kézakoi ?

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Enoch Light hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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Mode d'emploi

oh que c'est joli

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et ça papote...

et pis y a ça :

mais c'est où ?

english spoken

This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

pour fluxer vite

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 11:56
I was made for lovin you

Do, do, do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do


Tonight I wanna give it all to you

In the darkness
There's so much I wanna do
And tonight I wanna lay it at your feet
'Cause boy, I was made for you
And boy, you were made for me

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can't get enough of you baby
Can you get enough of me

Tonight I wanna see it in your eyes
Feel the magic
There's something that drives me wild
And tonight we're gonna make it all come true
'Cause boy, you were made for me
And boy I was made for you

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can't get enough of you baby
Can you get enough of me

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can give it all to you baby
Can you give it all to me

Oh, can't get enough, oh, oh
I can't get enough, oh, oh
I can't get enough
Yeah, ha

Do, do, do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do, do, do
Do, do, do, do, do, do, do

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can't get enough of you baby
Can you get enough of me

Oh, I was made, you were made
I can't get enough
No, I can't get enough

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can't get enough of you baby
Can you get enough of me

I was made for lovin' you baby
You were made for lovin' me
And I can give it all to you baby

Disco rock. Dis-co-rock ! La pochette française de la méga-daube de Kiss était on ne peut plus explicte. 594 000 galettes fourguées rien qu'en France. A titre de comparaison, c'est 5 000 de plus que Señor Météo, soit environ une demi-douzaine de terrains de foot. Un design chatoyant, avec des projos de discothèque et 4 rockers surgissant des vapeurs de l'enfer. Mais surtout l'accroche fatale, le teasing marketing absolu, ce fameux concept deleuzien qu'était le disco rock. Du disco + du rock : l'équation totale.
C'était bien vu : en 79, où l'hédonisme se disputait à la rage intérieure, tant la pochette que la musique de ce 45 tours maléfique répondaient aux aspirations d'une époque tourmentée par l'invasion du Cambodge et la mort de Tante Yvonne. Les punks étaient des bêtes, les Bee-Gees des lopettes. Alors pour s'encanailler tout en mouillant ses dessous de bras, sautiller comme une pucelle en hochant compulsivement la caboche, branlouiller dans le vide des Flying V imaginaires tout en giclant sa sueur sur le corsage Pimkie de sa belle-sœur au mariage de Brigitte et Roger (photographe à Château-Thierry), les démons-tarlouzes de Kiss en faisaient voir de toutes les couleurs.

Du noir, du blanc, de l'argenté surtout. Les 4 nouillorquais poilus étaient maquillés comme des 106 tunées, brillants comme des boules à facettes, bandants comme des bucherons drags queen, troublants comme les X-Men, moulés du bas comme des andouillettes sous vide. Glitters à la Rocky horror picture show, rockeurs tendance Guns and roses, Kiss jouait vaguement vite et fort en crachant du feu, ça aide un peu. La langue bien pendue, Gene Simmons se ruinait en plateform boots pour ne pas marcher dessus. Heureusement qu'il économisait sur les kleenex.

De toutes leurs croutes, la sauvagement maniérée I was made for lovin' you fut un choc que Pop hits, le Hit parade chanté n°46 ne pouvait pas laisser passer, comme beaucoup de grands artistes après d'ailleurs.

La version teutone par Queen of Japan (2000), popularisée par les 2 many DJ's, est sûrement la plus sexy. De l'electro-disco comme trop peu savent en mouliner, chic et trouble, bien qu'un peu molle et cliché revival 80's, plus moite en tout cas que l'infâme latino pop Paulina Rubio reine 2004 sur toutes les radio des Celio et Franprix de France et de Nanarre. La pochette de la lolita latina était des plus pop-hitsiennes, vulgos à souhait, options simili gros cul (merci photoshop) et "t'as vu mes os ? j'en ai plus qu'un" (merci les deux doigts coupe-faim), le top du moment pour vendre du slip sur MCM (avec un c, au temps pour moi). Avec ce squelette semi-charnu en porte-étendard, on s'étonnera peu que Patrick Juvet et Trust n'y trouvassent pas leur compte : le swing est corsetté dans un r'n'b prépubère que Jeane Manson elle-même ne souhaiterait pas au moment de se dire adieu. Nonobstant ces fautes de goûts, la Rubio version Kiss vaut plus que la soupasse des koalas (parce qu'il n'y a pas que des kangourous en Australie) de Killing Heidi, au nom autant rigolo que sa bouillasse post-grunge FM est nazebroque. Tout aussi pire, les rasants rappeux Dax Riders se sont cru malins d'abandonner leur hip-hop pourrave habituel pour une reprise hommage clonée, histoire de se prendre pour des graisseux. N'est pas Rick Rubin qui veut.

Reconnaissons un petit faible pour la version eurobeat de Dave Rodgers (c'est un pseudo, Dave est italien, comme Mario Cavallero est de Melun), idéal pour un super booster de 106 tunée. Autre schleu, autre style, Scooter propose sûrement la plus nullissime des covers. De la belle eurodance que même Hit machine volume cent trente-douze ne voudrait pas. Charly et Lulu en ont une poussée d'acné génital rien qu'à y penser.


Plus exotoc, et très charmant, une version Bollywoodienne sur Tamise à la chorégraphie limite abdulesque et aux variations très libres pour les paroles.

On en rit encore à Westminster.



Non, pour vraiment transcender l'hymne disco rock, la chanteuse shibuya-kei Maki Nomiya, ancienne moitié de Pizzicato Five, s'est alliée fin 2005 à Dimitri from Paris pour the cover. Suave et précieuse, kitch et moderne, ante-disco et post-rock, on fera difficilement mieux. Il semblerait quand même que les japonnais vouent un amour profond et débridé (hu hu) à ce morceau, à en croire les Satanicpornocultshop tout au moins.

I was made for lovin you était donc suffisamment gravos pour que Wikipédia en offre une page de commentaires, avec ébauche de quelques reprises, plus complètes d'ailleurs que ce que propose l'excellent Covers project, pour une fois. Les fanatiques se retrouveront en Suisse pour découvrir l'ampleur du désastre : 93 versions !


Et encore, celle de Mario Cavallero n'a pas été comptabilisée. Et c'est bien dommage, car c'est loin d'être la plus pathétique.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : pophits
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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /2006 21:16
Confidence pour confidence

Je me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.

Si vous voulez les caresses,
Restez pas, pas chez moi.
Moi j'aime sans sentiment.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.

Mais aimez-moi à genoux, j'en suis fou,
Mais, de vous à moi, je vous avoue
Que je peux vivre sans vous.
Aimez-moi à genoux, j'en suis fou
Et si ça vous fait peur,
Dites-vous que sans moi,

Vous n'êtes rien du tout.
Tout pour rien, rien pour vous.
Vous m'aimez, mais je joue,
J'oublie tout.
Confidence pour confidence
C'est toujours moi que j'aime à travers vous

Vous pleurez, révoltée, taisez-vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi je vous veux pour moi et pas pour vous.
Vous je m'en fous, tant pis pour vous.
Aimez-moi à genoux, j'en suis fou
Et n'oubliez jamais que je joue

Contre vous. Vous pour moi.
Sans vous, vous l'avez voulu, tant pis pour vous,
Aimez-moi.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.

Je me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.

Si vous voulez les caresses,
Restez pas, pas chez moi.
Moi j'aime sans sentiment.
Confidence pour confidence,
C'est moi que j'aime à travers vous.

Mais je me fous, fous de vous.
Vous m'aimez, mais pas moi.
Moi, je voue, vous l'aimez...

Schultheis, musicien chez Drucker ou pour Le Forestier, pas un punk donc, a réussi, avec sa rengaine du début de l'ère mitterrandienne, à fâcher quelques poignées de féministes, et même des femmes. Plutôt que de jouer avec les sentiments, il privilégie plutôt l'absence de sentiment comme point cardinal unique des relations qu'il recherche. Plus encore, il désire sa compagne de plaisir comme un objet qui doit s'agenouiller pour lui ( "Aimez-moi à genoux, j'en suis fou / Et n'oubliez jamais que je joue"). Ou est-ce même devant lui ?

Cela n'a pas empêché le Pr Tournesol du clavier de faire chanter la France entière, inconsciente des paroles qu'elle entendait pourtant très distinctement, et qu'elle fredonnait même par dessus le marché. Sans hoqueter.

Ce fut un peu la même chose pour Toute première fois de Jeanne Mas, que filles et garçons hahannaient dans les cours d'écoles et les cafés, les boums et les campings, jusque dans les aumoneries catholiques de l'enseignement public. Heureusement qu'il y eut deci-delà (surtout delà) quelque pasteur averti à l'oreille aiguisée, pour alerter oncque boutonneux en un certain lycée du Nord du caractère tout bonnement scandaleux du texte de la diva anarco-syndicaliste, que tout un chacun reprenait sans se soucier à tire-larigot turlute tutu chapeau pointu, et vas-y comme je remets 1F dans le juke-box. Depuis cette terrible découverte, je suis resté chaste. Je n'écoute plus Jeanne Mas.

Revenons donc à notre coquin Schultheis : non content de sa première mysoginie chantante, il a aussi produit en 87 l'excellemment subtile Va te faire voir, dont la pochette rivalise de finesse avec les paroles :
"Malheur à toi
De m'aimer trop ou trop peu
T'es trop jolie
Pour n'être pas malhonnête"

On aurait eu tort de s'en priver.

Mieux, Frisette, comme l'appelait sa maman qui n'avait pas tout compris, a conçu entre temps (82) l'habillage sonore de la grande émission culturelle Coco Boy, et plus particulièrement la musique d'ambiance de la séquence de la playmate. En vérifiant dans les archives INA pour redécouvrir cet inexpiable brûlot dont je ne comprends pas pourquoi je l'avais oublié (j'avais peut-être la tête ailleurs, qui sait), il n'y a pas de quoi être fier de cette lessivasse funky aux râles féminins en boucle en fond. Même pas digne des nuits de RTL 9.

Les pauvres filles se déloquaient gauchement sur une chorégraphie pathétique, entourées de la bande à Collaro roulant des yeux de pervers pépères et clignant complicement vers le spectateur, pensant sûrement à leur pauvre mère qui aurait désormais bien du mal à ne pas les appeler Frisette, tout comme leur coiffeur d'ailleurs (les pauvres filles, pas le spectateur). Et tout ce petit monde swinguait mollement mais ostensiblement aux saccades guitaresques d'un faux Chic et aux "haaa" et "hooo" d'une pouffe qui se croyait chez Gainsbourg alors qu'elle n'était que chez Schultheis. Même une pub de Tampax était plus bandante. Déprimant.

Mario Cavallero ne pouvait donc être inculpé (disait-on à l'époque) d'outrage aux bonnes mœurs en reprenant Confidence pour confidence pour ce 53ème et apparemment dernier opus de la série Pop Hits, le hit parade chanté. La France télévisuelle et chantante avait absout les péchés de Schultheis en lui faisant un beau succès. L'honneur des compilations de qualité restait sauf chez Musidisc, on allait pouvoir fermer boutique la tête haute et les dessous propres.

D'ailleurs, pour fêter ça, on a même eu droit à l'une des pochettes des plus vulgaires. On ne s'en lasse pas, la revoilà :
Les 80's n'avaient plus rien à envier aux 70's. Déjà que le logo Pop Hits venait de changer depuis une saison, que le lettrage des titres et du fameux bandeau rouge était tout pourri, et les photos surex (ne blâmez pas le photographe du site Pop Hits, il a même du renforcer les couleurs d'origine sur Photoshop pour que vous puissiez mieux vous rincer l'œil sur ce camaïeu de toisons). Comme quoi, il était temps que ça s'arrête.

De toute façon, la relève était arrivée : on pouvait désormais écouter de la daube en regardant des pauvres filles érotonazes, mais désormais ça bougeait et c'était gratuit. On appela ça TF1.


Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.




Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : pophits
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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /2006 22:11
Señor Météo

Et voilà l'averse qui tombe
Il n'y a plus de saison
Depuis qu'on a fait la bombe
Albert Simon

Aye señor Carlos
Ma grénouille est malade
Ayaye pauvre señor
Et elle n'a plus vingt ans
Aye quelle catastrophe
Le soleil est en rade
Elle avait annoncé du beau temps

(Refrain)
Señor Météo
Quando dit qu'il fait beau
Señor Météo
A glagla quel frigo !
Quando mi transistor esperansa calor
Il a tort !
Que dolor

L'été on s'enrhume facile
Et depuis les restrictions
On dort en costume de ville
Jean Breton

De Venise à Vesoul
Oublions le chauffage
Emporté par le fuel
Ne formons qu'un seul corps
Et de Toulouse à Toul
Aimons-nous davantage
L'amour est le seul vrai radiateur

(Au refrain)

Madame est là s.v.p ?
Oh non la madame est partie danser le chachacha
Señor Carlos
Le chachacha señor Carlos
En ville le chachacha

À la télévision
Tu annonces la neige
Il prend ses précautions
Je mets mon bermuda
Si dans tes prévisions
Tu promets le soleil
Je ressors mon parapluie à pois rouge

(Au refrain)

Est-ce pour le punir de quelque chose à venir que l'éminente Françoise baptisa son rejeton du double patronyme Yvan-Chrysostome ? Ou pour faire un mot compte triple ? En tout cas, ça devait grave chier des neurones chez les Dolto à la maternité en cet hiver 43, sûrement pour se venger d'une césarienne mal torchée. Il faut  avouer qu'on cotérise difficilement avec de l'alcool de topinambour. Ou alors ils n'arrivaient pas à réchauffer leur cortex vu qu'ils avaient brûlé tous leurs tickets de charbon (chez les intellos, on n'a pas toujours le sens pratique). Autant dire qu'on se les gelait.

Toujours est-il qu'on n'allait pas s'emmerder 107 ans sous prétexte d'une occupation mal organisée par le gouvernement de droite de l'époque, et qu'il était plus simple de s'appeler Carlos pour faire un disque d'or dans les années 1970, surtout sous un gouvernement de droite. Même Delerm aujourd'hui n'oserait pas s'appeler
Yvan-Chrysostome.

Comme le travail n'était pas fini, Joe, le fils du grand Jules, décida de composer avec son comparse Lemesle une petite comptine enlevée sur la pluie et le beau temps, histoire de rafraîchir les idées du barbu souriant.
Dassin nous gratifia d'un des plus beaux bouts de la chanson française, le mémorable "emporté par le fuel" dans le troisième couplet, consacré à la partouze comme il se doit. Il faut se souvenir que nous entrions alors dans les premières digestions du choc pétrolier, et que la fin 1974 était un peu tristounette. Il neigea le 11 novembre et Pompidou avait cassé sa pipe à charbon. Autant dire qu'on se les gelait.

Pas démonté pour autant, le grand Mario décida que le 17e volume de Pop Hits, le Hit parade chanté ne pouvait commencer 1975 sans reprendre le plus grand succès du moment. Ce fut fait, et plus tôt bien fait. Surtout pour ceusses qui s'escrimaient encore à acheter pour presque trois smig horaire la crème des ringardises du moment, version baloche 4 étoiles. Il faut reconnaître que Cavallero n'était pas le dernier venu pour émoustiller toute une salle polyvalente à la communion du petit dernier de la Janine de Château-Thierry. Il était encore meilleur pour les mariages, et mettait une ambiance du tonnerre de la jarretière à la soupe à l'oignon. Cela laissa pourtant songeuse la mariée du Pop Hits 17, qui n'avait apparemment pas froid aux os, elle (de là à suggérer le chemin de sa virginité en plein janvier, quand même, retenez-vous !), et qui semblait regretter de ne pas avoir opté pour l'orchestre de Tony Brams. Mais bon, c'est son beau-père qui payait, et elle hériterait un de ces jours de sa triperie rue Sadi Carnot. Patience, patience...

Mais ça, bien évidemment, personne n'ose le dire.



Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : pophits
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