le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

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Pop Hits, le hit parade chanté

Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 10:29
Le chasseur

Il était cinq heures du matin
On avançait dans les marais
Couverts de brume
J'avais mon fusil dans les mains
Un passereau prenait au loin
De l'altitude
Les chiens pressées marchaient devant
Dans les roseaux
   
    [REFRAIN]
    Par dessus l'étang
    Soudain j'ai vu
    Passer les oies sauvages
    Elles s'en allaient
    Vers le midi
    La Méditerranée
   
    Un vol de perdreaux
    Par dessus les champs
    Montait dans les nuages
    La foret chantait
    Le soleil brillait
    Au bout des marécages
    Avec mon fusil dans les mains
    Au fond de moi je me sentais
    Un peu coupable
    Alors je suis parti tout seul
    J'ai emmené mon épagneul
    En promenade
    Je regardais
    Le bleu du ciel
    Et j'étais bien
   
    [REFRAIN]
   
    Et tous ces oiseaux
    Qui étaient si bien
    Là-haut dans les nuages
    J'aurais bien aimer les accompagner
    Au bout de leur voyage
    Oui tous ces oiseaux
    Qui étaient si bien
    Là-haut dans les nuages
    J'aurais bien aimer les accompagner
    Au bout de leur voyage

Passons rapidement sur Le sud, résurrection de Ferrer en 75 aussitôt enterrée par Mario Cavallero qui la massacre sur ce Pop Hits n°19, pour nous intéresser à la non moins nullissime reprise du Chasseur de Delpech (Delpech qui, à la différence de Ferrer commença à déprimer assez tardivement et rata assez tôt son suicide, lui). Le chasseur, hymne à la culpabilité bobo, prolégomène  au terrible aveu de la rupture avec la nature, la tradition, la pêche et la chasse que fut l'année d'après Le loir-et-cher. Les Verts et Ségolène vont se battre pour utiliser Michel dans leurs meetings de campagne, tellement il fut précurseur d'un militantisme du dégout de la sauvagerie des us de la France profonde. On entendra des chœurs de vierges hululer l'amour aux oies sauvages. Haaaa.....

Mais je m'égare.

L'hommage actuel des parisiens de Delpech Mode devrait inciter la Star academy, propriété d'Universal également tenancière du catalogue de Delpech, à remettre l'ami Michel au goût du jour. De bien belles reprises à venir !

Pourtant, la musique n'est pas tout, sinon comment expliquer le succès de la collection Pop Hits. L'érotisme prisuniquien des pochettes attirait le chaland, déjà en mal d'économies et souhaitant tous les tubes du moment pour 29,95 F (selon les époques). Une belle photo et hop, le tour est joué, la concurrence est sauvagement écartée. On dissertera un autre jour sur le concept, l'esthétique et l'impact. Retenons aujourd'hui que c'est à nouveau le grand photographe Michel Laguens (un autre grand Michel) qui illustre notre pochette numéro 19, tout comme celle de la précédente chronique d'ailleurs (Du vent dans les voiles).

Michel Laguens donc, au style hamiltonien mais presque, roi des floutés et des shorts en lamé ou en strass, maître des semi-dénudements suggestifs à l'érotisme homéopathique, pygmalion des blondes fliasses mais parfois mignones. Quand célébrerons-nous dignement Laguens par une rétrospective à la Maison de la photo ? un beau catalogue Taschen ? ou un dvd pédagogique en supplément de Réponse à tout photo ? Hein, quand ?

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 4 commentaires
Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 11:49
Manuréva

Manu Manuréva

Où es tu Manu Manuréva
Bateau fantôme toi qui rêvas
Des îles et qui jamais n'arrivas
Là-bas

Où es-tu Manu Manuréva ?
Portée disparue Manuréva
Des jours et des jours tu dérivas
Mais jamais jamais tu n'arrivas
Là-bas

As-tu abordé les côtes de Jamaïca
Oh ! héroïque Manuréva
Es-tu sur les récifs de Santiago de Cuba
Où es-tu Manuréva
Dans les glaces de l'Alaska
A la dérive Manuréva
Là-bas

As-tu aperçu les lumières de Nouméa
Oh ! héroïque Manuréva
Aurais-tu sombré au large de Bora Bora
Où es-tu Manuréva
Dans les glaces de l'Alaska

Où es-tu Manu Manuréva
Portée disparue Manuréva
Des jours et des jours tu dérivas
Mais jamais jamais tu n'arrivas
Là-bas

Manuréva pourquoi ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les apparemment creuses paroles de Manuréva ne furent pas écrites en 1979 par Chamfort sur une musique de Gainsbourg mais le contraire. Le charme déchirant du single doit donc bien plus au jeune éphèbe trentenaire qu'au vieil érotomane en devenir.

Mais que serait la plus belle des chansons sans une interprétation du tonnerre ? N'est-ce pas Mario Cavallero, magnifique massacreur de baloches, en collaboration exceptionnelle avec l'International disco band (Pop Hits, le hit parade chanté n°47, 1980) ?

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 1 commentaires
Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /Août /2006 10:10
A la pêche aux moules

A la pêche aux moules, moules, moules
Je n'veux plus y aller maman
Les gens de la ville, ville, ville,
M'ont pris mon panier maman
Les gens de la ville, ville, ville,
M'ont pris mon panier maman

Voici le court chœur cœur de cette inénarrable scie ressucitée du fond des âges par Jacques Martin et sa bande du Petit rapporteur en 1975. De nombreux filoux surfèrent sur la remontée dans la mémoire collective de ce chef d'œuvre de la chanson traditionnelle française.

Le premier "voleur", car il se fit les noisettes dorées grâce à un gant de toilette ressemblant vaguement à un volatile terrestre et sodomite, fut David Michel, l'animateur barbu au capiot ridicule de Nestor le pingouin (le fameux gant de toilette ressemblant vaguement à un volatile terrestre et sodomite précité donc). Prenant la balle au bond, Michel sortit un 45T (agrémenté d'hommages quelques peu appuyés dans des couplets ad hoc à tonton Martin pour faire passer la pilule). Le tenancier du dimanche télévisuel public en fut assez saumâtre, car lui ne gagnait aucun fifrelin, à défaut le la gloire et de la popularité dans tous les campings, mariages et bistrots de France.

Mais d'autres aussi en firent des adaptations :
- Claude Dauray pour Titi et Gros Minet (avec un petit sketch adapté)
- ces mauvais imitateurs de Pierre Saka, Patrick Burgel, Gérard Gustin et Jacky Giordano, qui alternèrent le refrain avec des couplets de VGE, Julien Clerc, Aznavour, j'en passe et des pires,
- et ce ce parangon de la France éternelle Bézu en 1991, avec un rap qui entrecoupe poujadiquement le refrain.

Mais aucun, aucun dis-je, ne vaut l'interprétation subtile et mouillée de Mario Cavallero, son orchestre et ses chanteurs dans ce 23e volume de Pop Hits, le hit parade chanté.

Et ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Par Mario Cavallero Jr - Publié dans : Pop Hits, le hit parade chanté
Si ça vous dit d'en causer, ne vous gênez pas - Ouh pinaise ! y a 1 commentaires
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