde ses émois primaires furent immanquablement et télévisuellement moins craignosses qu'en France, ce vieux pays de ce vieux continent qui est le mien.

L'héroïne du chef d'oeuvre de 1976 est prête à partager, à oublier, à pardonner, à nier son cocufiage pour revivre ultimement l'extase avec l'autre qui l'a déjà quittée et qui tromperait en l'espèce sa nouvelle conquète avec son ancienne compagne, ce qui n'est pas adultérin pour certains mais si tu touches à ma femme j't'éclate ta Ford Taunus connard. Force est de constater qu'au mitan des 70's, la nouvelle génération s'avilie plus que l'ancienne, déjà que celle-ci était prête à devenir l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien, et pourquoi pas de ses déjections, mais s'il te plait, reviens-moi je t'en supplie, je t'en supplie, je te donnerai des perles de pluie, tu verras c'est super bath. Manson, dans une spirale de désespoir que même Baudelaire et Bruel ils n'y arrivaient pas, s'autodésintègre tout nanogramme d'humilité pour se coller au plus près de son ex jusqu'à le suivre cachée sous le lit ou dans son slip tirebouchonné alors qu'ils pamoisent de conserve avec l'autre pouffiasse, vraisemblablement vagino-giscardienne.

Mais qu'on ne s'y méprenne point, Jeane Manson bien que fraîchement débarquée de l'outre Atlantique n'était pas de la dernière pluie.
N'est-ce que la grave et cuivrée voix d'une potiche cocue qui fit le succès de cette fiancée de Tarzan (car c'est Jâne qu'il faut prononcer son prénom francisé depuis Jean Ann, et non Djinn comme la toile Denim, n'en déplaise aux esprits malins) ? Pas du tout du tout ! Jeane fut bien plus qu'une chanteuse, car elle se servit d'abord de son corps à ses débuts. Plus précisément de son corps en mouvement sur les planches où elle débuta grâce aux conseils du grand Staasberg, pas le piano mais celui de l'Actors Studio, vu que le piano c'est un Steinway mais bon, on va pas chipoter. Jeane tourna même trois films avec Roger Corman, excusez du pneu, dont le troublant The young nurses où elle passe plus son temps en costume d'Eve sur une plage qu'à déblatérer du Keats ou du Shakespeare, alors même qu'elle eut naguère quelque chose de Tenessee mais ça ne dura pas parce que le laitier ne s'arrêtait plus là. De ce charisme pictural la donzelle céda aux sollicitations heffneriennes invitant à la Playboy Mansion la playmate Manson, consacrée sur papier glacé comme il se doit pour que ça y colle moins, aux doigts. Ce fut fait de part et d'autre de la grande mare d'abord dans un shoot étatsunien édité en triptyque central en août 74 et réédité 3 ans après dans l'édition française, tirant parti du succès de ce beau parti après son succès naissant d'un tragique appel à se faire re-prendre par un goujat.



Rha b'en la la ! diront immanquablement certains de nos fidèles lecteurs amourachés par les revues culturelles des années 70 et piaffant qu'on ne leur offre ici que la couverture alors que le contenu semble croustillant. Car il l'est, oui, croustillant, ce numéro de mai 1977. Le sommaire enchaîne
dans un diptyque aux titres terrifiants "le dossier Carlos" puis "La fin des gros", défroque la pensée du zélote de l'insurrection chrétienne le père Cardonnel dans une publication lubrique aux petites femmes effeuillées que l'Église ne saurait que mettre à l'index (la publication, pas les petites femmes effeuillées), et s'attaque au grand fléau de notre temps que même l'Express et le Point peuvent aller se rhabiller avec leurs minables comparatifs salariaux dans un courageux papier d'investigation sur "les cadres et la communication", on en salive d'avance dessus (dessus les petites femmes effeuillées, pas les cadres).

Il ne s'agit toutefois nullement d'une simple resucée de photos d'une jeunesse insouciante où une jeune fille se serait laissée aller pour
quelques dollars à lécher et la gloire promise devant les lentilles d'une saucisse de photographe pervers qui son rapt pictural commis recaserait les ektachromes à de licencieuses feuilles de chou où celles de vigne n'ont rien à faire.

De ces erreurs juvéniles on a toujours autant de mal à s'en dépaître qu'Haddock et son sparadrap infernal ou d'une vieille contribution rigolardo-coquine sur un forum d'usagers de Linux que les moteurs s'ingénient à placer en haut de pages premières immanquables à la vue de tout chef du recrutement et autres belles-mères en chasse des tares cachées des futurs convolants de leur innocente progéniture. Mais Jeane est volontaire et assume fièrement jeter à l'air et à la cantonade ses roploplos et autre piloupilou en recommençant plusieurs fois la démonstration au fil des pages de divers géants de la presse en couleur, dont Lui le magazine de l'homme moderne et de la femme objet ou le coquinou magazine Absolu (cf. figure 3) fondé comme nous le dîmes déjà par un Cloclo plus cul que cucul finalement. Au fait de sa gloire, Jeane persista dans la valorisation de la forme plus que du fond dont ne s'embarassait que peu le Justicier dans la nuit qu'était son compagnon d'écran Charles Bronson en 1983. Il faut enfin reconnaître que Jeane dénuée de toute farouchitude posa parfois dans des contextes esthético-fantasmatiques qui n'auraient pas juré sur des pochettes de collections telles Pop Hits (voir Fig. 69, les commentaires scientifiques sont des auteurs) dont nous glausames sous d'autres cieux :



On croirait s'égarer dans des anecdotes qui bien que croustillantes seraient accessoires mais c'est un fait : Jeane Manson est polymorphe et multispire, jonglant des toiles aux planches, de la quadrichromie coquine à la quadriphonie coquette, de la polésie qu'elle écrit aux soaps de TF1 qu'elle ronronna.

Internationnale plus que mercenaire, Jeane se sent chez elle dans le monde entier, prêtant sa voix au Luxembourg qui gagna ses premiers points à l'Eurovision par une nouvelle sensiblerie de midinette percluse d'amour pour un connard sûrement moustachu dont elle a
déjà vu ça dans ses yeux.
De sa jeunesse passée au Mexique elle garda un goût de l'authentique dont elle fit un album guantanameresque avec les incroyables Mariachi Mezcal dont on se pourlèche déjà les babines rien qu'au nom.
De son américanité surtout, outre son union télévisuelle avec l'autre expatrié que fut Joe Dassin sous le regard pastel de Maritie & Gilbert Carpentier, elle garda toujours ce charmant petit accent et le goût immodéré pour la seule musique qui réunit autant JR que Sue Ellen : la country music.

Courageuse enfin, elle n'a pas hésité à mêler pour une cause humanitaire ses vibrations glottulaires à un ensemble féminin polyphonique de toute beauté pour qui raffole des choucroutes 80's et des tailleurs à épaulettes de goëlands.

Alors qu'a-t-il pris à Mario Cavallero de jeter la pauvre Lili Montès dans les pas de la grande Jeane pour ce 25e tome de Pop Hits, le Hit parade chanté ? Écoutons studieusement pour juger sur pièces :



Comme toujours, l'orchestration est très ressemblante à l'original, le choix des instruments pourrait créer l'illusion, les choeurs dépressifs viennent pertinemment lancer le fado de la jeune éconduite. Pis ! Lili comme toujours pousse le professionnalisme à doubler à l'égal ou quasi la voix de son inspiratrice, jusqu'à prononcer à la chewing gum ses paroles avec force "pouisqueux" et autres "Aaaavant dé nu dire adieu", bien qu'on pourrait entendre autant son accent pied noir qui fait son charme lorsqu'elle reprend Rika Zaraï.

Saurait-elle relever le défi pour l'ensemble du répertoire de Jeane, de la country au gospel, du classique au sacré, de la mexicanerie à la russitude ? On pourrait le croire à l'écoute des covers des plus grandes stars de la variété internationale, de Dalida (Monday Tuesday, le strabisme en moins) à Jeanette (Porque te vas, les ovaires en plus), de Sylvie Vartan (Nicolas, slave et balancé) à France Gall, dont sa reprise par Lili du Besoin d'amour dans le Pop Hits 43 est extraordinairement troublant de ressemblance.

Alors Mario, nous savons céans pourquoi tu t'es usé aux portes des années 1980 et que tu as du fermer boutique : progressivement tu t'es privé d'une voix caméléon irremplaçable, et les vulgaires Aline Dubois surjouant ses braillardes inspirations et autres fadasses Karine Bouvier à qui tu fis partager les plages de tes disques avec Lili, réduisant d'autant les voix féminines montessiennesn n'y purent mais.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.



Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Ecrire un commentaire - Voir les 35 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés