le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 17:00

Britny700


Une bouteille de coke pour celui qui reconnaîtra le minois qui minaude derrière cette minette mutine.

Et un rail de peps pour celui qui saura relever le gant.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire

Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Fake album covers
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 2 commentaires
Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 11:00

abba-dancingqueenYou can dance, you can jive, having the time of your life

See that girl, watch that scene, dig in the Dancing Queen

Friday night and the lights are low

Looking out for the place to go

Where they play the right music, getting in the swing

You come in to look for a King

Anybody could be that guy

Night is young and the music's high

With a bit of rock music, everything is fine

You're in the mood for a dance

And when you get the chance...

 

You are the Dancing Queen, young and sweet, only seventeen

Dancing Queen, feel the beat from the tambourine

You can dance, you can jive, having the time of your life

See that girl, watch that scene, dig in the Dancing Queen

 

You're a teaser, you turn 'em on

Leave them burning and then you're gone

Looking out for another, anyone will do

You're in the mood for a dance

And when you get the chance...

 

You are the Dancing Queen, young and sweet, only seventeen

Dancing Queen, feel the beat from the tambourine

You can dance, you can jive, having the time of your life

See that girl, watch that scene, dig in the Dancing Queen

 

 

 

Pas des plus grandes tueries disco qui soient, la bluette gigotante de l’assiette fraîcheur suédoise préférée des clients d’Ikéa et des gays du monde entier (oui, vous avez bien lu : du Monde !) n’en reste pas moins un placement rentable pour les djidji en mal de chalands sur la piste du camping Lous Clamidious de la Grande Motte. Générationnelle comme pas deux, l’emballante ballade balance grave de chez groove dès le glissando de piano le plus célèbre de l’histoire des Doors et Jerry Lee Lewis réunis.

On regrette toujours d’avoir laissé le corsage vaporeux cramer sous le fer à repasser, sinon on se la rejouerait Agnetta, Björn, Benny et Anni-Frid plus vrais que nature, sautillant comme une pupute devant le miroir de la salle de bain. Rhaa, j’en ai les gonades qui se trémoussent rien que d’y songer.

À déguster :

  • en version officielle roots & hi-fi
  • en live on stage at the budokan please no smoking and no stage diving,
  • en chouchou sucré avec l'antipodesque et touchante Muriel
  • en ridicule fadasserie mondialisée bien qu'également antipodesque de la néanmoins brûlante Kylie,
  • en extra-delight guest introductive par Erasure et son mythique Abba-esque ep bien plus frais qu’une comédie musicale de Zénith de province 
  • ou en version choucroutée du meilleur aloi :

 

 


Avec un tel groove nordique, on s’étonne que Lordi écrase l’Eurovision. Béotiens va !


Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.


 

abba



Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Disco machine guns
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 3 commentaires
Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 17:00

Football

 

Dans les vestiaires avant de rentrer
Pour commencer à nous échauffer
Tous en choeur nous chantons
On est les rois du ballon

Quand on arrive sur le terrain
On les entend frapper dans leurs mains
Avec eux nous chantons
Saint-Etienne sera champion 

allezlesvertsAllez !
Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters
On va gagner
Ça c'est juré
Allé-ez
Allez

Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
Nous on joue au football
Et on n'a pas de frontière
Main dans la main
On va plus loin, plus loin

Allez, Alleeeeeeez les Verts

Les supporters sont venus de loin
Ils sont fidèles, ils nous aiment bien
Ils font sauter les bouchons
Quand Saint-Etienne est champion

 

La honte planétaire d’une équipe de branlouzes gominées humiliant une nation fière de son football Panini n’aura même pas été rédimée, atténuée, adoucie, par une compensation primesautière en la traditionnelle guillerette ballade d’encouragement qui reste dans nos cœurs et dans notre patrimoine chanté. Las, la FFF se fout du monde et aucun hymne officiel ne rachètera cette pathétique saison internationale cuvée 2010.
Là où nos sympathiques hôtes ont su égayer les représentations télévisuelles mondiales par le bourdonnement nauséeux de leurs joyeuses vuvuzelas, les cohortes vagissantes des bistrots et places à grand-écran tricolores désespérait disposer d'aucune chansonnette à beugler pour soutenir la troupe de souteneurs multimillionnaires qui cavalait vaguement à la quête d’une baballe à enfiler au fond d’un filet. C'était pas les
initiatives qui manquaient pourtant.


domenech.gifDingue ! C’est pas de mon temps qu’on se serait laissé aller à une si piètre impréparation. À l’époque, on savait convoquer les Dalida, les Monty, la crème de la glotte hexagonale gloussant des refrains vertigineux d’esprit en hommage appuyé aux moustachus chevelus qui naguères baguenaudaient en culotte polyester sur des gazons clos de murs teutons. Clos et bien claquemurés vu que longtemps le français footballeur se cogna des schleus dans le cigare au moindre virage, contrecarrant ses rêves d’étoiles et de coupes. Brefle, on se rabattait sur les matchs le dimanche tantôt, nos héros avaient la coupe de cheveux des Jackson 5 et leurs publics de Guingamp à Gueugnon se moiraient de couleurs qui chattoyent presque ton sur ton avec la couperose ambiante, mêmes arcs-en-ciel qui maquillaient mémère et l’enfilade de gnons à suivre dans sa margoulette dès la sortie du match de son époux aviné (embierré plus souvent, d’ailleurs : la boisson nationale n’a jamais su conquérir les gradins faute d’avoir su se diffuser en canettes aisément jetables sur la tronche aux connards d’en face).


Notre témoignage d’époque (le skeud en couv au dessus, là, un vrai de vrai édité chez mfp, vous ne croyez quand même pas que nous avons aussi mauvais goût pour inventer de pareilles pochettes même si on est capable du meilleur) n’est pas de la pire espèce, oh la la, loin de là. Cette gallette convie en 40 minutes et 11 (oui, onze, remarquez la finesse) titres la fine fleur des équipes de D1 d’alors, nonobstant un oubli coupable du Allez Stade de Reims, rapport que les Rémois de 77, bien que l’ombre de leurs anciens avaient quand même encore combattu au plus haut niveau de la finale de la Coupe de France perdue l'année précédant l’édition de ce disque magnifique : 1978.


France7878 donc. Un 33 tours de 78, résolument moderne (j’ai comparé avec un 78 tours de 33, y a pas photo : c’est comparativement résolument moderne), gravé de l’œuvre des Crévaindieu, ensemble choral monté pour l’occasion par l’immarcescible Gérard Doulssane. Mais si, souvenez-vous : ses disques de comptines pour enfants, ses compositions paillardes comme Tout nu ou Effleurer Marguerite, sans oublier 
Vive le Onze de France, L’hymne à la coupe du monde, du grand art dans une cohérence toute vaticane ! D’ailleurs, davantage que de Coupe du monde, on causait alors du "Mundial", qu'on articulait "Moune’dial", avec ce petit air exotico-hispanisant qui nimba 3 coupes du monde d’affilée, de l’Argentine dictatoriale au Mexique et ses intempestifs interludes de mariachi pour faute de rupture de faisceau, en passant par la Lorraine sévillane et un coup de saton dans les ratiches à Battiston. À ces époques, c’était la chanson qui rassérénait les immanquables échecs, la faute aux poteaux carrés, aux boches brutaux et aux sangliers qu’avaient sûrement mangé un truc trop lourd.

En ces temps vierges de l'hédonisme studio-line et de l'individualisme mercantile, la chanson de supporteur était une mobilisation pour aller de l'avant derrière les joueurs, tous ensemble tout devient possible, on ne se regarde pas le nombril à soi mais dans celui de la Patrie, allonzenfans et tout le tintouin.


 

On savait parfois améliorer le brouet musical souvent plus proche du rata de casernes que de la barbapapa par l'adjonction des voix de la France éternelle, les domestiques, celles qui entrent dans la maison par le fenestron et dans la 504 par le blaukpunkt calé sur RTL, patinées par le cirage sur les pompes aux dirigeants, voix pour certains encore en formation mais si prometteuses (seul Drucker saura mieux s'éclaircir la voix après léchages de culs en cascades) qu'on les bombarda sur le champ porte parole officiel :


On s'étonne qu'avec ça l'équipe pilotée par Michel Hidalgo n'a pas dépassé le premier tour argentin. Les contributions plus érotico-martiales d'une speakerine rigolarde et d’une immigrée italo-égyptienne ont donné plus d'allant en 1982, propulsant jusqu'en demi-finale la bande à Platoche, un semi-métèque de ceux dont la France rassie des supporteurs de foot aime parfois à s’enticher pour cacher son racisme ordinaire derrière quelques bons immigrés polaks (Kopa), ritals (Platini, donc) ou kabyles (le Zizou musqué, qui évita la honte de la pub SFR pour ne pas devenir le plus célèbre kabyle téléphonique). À part ces quelques cautions pas complètement d'chez nous mais bon c'est pas pareil, y travaillent eux, la haine de l’autre est souvent portée en étendard par les Dupont-Lajoie qui se passionnent pour le foot. Leurs chants de stades et de bars glorifient la rage destructrice en des Marseillaises au petit pied, faut écraser l’abruti de l’autre côté du stade, lui « faire mordre la poussière », « On est chauvins / On n’y peut rien / Au fond c’est humain », sic transit et toute cette sorte de choses.

 

C'est pitoyable et paradoxalement on se régale des géniales bien que basiques paroles de Raymond Lefèbvre sur la délicieuse musique de Bachelet pour la pépite cinématographique de Jean-Jacques Annaud Coup de tête, en 79. Ce texte terrien, terroirien, qui accompagne les pérégrinations d'un Trincamp amateur qui fleure bon la province réelle (et la province légale), ce livret n’est que si peu caricatural qu’on va s’en prendre une rasade et qu’on cliquera en-dessous pour s’en farcir également les esgourdes et après aussi pour astiquer les mirettes et les zygomatiques par surcroît :

 

 

La victoire au bout du pied
Et la gloire au fond des filets
L'ennemi désemparé
Nous vaincrons, nous serons les premiers

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Sur le stade les vainqueurs 

Sur la balle les meilleurs
Garde-à-vous petits footballeurs
Le Voilà, le voilà le bonheur

 

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

 


Il faut quand même reconnaître qu’à l’époque, lorsqu’on choisissait des hymnes, ça jactait en français. Pas cette ringardise mondialisée que fut la réutilisation anachronique de la tuerie de Gloria Gaynor par une multinationale du short pour mieux refourguer son produit invincible black blanc beur. Balancer une musique apatride aux paroles incomprises à ces meutes bêlantes s’accaparant la victoire de 11 hydrocéphales chahuteurs de vessie de porc, faut pas s’étonner que l’esprit de la chanson de supporteur national se perde et, partant, que les équipes perdent l’esprit du sport simple, collectif, généreux, patriote et viril.

 

Ah… si Francis Lalanne ou Diam’s nous avaient gratifié en 2010 d’une antienne francophone et entraînante, pas une médiocre rigoulardise  narquoise, peut-être qu’on ne passerait pas nos vies sur google à traquer qui est le traître et qu’on se consolerait à siffloter un doudou musical réconfortant. L’énergie communicative d’une bonne chanson, y a que ça de vrai sur le groupe (pas le groupe Crévaindieu qui gratte et qui tape ses instruments, non, celui qui tape la baballe, « le groupe », comme on dit dans notre jargon de coachs quand on cherche à valoriser l'abandon de tout amour propre dans un troupeau de collègues de bureau). Avec une belle chanson, nos gars auraient peut-être soudé leurs égos en un collectif.

poules-jardin Remarque, ça n’apporte pas l’intelligence, le collectif. Avec en tout 23 neurones, collectif ou pas, on va pas beaucoup plus loin qu’une poule (quoique, au moins, c’est grégaire, la poule, et ça joue souvent collectif, la poule, quand elle est avec d’autres poules (pasque quand elle est toute seule, elle est plutôt du genre à se la péter genre « La vie de ma mère va t’faire enculer sale fils de pute que j’irai pas dans ton plat au four, sale fils de pute », vous voyez le genre de poule (ça donne envie de la taper, la poule))).

 

Bon, on ne va pas y passer Noël ni le 14 Juillet (ni même le 22 juin) et nous allons derechef déguster une bonne tranche de verdure, vu que c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait quand même les meilleures tambouilles.

Et pis en ces temps de bachot, l’épreuve de français, qui devrait s’enorgueillir l’an prochain dans la liste des nominés à l’étude grammatico-stylistique de l’entrée du vieillard maniaque (de Gaulle sans son registre « J’ai les mémoires qui flanchent » aux envolées villepineuses des grands heures), le bac français, donc, nous rendrait service à se pencher un jour sur les subtilités palimpsestes de ces quelques vers (évidemment les plus forts) qu'on ressert pour les analyser pied à pied (les vers) :

« Qui c’est les plus forts
Évidemment c’est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters

On va gagner
Ca c’est juré

Allé-ez

Allez ! »

C'te style ! C'te syntaxe !!! Ça enfonce quand même largeosse pépère Victor. Et en plus, il y a de la musique aux pieds de ces vers, trop d’la balle.

 

Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.


 

Par Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - Publié dans : Cheese cake covers
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 6 commentaires
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