Pop Hits, le hit
parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité
française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!
This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.
Découvrons aujourd'hui une magnifique bande dessinée non éditée en album, disponible sur les réseaux. On cliquera ci-dessous pour
s'accompagner musicalement, et voilà tout.
Quoique...
Une petite surprise supplémentaire en fin de billet...
Cet arrogant "on va se gaver de hits trop pop !" pourrait n'être que vaine incantation s'il n'était adossé sur un complexe technico-industriel de première bourre, gage d'une puissance de feu rarement développée en dehors de la Columbia des grandes heures.
En 2012, l'ensemble des équipes de Pop Hits (le site) et leurs partenaires mobilisent un arsenal aussi complet que performant, aussi
innovant que moderne.
Voyez-donc :
Au cœur de la richesse pophienne, les disques 45 et 33 tours emballés dans de superbes pochettes, les pépites comme les tout-venant,
des milliers de galettes encartonnées sont récollées, compilées, classées et estampillées au sein du désormais mondialement connu Fonds Mario Cavallero Jr
pour l'édification vynilique de la jeunesse®.
Les thématiques du Fonds sont riches : par-delà les 54 volumes de la collection Pop Hits, le hit parade chanté (les disques,
et quelques musicassettes et cartouches 8-tracks), éditée 10 ans durant chez Musidisc sous la houlette du magicien Mario Cavallero, de son orchestre et de ses chanteurs, le Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vynilique de la jeunesse®
est abondé chaque semaine par le meilleur de la production discographique internationale, déniché dans les plus infâmes
dépôts vente et les plus agrestes vide-greniers.
Les visiteurs des réseaux sociaux connaissent quelques rayonnages du Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vynilique de la jeunesse®, grâce à une
récente visite privée au cœur des mythiques Mario Labs (accès restreint aux
invités).
Les Mario Labs, parlons-en ! Les Mario's creative conno multimedia laboratories®
ont été fondés jadis par la fine fleur de l'ingénierie graphico-musicologique. Des techniques de pointe sont développées pour numériser les ressources visuelles et sonores de l'ancien
temps.
Cet œuvre monumental de collecte et de numérisation serait stérile s'il n'était mis aux yeux et aux oreilles du monde (ui, vous avez
bien lu : du Monde !), au travers des outils du dernier cri :
Pop Hits, le site résolument 7.0, que vous connaissez tous, et qui va fêter dans
quelques jours ses 5 ans, 7 mois et 11 jours. Un tel événement sera marqué par une exceptionnelle non publication de billet sur Pop Hits (le site).
Pop Hits, ce sont aussi des éditions musicales, dont le label Pop Hits records
fait la joie des mélomanes avertis. Rien qu'en ce mois de janvier 2012, il se peut qu'une
compilation soit éditée, c'est pour dire !
Sans rougir de sa grande sœur phonogrammatique, la petite maison d'édition Pop Hits
books se targue d'un catalogue particulièrement étique, parce que vide. Ce qui ne saurait pour autant manquer d'intérêt : car oui, Pop Hits books ne seront-ils pas un jour les
éditeurs du nouveau Pulitzer, Saul-Loup de son état ? Hm ? Alors n'injurions pas l'avenir.
En attendant, nous lisons les livres des autres, et c'est pas beaucoup
pire que si c'était pas.
Enfin, derrière toutes ces organisations, ces outils, ces disques et ces gros bits, Pop Hits est avant tout une aventure humaine. Ses équipes sont trop nombreuses pour pouvoir toutes les citer ici, et chacun saura rendre grâce à ces infatigables mineurs du
savoir discologique. Dieu les attends à son banquet à sa droite, avec une bonne binouze pour fêter ça, mais le plus tard possible hein, on a encore plein de trucs à faire ici bas.
Brefle, de telles excellences sont heureuses, mais d'aucuns chaffouins ou moranesques douteront de la réalité de cette beauté
organisationnelle.
Ah, les Béotiens...
Voici donc la démonstration par l'exemple des ressources, celles du
Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vynilique de la jeunesse® comme celles des équipes digitales des Mario Labs
qui se sont dépouillées pour compliler en une image édifiante et solennelle la crème de la crème de la galettologie musicale. Le résultat étant notre carte de vœux 2012, délectable en tête de
billet.
Admirez :
D'abord, on a mis de ça, du bon, du lourd, de la compile de succès pour danser comme on n'en fait plus.
À l'époque, les éditeurs discographiques faisaient un véritable travail conceptuel. Ce n'était pas encore l'heure dramatique des
producteurs tout puissants, ni, pis, celle des "artistes" ! Ces éditeurs développaient du sens, et y fourraient ensuite divers
enregistrements qui contribuaient à révéler ce sens.
Pour celà, les titres des disques, parfois bien étonnants comme cette Spoutnik Party témoin de son temps des grandes
découvertes spatiales, les titres des disques, donc, étaient justifiés, tout comme la logique de la programmation et de l'usage à faire du-dit disque. Généralement, un corpus éditorial plus ou
moins sérieux était développé au dos de la pochette.
Nous ne saurions vous cacher le dos de celle de la Spoutnik party, avec ses commentaires, les titres, et les promesses
d'autres disques tout aussi passionnants.
Bon, c'est un peu n'importe quoi, mais on retrouve bien l'insouciance de cette époque, où se mêlaient naïveté et professionalisme,
musique de merde et techniques de pointe.
Sans parler de l'ambiance spatiale, qui faisait alors les riches heures de la space age pop, à qui il nous sera difficile de
continuer à ne pas consacrer un billet spécifique.
Toujours est-il que les dénommés Jacques Ledrain, dit "Frisette" et Guy Bertret, dit "Bébé Lune", programmateurs de la ci-devant
compilation spoutniquienne, n'étaient pas les premiers venus : auteurs de chansons (dont l'adaptation française de Zorro), animateurs de radio grand-ducale (animateurs qui alors étaient
également les programmateurs musicaux, ce que nous autres dans notre jargon de petits péteux plein de morgue appelons des Disc Jockeys, ou
également DJ), Ledrain et Bertret programmèrent pour des disques 33 et 45 tours de bien belles de ce qu'on n'appelait pas encore les playlists.
Poursuivons la découverte en plus grand des disques vaguement visibles dans nos vœux annuels. On vous en jette deux louches, aussi
indispensables à posséder qu'ignobles à écouter.
La dernière pochette est signée Michel Laguens, et l'ami Pol Dodu m'avait
naguères fait saliver sur celle-ci par ses déclinaisons en divers supports, désormais intégrées en plusieurs
versions au sein du Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vynilique de la jeunesse®, 33 tours (ci-dessus) et 45
tours.
Avant de passer à la suite, si la photo de la compile Crazy Pops file les jetons, nous vous proposerons pire un de ces 4 dans
la même série.
Ensuite, intercalons un bien bel enregistrement, compilant le meilleur de ce que le grand Mantovani a bien voulu offrir aux masses en quête de musiques de films à bas prix. Ce n'est pas trop nul dedans, mais c'est surtout magnifique dehors,
une de nos pochettes chouchoutes.
On remarquera l'état approximatif de la pochette, signe du délicat travail mené par nos équipes sur des supports qui perdent de leur
qualité au travers les âges. Récemment, nous avons débauché l'équipe en charge de la rénovation de la Sixtine pour améliorer le travail de restauration entrepris à la main sur chacune des pièces
de nos collections du Fonds Mario truc pour l'édification machin chouette®.
Bien évidemment, personne n'en doute : de telles ressources sont requises pour un tel patrimoine en péril...
Allez zou, deux petits formats maintenant, à jouer en 45 tours sous votre diamant (ou saphir). Comme les disques précédents, nous vous
rappelons aimablement qu'ils sont visibles sur la carte en tête de ce billet, sur et à côté du pick up de la pin up très pop hit dont
certains se demandent qui peut-elle être.
Patience.
Pour la bonne bouche, voici d'abord le grand Jerry Mengo, roi du mambo, prince
du cocktail swing, cador des compiles à danser à l'aube du renouveau gaullien, et dont l'opus suivant surfe sur la vogue du houla hop ("You know, for kids !"), véritable phénomène ludique comme musical.
Josette Chouleur, impérissable comédienne des années 50, connue alors sous le nom peu sexy d'Agnès Laurent, prête son déhanchement pour vanter l'usage du tuyau sans fin ludique, en se la pétant avec pas moins de 5 cerceaux, visiblement en train de lui tomber sur les
chevilles. Prétentieuse va !
La filiale française d'Odéon nous régale par l'édition hexagonale d'authentiques twists de Cincinnati.
"Danser ? oui ! mais sur les disques Odéon" est-il clamé en dos de cette pochette à la photo non signée, toute pleine de
rotin et d'escarpins, de vertes jupes ouvrant sur le galbe d'un quatuor d'anonymes mollets et de fines mains tout aussi inconnues.
À présent, parce qu'il ne faudrait pas sacrifier au bon goût sous prétexte d'une jolie carte de vieux vœux, la maison Symco édita un bien drôle d'assemblage, dont le concept fut plusieurs fois repris, celui de la compilation permettant de faire danser
à la fois les vioques et les gosses. Lisons la note explicative de cet étonnant Copains croulants dans le vent, rédigée en petit en dos de cet album :
"En sortant cette Surprise-Partie, Symco a pensé aux jeunes aux Copains [sic] et... à tous les autres, à vous, à nous, les
Croulants.
Nous avons donc réuni sur ce 30 cms quatorze morceaux, quatorze succès, ceux que vous danserez demain, et ceux que l'on dansera
toujours, le hully gully et la valse."
Ainsi sombra la gloire du monde...
Brefle, au vu de cette magnifique série de pochettes incorporées subtilement dans notre carte annuelle, on ne saurait donc douter des
qualités vantées en tête d'article des ressources exceptionnelles mobilisées par Pop Hits (le site) et toute son armada.
Mais, plus encore que l'excellence de ce travail discologique, la classe Mc Fly se lit dans le choix très pertinent de notre mannequin
maison, après une anonyme en 2010 puis
Joan Collins en 2011, choix qui ne souffrent,
cette année comme les précédentes, aucune contestation. Et ce bien que la brunette soit, une fois n'est pas coutume, notre contemporaine, nonobstant son accoutrement pour le moins...
rétro.
Bernie Dexter, car tel est son nom de scène, a un double blase de serial killers
dupontello-miamesques et un couteau tout pareil (de serial killer), une ligne de vêtements rien qu'à elle et un faux air de Betty Page tout autant.
Bien qu'elle se dise davantage influencée par Ginger Rodgers, la moue et la coiffe de Bernie ne laissent guère de doute sur
l'influence que joua sur elle la reine des pin ups, qui nous quitta il y a 3 ans déjà.
Pas étonnant que la rouée et commerçante Bernie taise cette influence un chouia salace, dans un marché étatsunien aussi coincé
du cul qu'une chargée de clientèle à la surcursale amiénoise du Modem en train de suçoter un
Flanby. Pourtant, pas de quoi se relever la nuit lorsque Bernie copie Betty et se trémousse sans jean sur Gene. C'est donc c'est bien logique qu'elle ne s'en revendique point trop mais.
Ceci étant, sur la photo que nous avons détournée ce jour, elle joue la pose à merveille, et nous n'en demandons pas
plus.
Alors si on doute encore de l'intérêt de classer Pop Hits (le site) au Patrimoine immatériel de
l'Humanité, c'est qu'on a rien compris ou qu'on est chaffouin.
Chez Pop Hits (le site), nous ne sommes pas coutumiers de ces débats d'enfileurs de diptères, où l'on s'écharpe la sloggy pour savoir
qui de la poule ou de l'œuf, de la soul ou du funk, du gode ou du michet, est venu le premier.
Mais alors : Soul, funk, disco, pfff... mais que choisir ?
Écoutez notre sage conseil, fondé sur une pratique patiemment ébauchée, ébarbée, dégauchie, adoucie et lustrée par des années de
pratique musicologique, depuis les cagettes à vinyles sous les tables de campings des vide-greniers printaniers de banlieues aux moquettes pourpres du service marketing de la SonoWarmer Worlwide
(à Besançon) :
Pour bien vendre la funk ou la soul comme toutes les rumbas, chaloupes et autres trémousseries de bal populaire, rien de mieux que
d'arborer sur vos jaquettes de disques, musicassettes et autres cartouches 8-tracks ce dénominateur génial et générique, ces 5 lettres
magiques,
désirables,
hystériques,
super sexys,
c'est formidable,
ooooooo :
"d.i.s.c.o"
5 petites lettres qui emportent tout et ramènent des clients pour les pires bouses que le monde ait jamais pressées sur résine
vinylique. On colle 'disco' à tout bord de pochette de disque pendant près d'une décennie, qu'il s'agisse de vendre de l'authentique disco comme de fourguer des reprises de succès qui n'ont
absolument rien de disco.
C'est le terme. Juste le terme. Disco.
Ça attire l'œil.
Ça signifie la fête, la sueur et le foutre.
Ça fait rêver.
Ça fait veeeeeeennndre !
Certes, comme on le verra, certains filous exploitèrent le filon en resuçant à la mode disco d'authentique succès
d'antan.
Toujours est-il que le propos de ce billet aujourd'hui édité comme cela se méritait à minuit de la Noël 2011 nous narre en quelques
reproductions de véritables pépites de mauvais goût dansant, cédant à l'injonction d'un Docteur suspect (en un mot) qui depuis quelques
années débite (en un mot) des Funky Front Covers pour ébahir les mirettes
de ses milliers de lecteurs ébaubis (eh oui).
...
(ébaubis eh oui...)
(eh Bobby Ewing)
...
...
(brmpf...)
Bon envoyez vite une pochette là :
Les tables de la loi
Brefle, le thème d'un billet estampillé Funky Front Covers doit répondre à un cahier des charges très rigoureux, auquel nous
ajouterons pour le billet de ce jour des critères complémentaires, comme une manière d'écriture sous contrainte.
Mais en plus con.
Les règles, donc :
Primo :
Sélectionner des pochettes de disques liées au funk en particulier, et plus généralement à la
soul, au rap, à la disco ou au rythm 'n blues.
Seuxièmemo :
Parmi celles-ci, retenir celles qui par leur bon goût seront propres à ériger toutes sortes de
choses : commissures lipesques érigées par le ridicule de la pochette, neurones érigés vers les souvenirs lointain en des "oh mais c'est vrai je l'avais ce disque ! Ouh
lalaaaa... ça craint !", divers organes érogènes érigés par la pressante envie de se débattre devant un tel spectacle pour le moins émoustillant.
Par exemple, ça donne des trucs comme ça (par exemple hein) :
A ces règles implacables fondées par le Docteur Franknfurterr, déclinées du plus sévère des cahiers des charges techniques ISO 9069,
nous ajouterons des compléments pophiens pour le présent billet :
Troiziomemo :
Proposer des pochettes strictement et uniquement issues de notre Fonds Mario Cavallero Jr
pour l'éditification vinylique de la jeunesse®. Elles sont entièrement accessibles dans nos rayonnages, et elles ont été patiemment numérisées et conformées dans les
Mario Labs® par nos techniciens multimédia pour une diffusion exclusive et inédite au monde pour ce présent billet de Noël 2011 (ui, vous avez bien lu : au monde !).
Quartiaziomenfin :
Ne garder pour la présente édition que les pochettes emballant des compilations à caractère
pophien exclusivement, c'est-à-dire :
- des compilations de tubes du moment,
- ou des compilations de succès de toujours,
Par surcoît, comme codicile à cette quatrième règle, sélectionner idéalement (mais non obligatoirement) des compilations qui ne
proposent pas des versions originales des chansons mais des reprises par les groupes les plus miteux de la galaxie (ui, vous avez bien lu : de la Galaxie !).
Mais bon, nous n'avons pas cédés à l'envie de fourguer des compiles authentiquement disco, vous nous en direz des nouvelles.
Arrivés là (c'est à dire pas encore partis), vous vous exclamez tout fort : Quel challenge !
L'âne et le bœuf en sont tout retournés, un tel miracle propulserait Pop Hits (le site) à des niveaux rarement atteints question
miracle, sauf par Petit-Jésus-devenu-Grand (et encore... pas sûr).
Et pour ceux qui se diraient que Pop Hits (le site) avait déjà dépassé les bornes avec le vulgarissime et interminable billet consacré à l'usage du short dans
l'iconographique vinylique au terme des Trente glorieuses, eh bien nous ne saurions dire que ceci : b'en vous n'êtes pas couchés les mecs
! (et quand je dis les mecs, j'embrasse aussi les filles).
Trève de causette, lançons la visite guidée.
Hopopop ! Avant d'aller plus loin dans notre cheminement didactique, on me
signale dans l'oreiller que de la musique peut être jouée durant la lecture de ce billet.
Oups, notre technicien inclusion-des-illustrations-sonores-ou-qui-bougent des Mario's creative conno multimedia laboratories® s'est
encore gourré et a oublié de proposer un lecteur dès le début de cette page interactive.
Rha le taquin.
Pour les ceusses, qui nostalgiques, qui dépressifs, qui
mélomanes aux goûts de chiottes, qui souhaiteraient s'en mettre dans les esgourdes une bonne
tartine d'une magnifique ritournelle consacrant le/la disco (c'est au choix), nous leur offrons gracieusement et en exclusivité un dispositif permettant de mettre un terme à cette souffrance. En cliquant le petit carré,
là, en dessous.
Certes, ce pathétique hymne au disco n'est pas un morceau à proprement parler du disco, mais comme vous le comprendrez au fil de cette
page, le disco est parfois davantage une affaire de marketing que de musique.
Et si vous souhaitez écouter de véritables tueries, visitez notre collection de Disco Machine Guns.
Et, comme nous l'avons déjà proposé, c'est parti pour une visite.
Mais d'abord, encore un apéritif graphique sur le thème du jour des Disco Front Covers (et autres Funky shits) :
Disco Front Covers : the Pop Hits way
A tous seigneurs tous honneurs : International Disco Band and singers
Fils de Pop Hits, le hit parade chanté (la série de compilations), filleuls du grand Mario
Cavallero himself qui les fit débuter comme choristes et musiciens sur ses disques (première apparition pour le volume 41 de Pop Hits, le hit parade chanté (les disques) à l'automne
1977, pour deux reprise chantées de You're the one that I want et de Rasputin), les bien nommés International Disco Band and singers ont porté l'art du groove dans les contrées
les plus reculées de l'Hexagone et d'Outre-Quiévrain.
Leur sens du ryhtme, la chaleur de leurs feulements, l'opportunisme de bon aloi dans leurs choix de reprises, tout concourait à ce
qu'un spin off de Pop Hits (les compiles) leur soit consacré.
Au mitan de la décenie septantienne, la maison discographique Musidisc International élabora dans le secret de ses bureaux un funk
band de la mort, comme aux grandes œuvres du funk de Philadelphie (le fameux Philly Sound), dont le groupe MFSB (initiales de Mother Fucker Son of a Bitch, ce qui veut approximativement dire
la Mère Foucher aime le son de la plage), les MFSB donc offrirent le backing band le plus hot de la funkosphère.
International Disco Band and singers se vit offrir une nouvelle collection rien que pour eux, intitulée comme un titre à tiroirs
18 disco-hits non stop (International chanté). La collection évolue subtilement en descendant à 16 titres, faisant glisser le trait d'union de disco-hits à non-stop, sans manquer de
lancer de graves et doctes débats à la Faculté. Chez nous, au Fond mario Cavallero Jr pour l'édificatioon vinylique de la jeunesse®, nous nommons par sens du racourci dans notre jargon d'artistes
multimédia cette collection 16 Disco Hits non-stop.
Ah b'en ui, on est comme ça.
On achève bien les cheveux (ode aux coupes afro pour danser toute la nuit)
Sur les pochettes des 16 Disco Hits non-stop, un petit cartouche soulignait que ce non-stop dancing était un véritable
marathon de la danse pour lequel chacun en aurait pour son argent pour animer mariages, communions et bar mitzvahs. Rendez vous compte : presque une heure de musique garantie ! Faire tenir 54
minutes en durée totale sur un vinyle était alors réalisé au prix de contorsions techniques pour les presseurs de disques, la qualité en patissant quelque peu sur la durée. Mais il ne semble pas
qu'il ait été estimé que la durée de vie de ces galettes ne dépasse quelques saisons, ce qui ne les arrêta pas en si bon chemin.
Dernier indice, s'il en fallait encore (le titre de la collection, le nom des artistes), "Disco stereo Hits" ornait les pochettes pour
marteler à nouveau qu'il s'agissait alors de tueries pour se trémousser sur les parquets et sous les bouboules à facettes. Cette indication
glissa du recto au verso de la pochette, mais jamais ne sacrifia à qualifier ces compilations qui pourtant s'échappèrent régulièrement vers des styles beaucoup moins funky que la disco.
Reste quand même une dominante disco étirée 5 ans durant, éditée par Musidisc puis par Score (également repreneur du catalogue Pop
Hits avant de fermer boutique), de la fin 1976 aux dernières heures de 1981, sur 19 éditions saisonnières (à notre connaissance), et dont nous vous proposons ici une quasi intégrale (sauf le
volume 2 que nous ne possédons pas).
Cette collection exceptionnelle est également présentée en format luxe grande
taille dans l'un de nos somptueux albums d'albums, accessibles à toutes heures du jour et de la nuit en colonne de notre
site Pop Hits, le hit parade chanté, aujourd'hui bien disco.
A part le stonien Start me up, les chansons de cette dernière livraison de la série n'étaient plus trop disco. On ne
s'émeuvera pas outre mesure de la disparition de cette série tout comme celle des imarcescibles International Discoband (& singers).
Il faut reconnaître qu'en 82, la disco allait se faire ramasser par le funk, le rap puis l'eurodance, impitoyables 80'z pour un style
qui fit descendre les masses sur les dance floors pour détremper leurs chemises et corsages en tergal comme on ne le verrait plus.
Petit bonus, les imputrescibles International Disco Band and singers ont été édités dans d'autres collections de Musidisc Europe
(collection Or, le label Festival...), recyclant pour la plupart les morceaux déjà écoulés via les 16 Disco-Hits non-stop. La série des Disco Story chez Festival est à ce
titre édifiante, et en voici l'un des opus, recto, verso et l'intérieur de la pochette ouvrante (gatefold) :
Continuons à visiter cette période 76-81, âge d'or de la disco pour le grand public, et qui vit la plupart des éditeurs de compiles
arborer du disco en veux-tu ? en voilà !
Et comme vous en voulez, en voilà !
Jules-de-chez-Smith-en-face
À commencer par le grand concurrent de Pop Hits (les disques), les éditeurs Les
Tréteaux, dont les saisonnières livraisons de complilations de succès repris par Jean-Luc Ferré, puis Daniel Janin puis Christopher John (assurément un pseudo) étaient mises en
musique par le tandem JC Pierric - D Janin (nous ne manquerons pas un de ces 4 de vous faire découvrir les nombreux talents cachés.
Ces petits filous n'hésitaient pas à saupoudrer les fins de chacune des faces de leurs compiles d'authentiques brûlots de french funk
des 70's, qu'on découvre dans les meilleures compiles du genre éditées par les dénicheurs de bons sons groovy).
En attendant, retrouvez en format XL les pochettes suivantes ainsi que d'autres consacrées au label Les Tréteaux dans un autre
tout nouvel album de belles pochettes, (ah ben ui, c'est Noël) en accès direct en colonne :
A ce stade, les habitués de Pop Hits (le site) se demanderont s'il n'y a pas un je-ne-sais-quoi de davantage vulgos que d'habitude dans toutes ces pochettes disco. Assurément, et c'est bien ce qui avait poussé le bon Dr Franknfurter a créer cette
terrible collection des Funky Front Covers, panorama de l'horreur picturale, graphique et thématique autour d'un thème, les pochettes de funk et de soul (et de disco, donc), particulièrement plus
relâchées que la moyenne question bon goût .
On s'interroge sur cet état de fait. Cette vulgarité des pochettes funk et disco est-elle accrue par cette musique qui porte en
elle-même sa part de sexualité bestiale, et qui requiert des illustrations des plus coquines aux plus graveleuses, des plus aguicheuses aux
moins chastes ?
Hm ?
Grave et belle question, en effet.
Fleurs de caniveaux
Visitons d'autres productions pour vérifier s'il en est de même pour les autres éditeurs que Musidisc et Les Tréteaux :
Il n'y a pas à tortiller de la boule à facettes, on est dans le gras et le
grave, pas franchement porno, mais éminemment vulgaire. D'ailleurs, les fanas de shorts moulants auront déjà entr'aperçu quelques unes de ces pochettes dans un billet récent.
Dans le genre discoïde, le label bas de gamme d'EMI Music for pleasure (MFP),
spécialisé dans les albums vendus £0,99 dans les bacs à promos Woolworth, avait une division française qui recyclait le recyclage déjà engagé dans la Perfide Albion, et tartinait ses vinyles de
reprises pourrites de pochettes on ne peut plus nulles :
Quel ravissement pour les esthètes (comment ça : "de nœud" ?).
Pour finir ce chapitre de compiles de reprises de succès, un petit label français, Versailles, édita quelques productions d'un photographe admiré dans nos pages, Michel Laguens. Celui-ci fut même le patron ou tout comme d'autres labels,
comme French Line Music ou Locomotive, mais il nous est difficile d'en être sûr, eu égard à la faiblesse des sources disponibles sur des sujets aussi majeurs mais bizarrement si peu documentés
(dingue !).
Voici donc 4 disques de la collection Disco Danse de chez Versailles, produits par Michel Laguens, interprétés par le
Swingin' orchestra and the Beverly Choirs, que tout mélomane connait par cœur, tu parles, et agrémentés de photos by Mister Laguens, of course. Les connaisseurs reconnaîtront la présence de
manequins récurrents au grand œuvre laguensien, dont la célèbre par-nous baptisée Anne-Marie, dépositaire de son propre album de pochettes
rien que pour elle, la veinarde. (quelques pochettes de la blonde ont d'ailleurs été rajoutées ce mois-ci).
Ainsi que chacun l'aura remarqué, tous les compilations qui égayent cette page depuis son début sont la fine fleur de Pop Hits (le
site), c'est à dire des compiles de succès du moment repris par des groupes de baloche ou des orchestres maison (des labels).
Quelques grands noms du genre n'ont pas usé du label "disco" sur leurs pochettes pour vendre leur soupe, comme Mario Cavallero
(Pop Hits, les disques) ou Claude Dauray (Parade des succès, chez Vygson).
Interlude musical
Fatigués par cette cavalcade nauséeuse de pochettes débiles en horreurs discographiques ? Je parie que vous brûlerez d'envie de
cliquer ci-dessous pour découvrir une chanson très appropriée pour prendre quelque distance avec ces disconneries trépidantes.
Mais nous ne saurions nous arrêter à cette manière de visiter les tubes du moment, puisque d'authentiques compilations d'artistes originaux existaient également à l'époque, et loin de fuir la putasserie sus-présentée, elles en firent bien pire, ainsi que nous
allons le voir dans la suite de notre parcours heuristique.
Allez vas-y Mario, balance du gros gif !
Ah !
Ah là, y a pas à chipotter du string lamé, les pochettes sont radicalement plus
gore dès lors qu'on quitte les aimables compiles de reprises pour attaquer le dur, la face nord du genre, les compilations de tubes disco originaux.
Originaux... originaux... quoique.
Les morceaux sont certes interprétés par les artistes "originaux" de ces succès, entendu les artistes qui ont fait connaître ces
chansons (parce que question originalité, on repassera). Mais il ne s'agit pas toujours de disco ! Genre de la vraie disco, pour danser, comme dans nos Disco machine guns. Ni même de la disco Dalida, nan ! Des slows, des ringardises variétoches, de la new-wave mainstream, tout et n'importe
quoi quoi pouvait passer à la radio était parfois empilé dans ces compiles qui avaient quitté le traditionnel titre parapluie genre hit parade des succès, top of the pops ou le meilleur de la
radio.
Whalagrossarnaque ! Ah ben ui, on vous l'a expliqué tranquillement et doctement
depuis le début de ce billet, le terme disco en garantit un max, de billets. Coller les 5 lettres magiques sur n'importe quelle galette apporta, un lustre durant, l'attention des chalands par là
enamourés. Bon, certes, on pourrait imaginer que le surcroît d'une naïade en bord de sable ou d'une minette en oubli de certains de ses vêtements pouvait également doper les ventes auprès des
keums, et que les lettres disco n'étaient pas utile. Pourtant, s'ils le firent, c'est bien qu'ils avaient de lucratives raisons.
Remarquez, le filon était déjà vieux de plus de 20 ans, et on ne compte pas le nombre de compilations qui sous le titre "Dance party",
"Dansez avec..." ou autres "Disco hits" mettent de l'entrain dansant à des pochettes emballant des ramassis de demi-succès pas toujours guinchant.
Alors depuis l'arrivée du disco, je ne vous raconte pas !
L'Olympe de la pochette de compiles disco - funk
Revenons au cœur du sujet, le mélange musique et sexe, typiquement funky. Pour illustrer à nouveau notre propos, s'il en était encore
nécessaire, tournons nous vers Humbert Ibach, naguères producteurs de bousasses pseudo-discos et aujourd'hui producteur d'émissions télévisés de variétés et sketchs humoristiques ressassés à
l'excès. Ne cherchez pas le fil rouge, le voici : la cousine à l'actuelle ministre des transports et du nucléaire NKM, la dame Isabelle Morizet, plus connue à l'époque sous le patronyme anglicisé
Karen Chéryl. Produite aujourd'hui par Ibach comme glousseuse passe-plats entre les scopitones de Thierry le Luron, elle l'était alors déjà mais comme chanteuse de bluettes discoïsantes archétype
de la sexualité pour pré-adolescents et pères de familles nombreuses de Neuilly.
Le label s'appelait Ibach, et il édita de nombreuses nullités avec une
récurrence hors du commun dans l'illustration par des jaquettes plus ou moins coquine, voire graveleuse.
Nous en avions donné quelques exemples dans notre précédent billet consacré au short, et en voici un cas encore plus édifiant, qui ne
déparera pas dans ce billet, pour le moins édifiant itou.
Ah ça, vous étiez prévenus.
Que de la grâce et de la finesse, de la totalle putasserie phallocrate, tapant
dans tous les codes éculés de la retape pour aguicher les acheteurs, oubliant peut-être par ce pli les acheteuses qui pouvaient se détourner de tels étalages sexistes. Là, tout y est sur les
pochettes pour faire une retape maximale pour des disques dont les contenus sont très médiocres : femmes nues, gros plans sur des zones érogènes, couleurs torrides, luxe de l'or et du bijou, et
bien évidemment l'usage immodéré de disco, magnifié en un "super disco", à une époque où dire super, c'était super.
Il semble que cela quand même ait posé quelques problèmes dans les circuits de distribution. À moins qu'une censure n'ait sévi. Ou
autre cataclysme commercial. Toujours est-il que le Fonds Mario Cavallero Jr pour l'édification vinylique de la jeunesse® est dépositaire du même Super disco d'or Vol. 2 sous deux
pochettes différentes, l'une vaguement moins machiste que l'autre, et toutes deux sous les mêmes références 133T60532. Pour nuance subtile, la version ci-dessous est adjointe d'un B après la
référence 133T60532, que nous expliquerons par un
hypothétique plan B pour un nécessaire replacement en rayonnages de supermarchés avec une pochette moins hard.
Or voici la version B, plus en retenue (et tous de tousser) :
Et puisque tout le monde a bien compris, on ne va pas se gêner, ce ne sont pas les quelques pochettes suivantes qui vous feront
davantage vomir : quand on est passé par là, plus rien ne vous arrête.
Tiens, par exemple, l'option déculottée, au moins aussi licencieuse que poitrine
dénudée (rappelez-vous : nous n'étions pas encore demain et Myriam n'avait pas encore enlevé le bas pour Avenir
publicité), nous étonnera surtout d'avoir été éditée chez la grande maison Vogue, ordinairement plus subtile que ça :
Ça, ce sont des scies disco vaguement reprises par The Fabulous Faces.
Au sein des équipes des Mario's creative conno multimedia laboratories®, le débat fit
rage lors des séances de numérisation :
- la pochette a-t-elle été maquettée pour valoriser diversement ces "fabulous faces", jeu de mot graphique miteux à partir du nom de
groupe ?
- ou bien, ce groupe n'existe pas sous ce nom et les enregistrements n'ont-ils pas été crédités de ces pseudo Fabulous Faces pour le
seul plaisir de résonner avec ces pochettes (recto, verso et intérieur de la pochette ouvrante) ?
Nous n'avons pas de réponse, les chercheurs élucideront ça dans quelques siècles.
Mais, si vous croyiez avoir tout vu, le plus abject est ici, dans ce disque,
apparemment badin.
Observons d'abord sa pochette :
Sur celle-ci, dehors, dedans, recto comme verso, et jusques aux petits caractères du label des deux plages de chacun des deux disques,
aucune référence n'est faite sur les artistes interprétant ces chansons, pour la plupart disco (quoique celles issues de Grease, faut pas déc quand même !).
Et nos oreilles avisées ont été choquées par la découverte de réinterprétations scolaires et
souvent mollassones des-dits tubes discos par des musiciens et chanteurs dont nous n'avons retrouvé la trace, écumant pourtant toutes nos versions de mêmes chansons tests dans
toutes les compilations dont nous disposions dans notre fonds.
Et pourtant, de la disco, de la vraie, de la french touch pur jus, ce n'était pas difficile d'en trouver à l'époque. Rien que dans
l'écurie Cerrone, il y avait de belles pépites. Il n'y avait qu'à se pencher pour en ramasser des pelletées et de les étaler sur 4 plages d'un double album compilation des artistes maison de chez
Malligator Records (le label de Cerrone, qu'il faudra bien que nous visitions en détail un de ces jours), double album (pour le prix d'un
seul !) intitulé Best of disco, ce qui est très légitime quant au côté Disco (le volet best, en revanche, il y a à boire et à manger).
Une iconographie graveleuse pour emballer le tout (bah attendez, d'abord de la disco, mais surtout du Cerrone, vous n'imaginiez pas
des nonnes chantant l'ave maria quand même !).
Côté recto de la pochette dépliante, ça se présente ainsi :
Certes, on a fait pire, mais c'est déjà du costaud.
Et la main manucurée à gauche qui semble tenir un sac plastique où est imprimé ce cul applati et
bleui nous invite à machinalement l'ouvrir en grand et la faire pivoter d'un quart de tour, vous voir apparaître ceci :
CQFD : les Disco Front Covers sont de bien belles représentantes de la grande famille des Funky Front Covers.
Mais il ne faudrait pas non plus prendre les canards sauvages pour des enfants de putain. Il n'y a pas que la disco a faire dans le
chaud lapin, et c'est tout un pan de la musique dansante qui est entaché du crime originel de la pochette salace.
La preuve ?
La preuve :
Alors qu'on cesse de jeter l'opprobe sur la seule disco, c'est toute une musique qui sent le soufre diabolique, depuis les premières
heures de rythm 'n blues aux derniers avatars du R'n'B, en passant par la soul, comme cette ci-dessus magnifique compile du catalogue MFP en 1972 : artistes originaux de grande qualité, choix de goût pour une pochette soignée, bien que salace.
Comme quoi, tout n'est pas si pourri au royaume des compilations
dansantes.
Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.
Retrouvez en simultané l'épisode 5 de la série originale des Funky Front Covers, dont nous remercions le Doc
frankfurter pour ses bienfaits culturels offerts à l'humanité, et pour nous avoir permis de monter dans le navire de la grande aventure de cette expérience hors du commun que sont les Funky Front
Covers, qui connaîtront d'autres épisodes sur Pop Hits (le site).
et ça papote...